Une vidéo extraordinaire : Nous avons UN SEUL PAPE, mais... au présent composé


Author: admin-blog2 posted in Nouveau blog on 15-09-2022 21:13:00

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Une vidéo extraordinaire :
Nous avons UN SEUL PAPE,
mais... au présent composé 
           
 
        Nous vivons des jours extraordinaires, ordonnés radicalement à la fin de tous les temps historiques de l'humanité, à la fin de l'Histoire, à la fin de l'Église dans son économie du Temps des nations et de Rome son centre, dans l'attente du Retour glorieux de Jésus-Christ qui en sera le seul dénouement théologiquement possible, mais très-peu de nos contemporains en ce compris les catholiques en prennent conscience, parce que ces jours tout-à-fait extraordinaires se déroulent au for externe sous l'apparence ordinaire des choses de la vie humaine, c'est-à-dire presque... comme si de rien n'était.
       
        Jésus avait visiblement, manifestement, beaucoup tenu à nous prévenir à l'avance de cela, Il avait mis volontairement un fort accent sur cette caractéristique dangereusement contradictoire de l'époque qui verrait la fin des temps, à savoir que l'ordinaire tendrait à occulter l'extraordinaire. Car Celui qui est la Sagesse même savait fort bien que cette contradiction serait, sur le plan spirituel, un très-grand danger pour les âmes, danger de s'illusionner périlleusement, puis, subséquemment, d'emprunter les voies larges de la perdition, aux côtés de toutes sortes de mondains que le juste est obligé de côtoyer dans sa vie humaine, comme tout un chacun. Et en effet : à la fin des temps, rigoureusement identiquement comme en tous les temps historiques ordinaires, le côté domestique de la vie humaine, étymologiquement, qui a trait aux affaires de la maison, de la famille, continuera à fonctionner exactement de la même manière ordinaire qu'il a fonctionné dans tous les temps du monde. D'où le grand danger d'illusion. Car derrière toute cette écorce ordinaire des choses, qui reste identique dans les temps humains ordinaires comme en celui extraordinaire qui verra la fin, les plus grands signes eschatologiques qui annoncent formellement la fin imminente et brutale de l'humanité et de l'Histoire, avec, in fine, le Retour du Christ en Gloire sur les Nuées du ciel, apparaissent, surgissent, naissent, se développent de plus en plus jusqu'à atteindre la plénitude de l'âge, et finissent par s'incruster dans la trame humaine jusqu'à devenir le fondement, l'essence même de l'époque dernière. Un peu, pourrait-on dire, comme les graves symptômes de la dernière maladie d'un homme, d'abord occultes, finissent par dominer complètement cet homme au for externe et le mettent soudain devant sa fin.
 
        Je ne fais là, dans ces propos introductifs, que paraphraser l'avertissement de Jésus : "Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera aussi à l'avènement du Fils de l'homme. Car de même que, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne surent rien, jusqu'à ce que le déluge vint et les emporta tous, ainsi en sera-t-il à l'avènement du Fils de l'homme" (Matth XXIV, 37-39). Ainsi donc, en sera-t-il de même pour nous qui vivons la fin des temps : les choses ordinaires de la vie humaine aveugleront l'esprit des hommes superficiels, au point qu'ils ne pourront plus prendre conscience du caractère éminemment eschatologique, apocalyptique, c'est-à-dire extraordinaire, de leurs jours terrestres qui seront les derniers... Les contemporains de Noé "ne surent rien" quant à l'imminence de leur fin des temps à eux, et c'est pourquoi ils furent châtiés, précisément parce qu'ils ne prêtèrent pas attention à l'extraordinaire, aux signes eschatologiques qui la leur annonçaient formellement, dont le plus grand, certes, était pour eux, tout simplement, tout bonnement, la construction de l'Arche de salut par Noé et les siens, construction qui dura, pesons bien ces choses, une centaine d'années. Car c'est un devoir moral, au moins pour la génération d'hommes qui doit vivre la fin des temps, de prendre conscience des signes eschatologiques, de l'extraordinaire dans l'ordinaire, comme le dit très-clairement Jésus-Christ : "Apprenez une comparaison prise du figuier. Quand ses branches sont déjà tendres, et que ses feuilles naissent, vous savez que l'été est proche ; de même, lorsque vous verrez toutes ces choses [Jésus venait de lister les signes eschatologiques], sachez que le Fils de l'homme est proche, et qu'Il est aux portes" (Matth XXIV, 32-33).
           
