Où est le temps béni où les hommes n'avaient pas honte
d'adorer publiquement Jésus dans sa crèche ?

 

        Mais nous vivons actuellement des jours d'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint, où les hommes, déconnectés de Dieu plus ou moins qualifiés, ayant en tous cas enlevé la prise de courant surnaturelle, rejettent intérieurement leur Christ Sauveur et rivalisent d' ingéniosité pour le montrer... ingénument.
        Aujourd'hui, dans ma commune, j'ai pris cette photo représentant une sorte de "crèche du Père Noël" (!), pudiquement appelée "cabane du Père Noël" (car le mot "crèche", aux temps de Noël,  fait tache :  il implique la pensée dans une direction religieuse qu'il  ne  faut surtout  pas  prendre...), que la municipalité a fait ériger sur une placette publique juste à côté de l'entrée du...  et...  à deux pas de l'église !

 

 

        Aux temps affreux où les hommes, se servant de la chose laïque, rivalisent pour montrer, plus ou moins sournoisement et, montrer-le,  "sans savoir ce qu'ils font"  (Lc XXIII, 34), leur haine du Christ et de son Salut éternel, ressouvenons-nous d'un temps pas si éloigné où l'on faisait rendre par ledit choisi laïque ses hommages à Jésus dans la crèche, présentant cela tout naturel (comme ça l'est effectivement, car le principe laïc est soumis à Jésus-Christ, et non l'inverse).

        C'était le cas, par exemple, du journal pour enfants Tintin, qui n'hésitait pas à consacrer la grande première page de sa livraison de Noël à faire adorer l'Enfant-Jésus par, mais oui !... Tintin & ses compagnons de BD, on était en 1948.

        Certes, nous n'étions plus aux temps laïcs bénis où les roys de France présentaient personnellement à l'Offertoire de la messe de l'Épiphanie, or, encens et myrrhe, temps de Réel politique désormais disparu, mais on comprenait encore que même l'Imaginaire social laïc devait rendre hommage au Roy universel... Tout, en effet, même l'imaginaire laïc, doit être donné au Christ.

 

 

 

        Je croirai au Père Noël quand il ira adorer Jésus-Enfant dans sa crèche. Et à deux genoux en terre. Comme Tintin, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol, les deux Dupont/d, sans oublier Milou...

        ... En ces temps affreux, je souhaite à tous mes lecteurs une bonne fête de Noël, une sainte fête de la Naissance temporelle de Jésus le Christ, Notre-Sauveur à tous, et qui nous sauve dès maintenant, hic et nunc !, pour le très-peu que, dans notre impuissance à mieux faire, nous Lui montrions notre Foi, notre Amour.

        Passez un bon 25 décembre en ne pensant plus qu'à cela, à Jésus-Sauveur de votre âme, Espérance ultime qui fait vivre surnaturellement l'âme en tous temps même et surtout dans ceux les plus pénibles, n'hésitant pas à Lui offrir ce que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus appelait ses "pensées extravagantes", c'est-à-dire les petites fantasmagories nées de notre nature déchue, imparfaite, les imaginations innocentes tels... les personnages de BD ! Elle disait en effet, dans ses derniers mois terrestres très-crucifiés : "J’accepte tout pour l’amour du bon Dieu, même toutes sortes de pensées extravagantes qui me viennent à l’esprit" (Derniers entretiens, 4 juin 1897). Tout, en effet, doit être remis au Christ Jésus, et lui faire hommage, le Fils de Dieu-Fils de l'Homme à cette Bonté et cette Humilité si touchantes de ne rejeter  rien  de ce qui vient, en soi, de l' homme.

        Un point, c'est tout. En ce jour du 25 décembre, ne pense plus au reste.

        Bon Noël avec Jésus-Christ, chers amis !

 

 En cette Nativité 2021,

Vincent Morlier,

Écrivain catholique.

 

11-07-2022 14:35:26
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