        Preuve de la grande importance de cet enseignement de Jésus, on le retrouve quasi à l'identique dans les synoptiques, Luc et Marc. L'évangéliste Marc a d'ailleurs cette précision intéressante, que le discours eschatologique de Notre-Seigneur n'a été donné qu'aux Apôtres les plus proches du Christ : "Comme Il sortait du temple, un des disciples Lui dit : Maître, regardez quelles pierres et quelles constructions. Jésus, répondant, lui dit : Tu vois tous ces grands édifices ? Il n'en restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. Et comme ils étaient assis sur la montagne des Oliviers, en face du temple, Pierre, Jacques, Jean et André Lui demandèrent en particulier : Dites-nous quand cela arrivera, et quel signe il y aura quand toutes ces choses commenceront à s'accomplir. Et Jésus, leur répondant, Se mit à dire, etc." (Mc XIII, 1-5). Mais bien que les signes eschatologiques n'aient été révélés qu'aux principaux des Apôtres, Marc précise bien en finale qu'ils nous concernent tous, ils ne constituent pas un enseignement secret ou réservé à une élite, car Jésus finit son discours en disant : "Ce que Je vous dis, Je le dis à tous : Veillez" (Mc XIII, 37).
           
        Veillez. Car il y aura un temps, le temps final de toutes fins, où il y aura de l'extraordinaire dans l'ordinaire, les signes eschatologiques s'insèreront dans la trame de la vie humaine, mais cela ne se verra pas si l'on en reste à regarder les choses par l'ordinaire...
           
        Le devoir du chrétien qui vit la fin des temps, et c'est notre cas, est donc d'essayer le plus qu'il peut de bien mettre sur le chandelier, à la vue de toutes les âmes de bonne volonté, le substrat extraordinaire de son époque dernière, parce que ce substrat essentiel a une tendance naturelle à être occulté par la phénoménologie des actes humains ordinaires (... surtout pour ceux qui ne se sont pas appliqués le collyre que le Saint-Esprit conseille à ceux qui s'aveuglent sur la réalité spirituelle des choses qu'ils vivent : "Oins aussi tes yeux d'un collyre, afin que tu voies" ― Apoc III, 18). Je rappelle d'ailleurs ici que j'avais rédigé, il y a une vingtaine d'années, un opuscule sur ce sujet capital de prendre conscience des signes eschatologiques dans notre génération humaine qui vit la fin des temps, discerner l'extraordinaire dans l'ordinaire, on pourra le trouver sur mon site au lien suivant : https://eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/UnPr%C3%AAtreTradiQuiNeSaitPasLireL'EvangileA5.pdf.
 
 
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        C'est dans cette susdite optique que je voudrai aujourd'hui, ami lecteur, mettre le doigt sur un évènement ecclésial qui vient d'arriver, qui mélange incroyablement cet illusoire et funeste ordinaire de la période de la fin des temps que nous vivons (et mourons à la fois), d'avec cet apocalyptique extraordinaire qui en est le fondement essentiel et viscéral.
           
        Cet évènement ecclésial dont je parle est la cérémonie d'obédience au pape Benoît XVI, j'ai bien écrit : d'obédience, des vingt-et-un nouveaux cardinaux créés par le pape François le 27 août dernier, parmi lesquels figurait Mgr Arthur Roche dont, vous en souvîntes-vous, je parlais (en mal !) dans mon dernier article (cf.  https://eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/la-conception-liturgique-pseudo-millenariste-de-mgr-arthur-roche-prefet-de-la-congregation-pour-le-culte-divin-anticipation-vaticandeuse-luciferienne-d-une-nouvelle-economie-de-salut-1?Itemid=483). Cette cérémonie a été filmée et est disponible sur une vidéo YouTube qui en synthétise les moments principaux, la voici :
 
 
           
       
        Ce très-court métrage, seulement 3mn40s, est en vérité tout ce qu'il y a de plus... extra-terrestre. Tout l'extraordinaire de la fin des temps s'y trouve, mais sous une apparence tellement ordinaire, débonnaire, gentille, comme sans signification particulière, que cela occulte presque parfaitement l'extraordinaire de la scène. Je vais donc maintenant commenter cette vidéo, précisément pour bien mettre en montre ce côté extraordinaire qui marque la fin des temps.
           
        Dès la toute première seconde de la vidéo, 01s, tout le monde étant encore dans les starting-blocks, on commence, d'emblée, par voir le pape François... baiser ce qu'on serait sensé croire être... l'anneau du pêcheur de Benoît XVI, parce qu'il le porte très-ostensiblement à l'annulaire de sa main droite. Or, l'anneau du pêcheur est un attribut du pape actuel... en exercice, qui sert pour sceller ses documents privés. Ainsi donc, s'il s'agissait vraiment de l'anneau du pêcheur, on aurait cette situation complètement loufoque, absurde, incroyable, ahurissante, de voir le pape François, par ce baiser de l'anneau du pêcheur que porterait Benoît XVI, faire... obédience à la papauté actuelle en exercice de... Benoît XVI !! Mais bien sûr, vite, vite, très-vite évidemment, on s'empressera de dire très-fort que ce que porte maintenant Benoît XVI à l'annulaire de sa main droite, depuis sa renonciation de 2013, n'est pas l'anneau du pêcheur... Et en effet, c'est factuellement vrai. Le véritable anneau du pêcheur du pape Benoît XVI a été biffé, rayé, griffé, pour employer les qualificatifs idoines, lors de la renonciation du pape Benoît au Souverain Pontificat en 2013, ce qui signifie bien sûr qu'il n'a plus aucune valeur sur le plan canonique, même si Benoît XVI le portait encore et toujours après 2013. Wikipedia consigne ainsi le fait : "À la suite de la renonciation du pape, l'anneau de Benoît XVI ne sera pas détruit, mais seulement biffé et exposé au musée du Vatican". En fait, selon certaines rumeurs qui seraient néanmoins à confirmer, Benoît XVI ne porterait plus à présent qu'un anneau cardinalice, n'ayant de soi évidemment rien à voir avec le pontifical anneau du pêcheur, et ne signifiant surtout pas qu'il serait encore le pape actuel en exercice.
           
        ... Alors, mais alors, justement, je me demande bien pourquoi celui qui est le pape actuel en exercice, François, a baisé ce qui serait donc un simple anneau cardinalice à l'annulaire de la main droite de Benoît XVI. Voilà qui est totalement anormal et même contre-nature, théologiquement et canoniquement. En effet, lorsqu'un cardinal rencontre le pape actuel en exercice, ou l'inverse, lorsque le pape actuel en exercice rencontre un de ses cardinaux, ce n'est évidemment pas le pape qui baise l'anneau de son cardinal, signe de subordination, mais bien sûr, c'est le cardinal qui baise l'anneau du pêcheur que porte le pape actuel en exercice, après une rituelle génuflexion ; elles étaient très-cérémoniairement au nombre de trois dans l'Ancien-Régime, et ce n'est qu'après les avoir dûment faites toutes les trois, que l'interlocuteur, cardinal ou non, pouvait se croire autorisé à aborder le pape et à lui parler ! Donc, si l'on suit la thèse officielle que François est le seul vrai pape actuel en exercice, ce devait être Benoît XVI qui, certes tout en restant assis à cause de son grand'âge, devait baiser l'anneau du pêcheur que François portait sûrement à l'annulaire de sa main droite lors de la cérémonie. Mais donc, loin de le faire, c'est... François qui, d'entrée de jeu, dès l'abordage de la scène, a baisé l'anneau de Benoît. Dont acte sur papier timbré, de fort grande signification, on ne va pas tarder à le voir.
           
        Et qu'on ne me dise surtout pas que le pape François n'a cure de ces rites protocolaires importants, quant à sa charge de Souverain Pontife. Certes, on sait qu'il peut être très-populiste quand il le veut et envoyer le protocole en l'air brutalement quand ça lui plait (de préférence de manière spectaculaire et en faisant attention que les medias mainstream le regardent), mais en-dehors de ces exceptions rares bien calculées, François se révèle être très-rigoureux, comme d'ailleurs l'est tout homme de tempérament despotique comme le sien, sur les honneurs et hommages rituels qui doivent être rendus à sa fonction pontificale suprême.
 
        Chose étonnante ! Pourquoi Benoît XVI, lorsque François l'aborde et qu'il se trouve donc être en présence du pape actuel en exercice, ne se précipite-t-il pas pour baiser l'anneau du pêcheur de François, comme il devrait le faire pieusement envers le Souverain Pontife qu'est le pape François ? Or, il suffit de regarder la scène pour voir que Benoît XVI n'a aucun mouvement pour baiser l'anneau du pêcheur à la main droite du pape François... Mais c'est François qui se précipite presque pour baiser l'anneau de Benoît.
 
        ... Voyez, cher ami lecteur, comme déjà ce qui pouvait paraître le plus ordinaire du monde, devient soudain le plus extraordinaire, et même le plus... extra-terrestre !
 
 
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        Mais ce baiser de François à Benoît, canoniquement contre-nature, et ce très-surprenant non-baiser de Benoît à François, sont loin d'être la seule anormalité de la cérémonie, il s'en faut extrêmement. Après cette scène, on voit, dans les quelques minutes qui suivent, interloqués, ahuris, interdits, abasourdis, tous les nouveaux cardinaux sans exception défiler humblement devant Benoît XVI, comme s'ils étaient canoniquement ses subordonnés, en empruntant tous une gestuelle dont la signifiance formelle immédiate est de... faire obédience à Benoît XVI, exactement comme s'il était le pape actuel en exercice !!
           
        Non seulement, en effet, tous, tel l'a fait François, baisent l'anneau à la main droite de Benoît XVI, exactement comme s'il s'agissait véritablement de l'anneau du pêcheur (alors que rien, ni canoniquement ni théologiquement, ne les obligeait à baiser un simple anneau cardinalice à la main de Benoît XVI), mais surtout, surtout, tous ces nouveaux cardinaux s'agenouillent devant lui (sauf un ou deux peut-être, sur la vingtaine de cardinaux, sans doute atteints d'un cancer de la rotule), les uns à un seul genou les autres carrément à deux genoux !! C'est absolument ahurissant de voir cela. Car si l'on peut peut-être mettre en doute que le baiser de l'anneau de Benoît XVI ait la formelle signifiance de réputer à Benoît XVI d'être un pape actuel en exercice, le doute n'est absolument plus permis quant à cet agenouillement cardinalice rituel. Cet agenouillement cardinalice devant Benoît XVI ne peut en effet canoniquement avoir qu'une très-exclusive, formelle et unique signification : que Benoît XVI est un pape actuel en exercice. Cela ne signifie pas forcément qu'il est le seul pape actuel en exercice et que François ne l'est pas du tout (comme certains, cédant au péché survivantiste-sédévacantiste, voudraient le croire, tel le journaliste italien Andrea Cionci, cf. mon article de réfutation Encore du survivantisme pontifical ! au lien suivant : https://eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/encore-du-survivantisme-pontifical?Itemid=1), mais cet agenouillement cardinalice rituel n'en professe pas moins formellement dans l'acte, que Benoît XVI, en quelque manière sans doute mystérieuse et mystique, est, lui aussi, à parité avec François, un pape actuel en exercice. C'est d'ailleurs ce que je pense et que j'ai exposé au mieux, j'espère, dans Feedback sur le pape Benoît XVI ou le mystère de la papauté bicéphale actuelle éclairé et résolu par "LA PASSION DE L'ÉGLISE" (cf. https://eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/feedback-sur-le-pape-benoit-xvi-ou-le-mystere-de-la-papaute-bicephale-actuelle-eclaire-et-resolu-par-la-passion-de-l-eglise?Itemid=154), et aussi dans quelques autres de mes articles.
           
        Qu'un cardinal, en effet, dans une cérémonie officielle, mette genou en terre, ou deux genoux, devant quelqu'un, il est de Foi, de fide, que ce quelqu'un ne peut qu'être le pape actuel en exercice. Au Moyen-Âge, en ces temps où l'on vivait les pieds dans le Réel et où on n'hésitait pas à aller au fond des choses, plus peut-être encore sur le plan surnaturel que sur celui naturel, on appelait carrément l'agenouillement cardinalice rituel devant le pape : ADORER le pape. Un cardinal, en effet, dont la fonction est suréminente, au-dessus de toute la hiérarchie ecclésiastique, qu'on appelle pour cette raison "Éminence", ne plie le genou que devant le seul supérieur qu'il a dans l'Église et sur cette terre, à savoir, je le répète, le pape actuel en exercice. C'est ce que signifiait adorer le pape, c'est-à-dire pour parler une langue plus moderne et sans doute moins choquante pour nos oreilles contemporaines, reconnaître qu'il est le Vicaire actuel du Christ en exercice. Or, il est époustouflant de voir que tous les nouveaux cardinaux créés par François le 27 août 2022, sauf un ou deux peut-être (sans doute trop modernistes pour daigner s'agenouiller ou affligés d'un cancer de la rotule), font cette "adoration" sur la personne de Benoît XVI, dont la signifiance, canoniquement, ne peut qu'être de lui reconnaître le statut de pape actuel en exercice. Et ils le font de la manière la plus naturelle du monde, comme si cela allait de soi, sous l'œil des plus complaisants et tout-à-fait approbateur de François. Sans sûrement avoir conscience de ce qu'ils font tous, pape François et les nouveaux cardinaux, mais exprimant tous ainsi très-certainement la véritable situation pontificale actuelle. On les voit s'agenouiller à un ou même deux genoux devant Benoît XVI, en rajoutant le très-significatif baiser de l'anneau à la main droite de Benoît XVI, comme s'il était véritablement l'anneau du pêcheur, toute cette gestuelle très-rituelle ne pouvant canoniquement que signifier et donc signifiant qu'ils le considèrent comme pape actuel en exercice.
           
        Après avoir vu cela, on peut me dire tout ce qu'on veut, que Benoît XVI n'a plus rien d'un pape actuel en exercice, et caetera, que çi, que ça, et patati et patata, qu'on veuille bien prendre bonne note que cela ne peut avoir strictement aucun poids, aucune valeur, devant la signifiance canonique formelle de l'acte ecclésial officiel que les yeux que le Bon Dieu m'a donnés ont vu dans cette cérémonie presque incroyable du 27 août 2022, posé par un pape actuel, François, flanqué d'une partie du Sacré-Collège, représentant de soi ipso-facto une certaine fraction de l'Église Universelle toujours assistée de l'Esprit-Saint. Il n'y a pas, en effet, que la parole ou l'écrit pour signifier la réalité vraie d'une chose, il y a aussi les actes signifiants qui ont même valeur métaphysique pour dire cette dite réalité vraie des choses. OR, L'ACTE RITUEL QU'ONT POSÉ DANS CETTE CÉRÉMONIE LE PAPE FRANCOIS ET LES CARDINAUX QUANT À BENOÏT XVI, QUE TOUT LE MONDE PEUT VOIR DANS CETTE VIDÉO, SIGNIFIE FORMELLEMENT QU'À TOUT LE MOINS, BENOÎT XVI DÉTIENT UNE PORTION DU SOUVERAIN PONTIFICAT ACTUEL EN EXERCICE. Acte ecclésial rituel posé, je le répète, sous l'approbation personnelle et non moins formelle de François qui a ouvert le bal, si je puis dire, en baisant l'anneau de Benoît exactement comme s'il s'agissait de l'anneau du pêcheur (autrement, il n'aurait pas dû le baiser, c'était à Benoît à baiser son anneau).
 
 
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        Pour bien peser la suréminente valeur de l'acte des cardinaux dans cette cérémonie extra-terrestre, je crois bon de rappeler que, dans l'Église, ils sont à peu près, en corps d'institution dans le Sacré-Collège, l'équivalent d'une matière de pape actuel en exercice. Ils n'ont pas la forme de la papauté bien sûr, c'est-à-dire l'Autorité divine qui fait le vrai pape actuel en exercice, mais ils en sont, à eux tous ensemble, comme une matière (si la formule guérardienne n'était profondément hétérodoxe, je dirai que le Sacré-Collège cardinalice, en corps d'institution, est un "pape materialiter"). Rien ne le fait mieux comprendre, d'une manière pratique, que les fonctions qu'ils remplissaient, dans les temps jadis où les hommes d'Église avaient très-conscience du fondement théologique et canonique des choses ecclésiales (ce qui ne semble plus vraiment être le cas de nos jours), lors de la vacance du Siège de Pierre. Je crois bon de l'illustrer ici par un petit rappel historique, que je tire de la note 195 de la page 155 de mon grand ouvrage sur la théologie de "la crise de l'Église", L'Impubliable (cf. https://eglise-la-crise.fr/images/stories/users/43/LImpubliableCompletTERMINUSDEFINITIF7meEdition2015.pdf).
             
        Le premier rituel funé­raire des papes connu, daté de la fin du XIIIe siècle, suggère le transfert de toute l'Église institutionnelle dans l'institution cardinalice par le pape mourant : "... Deux ou trois jours avant qu'il ne «perde la parole», le ca­merlingue doit convoquer les cardinaux afin que le pape mourant dicte son testament en leur présence, et choi­sisse le lieu de sa sépulture. Après avoir prononcé la profession de foi, le pape doit «recommander l'Église» aux cardinaux, appelés à choisir en paix et tranquillité un nouveau pasteur" (Dictionnaire historique de la papauté, Levillain, art. "mort du pape (Moyen-Âge)", p. 1143, 2e col.). Le mot "recommander" dans un rituel est à lire au sens fort, c'est comme la "recommandation de l'âme" dans le rituel des agonisants : cela signifie une livraison complète de ce qui est recommandé dans les mains de ceux à qui elle est recommandée. Autrement dit, le rituel que nous venons de lire laisse entendre que l'Église est remise toute entière par le pape mourant dans le sein des cardinaux en corps d'institution : et c'est alors que ces derniers jouissent tout naturellement de l'infaillibilité de cette Église qui leur est confiée toute entière, pour lui redonner infailliblement un nouveau pape… infaillible (en vérité, admirons comme l'Église est bien organisée ! Comment n'y point voir le Sceau du Saint-Esprit ?).
           
        Un autre rituel funé­raire pontifical, établi un siècle plus tard, va tout-à-fait dans le même sens, plus explicitement encore : "En informant les princes et les prélats de la chrétienté de la mort du pape, les cardinaux doivent recourir au «style apostolique», «comme si l'expéditeur de la lettre fût le pape»" (ibid., p. 1144, 1e col.). Dans le Cérémo­nial de Grégoire XV relatif aux funérailles du pape, qui, avec peu de modifications, restera en vigueur jusque dans les temps modernes, "un détail de toilette mérite d'être noté. En quittant la chambre mortuaire [du pape de cujus], le [cardinal] camerlingue se retire un instant dans l'antichambre secrète pour déposer sa mantel­letta et «découvrir son rochet». Devant le pape, tous les dignitaires de l'Église ont le rochet ou surplis recou­vert de la mantelletta, signe que leur pouvoir de juridiction est suspendu. Laisser voir le rochet, pendant la vacance du Siège, et porter la simple mozette ou pèlerine est donc, pour les cardinaux, le signe de l'Auto­rité en quelque sorte souveraine à laquelle chacun [d'eux] participe dans une mesure égale" (Le Conclave, Lucius Lector, p. 153).
           
        Si nous passons des funérailles aux actes posés par le Sacré-Collège pendant la vacance du Saint-Siège, c'est le même enseignement : "Autrefois, les réunions du directoire exécutif [des cardinaux pendant la vacance du Saint-Siège] se tenaient régulièrement chaque soir. (…) Un maître des cérémonies introduisait les diverses personnes admises à l'audience, lesquelles faisaient devant les cardinaux la génuflexion comme devant le pape" (ibid., p. 186) ; et Lucius Lector de bien souligner : "C'est dans ces réunions que le Sacré-Collège as­semblé apparaît dans le plein exercice de sa souveraineté. Tous égaux entre eux, ses membres forment un corps unique qui gouverne momentanément le Siège apostolique et reçoit, à ce titre, toutes les marques extérieures de la déférence qui s'adressent au souverain et au pontife. Individuellement, nous l'avons vu déjà, ils affirment, par la façon de porter le rochet à découvert, l'épanouissement de leur juridiction. Ils ne peuvent admettre personne à leurs côtés, dans leurs voitures, à cause de leur participation à la souveraineté ; mais dès qu'ils sont réunis en corps, ne fût-ce qu'au nombre capitulaire de trois, tout fidèle fléchit le genou devant eux, parce qu'au-dessus et à travers leur personnalité collective apparaît l'image du Siège apostoli­que, celle du Christ qui vit dans la chaire de Pierre, selon le mot d'un Père de l'Église : «Vivit in Petro Christus !» Cette déférence, a-t-on dit aussi, est témoignée aux cardinaux parce que dans leurs rangs, se trouve celui qui sera l'élu de demain. Cela n'est vrai que dans une certaine mesure ; car l'élu pourra être un cardinal absent comme Adrien VI ou même un prélat non revêtu de la pourpre cardinalice, comme Urbain VI.
 
        C'est donc comme corps souverain que le Sacré-Collège se présente aux regards des fidèles. Parce que chacun de ses membres participe, dans une mesure égale, à cette souveraineté, chacun aussi en porte quelques marques distinctives. Tous et chacun ont ainsi droit au baldaquin dans la salle du scrutin, lequel baldaquin s'abaissera au moment où sera proclamé le nom de l'élu (…) Le camerlingue [sorte de "président" du Sacré-Collège], à partir du moment où il a constaté la mort du pape, est accompagné partout de la garde pontificale, pour affir­mer devant les populations son autorité suprême quoique provisoire. Jadis même il traversait dans ce but la ville, de temps en temps, en train de gala, dans le carrosse papal des grandes circonstances. À lui aussi revenait le droit souverain de battre monnaie à ses armes avec les insignes du pavillon patriarcal dominant les deux clefs d'or et d'argent du pontificat, sede vacante. Le droit ecclésiastique ne voit dans sa personne que le repré­sentant, primus inter pares, du Sacré-Collège ; comme le Sacré-Collège lui-même n'est que le détenteur momentané et collectif de l'autorité suprême, autorité qu'il lui est interdit d'aliéner ou simplement d'engager, à quelque titre que ce soit. Le pontife futur devra retrouver intacte et dans sa plénitude la juridiction suprême de l'Église, sans que ses électeurs aient pu en restreindre l'exercice ou en limiter l'étendue" (ibid., pp. 188-190). "Aussitôt désigné [comme nouveau pape], le [cardinal] camerlingue passe au doigt du pape l'anneau du pê­cheur, symbole de la juridiction ressucités" (ibid., p. 639).
           
        Ainsi donc, c'est par trop clair, tout, dans le droit ecclésiastique écrit ou simplement coutumier ayant trait à la vacance du Saint-Siège, va à cette idée fondamentale que le Sacré-Collège des cardinaux est bien récipiendaire collectif du plein-pouvoir divin et humain de l'Église, ce qui veut dire que réside dans son sein le charisme de l'infaillibilité, avec puissance d'en user pour élire le nouveau pape, et bien sûr uniquement pour cela. Terminons cette évocation de l'Histoire ecclésiastique avec Lucius Lector, nom de plume emprunté par un cardinal lorsqu'il écrivit un fort livre, Le Conclave, durant la vacance du Siège de Pierre à la mort de Léon XIII : "Sur cette communication [lorsque l'élu dit "oui" à son élection dans le conclave], les deux cardinaux les plus voisins de l'Élu s'écartent respectueusement de leur collègue devenu leur Chef ; après quoi, tous abaissent le baldaquin de leur stalle. Leur souveraineté éphémère a pris fin : l'autorité du Siège apostolique se trouve de nouveau concentrée tout entière dans la personne de l'Élu" (ibid., p. 636).
 
 
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        Après ce petit rappel historique, on est mieux à même de saisir, maintenant, la suréminence de la fonction cardinalice dans l'Église, qu'un saint cardinal Robert Bellarmin n'avait pas hésité à voir comme étant d'institution divine, de droit divin, dans ses travaux théologiques, quand bien même son officialisation fut tardive dans la vie de l'Église, seulement au Moyen-Âge. Le cardinal de la sainte Église romaine n'a véritablement aucun supérieur au-dessus de lui sauf le pape ; il ne peut donc génuflecter ou s'agenouiller en signe de subordination que devant la seule personne au monde qui lui est supérieure, à savoir le pape actuel en exercice. Or, on a vu dans la cérémonie du 27 août 2022 tous les nouveaux cardinaux génuflecter, s'agenouiller, devant Benoît XVI ; ce qui signifie donc qu'ils ont reconnu à Benoît XVI le statut de pape actuel en exercice, tout en lui faisant, par cet agenouillement rituel, leur obédience. Tirez en effet lestement la chevillette du syllogisme élémentaire, et la bobinette cherra toute seule !
 
        Et notons avec soin que ce n'est pas la première fois que les nouveaux cardinaux créés par le pape François viennent faire ainsi leur obédience au pape Benoît XVI. En fait, il serait plus exact de dire que c'est une coutume qui a été prise dès la renonciation de Benoît au Siège de Pierre, dès 2013 ! Je le remarquai déjà dans mon article susvisé, Feedback, etc., écrit en février 2020, en ces termes : "... Et comme si cela ne suffisait pas pour asseoir le fait que Benoît XVI a conservé quelque chose de la Charge pontificale en exercice, la coutume, qui, cette fois-ci, en sens inverse, ne vient pas de lui vers l'Église mais de l'Église vers lui, a été prise d'une visite systématique au pape Benoît des nouveaux cardinaux créés par le pape François... comme s'ils devaient encore recevoir en quelque sorte de lui un confirmatur final de leur promotion au cardinalat ! Ne nous étonnons donc point de le voir être présent, invité par François, lors des consistoires de créations de cardinaux, notamment ceux de 2014 et de 2015..." (fin de citation)
           
        Mais, pour mieux appréhender l'extraordinaire de cette cérémonie, remuons le problème par un autre côté, prenons maintenant l'hypothèse de la thèse officielle qui n'accepte de voir Benoît XVI que comme un surréaliste "pape émérite", c'est-à-dire qu'il ne possèderait plus rien du tout, en fait, du pape actuel en exercice. Or, s'il en était vraiment ainsi, les nouveaux cardinaux qu'il a eus en sa présence devant lui dans cette cérémonie du 27 août 2022, n'auraient donc été, tous et chacun d'eux, que... ses pairs, ses égaux, rien de plus rien de moins. Benoît XVI en effet, démissionnant réellement de la Charge pontificale à l'instar du pape Célestin, ne serait plus que ce qu'il était antérieurement à son élection au Siège de Pierre, à savoir un cardinal sur le plan juridictionnel (et bien sûr, aussi, un évêque, quant à l'Ordre). Mais alors, alors, s'il en était vraiment ainsi, comprenons qu'il n'y aurait pas plus de raison de voir ces nouveaux cardinaux baiser l'anneau cardinalice de Benoît XVI redevenu cardinal après sa renonciation... que de voir Benoît XVI baiser lui aussi leur anneau à eux tous et chacun d'eux ! Mais, mais... essayez donc juste une seconde de vous imaginer mentalement la scène : que Benoît XVI baise l'anneau cardinalice du nouveau cardinal venu lui rendre rituelle visite, après avoir été créé cardinal. Avouez que la chose... n'est même pas pensable, on n'arrive même pas à y penser ! Par contre, cela semble comme la chose la plus normale du monde, la plus naturelle, sous le regard et l'approbation évidente du pape François, que Benoît XVI reçoive, de la part de tous et chacun des nouveaux cardinaux créés, l'"adoration" cardinalice canoniquement formellement réservée à... un pape actuel en exercice...
           
        On ne manquera pas de remarquer également, dans la cérémonie, que les deux trônes ou fauteuils du pape François et du pape Benoît sont rigoureusement absolument identiques (et bien entendu, c'est volontaire, cela n'est pas dû au hasard, tout est réglé à l'étiquette dans ce genre de cérémonie), ce qui tend à montrer, ... une fois encore une fois de plus !!, que François et Benoît sont à parité tous deux papes actuels en exercice, ... oh, pardon !, pape actuel en exercice au singulier, car, comme ne cesse de le répéter lui-même fort intelligemment Benoît XVI, depuis neuf ans maintenant : "Il n'y a qu'un seul pape"... sans jamais préciser le nom de celui-ci... et pour cause (il serait obligé de se nommer avec François) ! Car normalement, si François était le seul pape actuel en exercice, il aurait dû être le seul à avoir, dans la cérémonie, un trône ou fauteuil pontifical d'apparat, quand il aurait été réservé à Benoît XVI un fauteuil visiblement de moindre apparat et de plus sur une ligne en retrait par rapport à celui réservé au pape François, justement pour bien marquer maintenant, depuis 2013, leur différence de fonction dans l'Église. Mais non, là encore, ... toujours et encore le même message têtu !!, les deux trônes ou fauteuils sont absolument identiques et sur la même ligne devant les cardinaux, comme si François et Benoît avaient exactement même valeur quant à la fonction pontificale.
           
        Dès lors, on ne peut donc plus s'étonner de voir la cérémonie se terminer, après le chant du Salve Regina, par une... double bénédiction pontificale donnée aux cardinaux nouvellement créés, à la fois et en même temps, ... quasi d'un seul geste !!, par François ET par Benoît, comme pour mieux illustrer que j'ai vraiment très-bien choisi mon titre : Nous avons un seul pape... au présent composé.
           
        Tout, dans la cérémonie, tend en effet à montrer, sans aucune fausse note ni indication contraire, la similitude parfaite de fonction entre Benoît et François, celle d'un pape actuel en exercice fonctionnant désormais en... bi-double. En fait, nous nous trouvons là avec une cérémonie rituelle qui signifie formellement par son rite même que Benoît XVI est toujours, lui aussi, pape actuel en exercice...
 
 
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        "Les hommes se démènent, Dieu les mène" (Fénelon). Cela se vérifie étonnamment bien dans notre affaire. Supposons un instant ceci : que nous serions par exemple en 2008, Benoît XVI étant le pape unique actuel en exercice dans l'Église, et il aurait fait un consistoire de création de cardinaux, mais il aurait remis à plus tard de recevoir leur obédience. Cette cérémonie d'obédience cardinalice de 2008, dans notre fiction, ayant lieu a-posteriori la création des nouveaux cardinaux serait-elle différente de celle que nous avons vu sur la vidéo...? En vérité, la cérémonie aurait été EXACTEMENT la même : tout les cardinaux auraient baisé l'anneau du pêcheur à l'annulaire de la main droite de Benoît XVI, et on les aurait tous vu s'agenouiller à un ou deux genoux devant lui, "adorant" rituellement le Vicaire du Christ actuel en exercice, il n'y aurait eu rien de plus ni rien de moins non plus que dans la cérémonie du 27 août dernier ! Il est très-impressionnant de se rendre compte de cela. Tout le monde, dans notre vidéo, en ce compris François, a contradictoirement baisé l'anneau simplement cardinalice à la main droite de Benoît XVI exactement comme s'ils le prenaient pour l'anneau du pêcheur, COMME POUSSÉS PAR L'ESPRIT DE DIEU D'AGIR AINSI. Peut-être ou plutôt sûrement, même, d'une manière inconsciente, sans savoir ce qu'ils faisaient. Mais ils l'ont tous bel et bien fait, en tant que représentant l'Église Universelle à eux tous, ou du moins une fraction d'icelle. C'est en effet le pape François qui agit ainsi avec tous les cardinaux présents de la sainte-Église romaine, qui est "le nom d'humilité de l'Église Universelle", selon la si belle expression du cardinal Journet dans L'Église du Verbe incarné. AINSI DONC, POUSSÉS PAR L'ESPRIT DE DIEU, ET SANS DOUTE COMPLÈTEMENT INCONSCIENTS DE LA SIGNIFIANCE PROFONDE DE LEUR ACTE COLLECTIF, ILS ONT, LE 27 AOÛT DERNIER, RENDU TÉMOIGNAGE À L'UNIVERS ENTIER ET À L'ÉGLISE, QUE BENOÎT XVI DÉTIENT TOUJOURS, EN 2022, UNE PORTION DE LA PAPAUTÉ ACTUELLE EN EXERCICE.
           
        C'est cette réalité-là, extraordinaire, que je voulais dégager de la gangue ordinaire de cette cérémonie tout ce qu'il y a de plus... extra-terrestre. Car cela nous fait prendre conscience qu'on est en présence d'une papauté actuelle à épeler au présent composé, actuellement détenue par deux hommes d'Église. Et voilà qui manifeste l'extraordinaire de nos jours, qu'obscurcit l'ordinaire qui fait écran de fumée, cela révèle que nos jours sont véritablement ceux de la fin des temps, l'Église étant véritablement écartelée sur la croix, entre une institution divine qui veut que le pape soit UN, alors que la situation pontificale réelle actuelle qu'elle est en train de vivre (et de mourir) en compte DEUX.
           
        Cette cérémonie manifeste en effet avec éclat la fin des temps, parce qu'elle est, de multiples façons, une abomination de la désolation dans le Lieu-Saint, signe eschatologique majeur annoncé par Jésus dans les trois Évangiles de Matthieu, Luc et Marc, signe de fin des temps dont le Christ, maître de Sagesse, nous demande de prendre conscience, parce qu'il est nécessaire que nous en prenions conscience pour faire notre salut lorsqu'il se manifeste dans le monde, comme je le rappelai dans mon introduction : "Lorsque vous verrez toutes ces choses [Jésus venait de lister les signes eschatologiques, dont celui de l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint], sachez que le Fils de l'homme est proche, et qu'Il est aux portes".
           
        Or, dans la cérémonie du 27 août dernier, derrière son aspect extérieur bon-papa, doux-saint, gentillet (côté ordinaire), il y a en effet de redoutables et terribles sacrilèges et blasphèmes contre la Constitution divine de l'Église telle que l'a ordonnée Notre-Seigneur Jésus-Christ quand Il est venu sur terre il y a 2 000 ans (côté extraordinaire), qui manifestent l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint.
           
        L'évangéliste Marc a une précision fort judicieuse en énonçant ce signe eschatologique, que n'ont pas les autres évangélistes : "Or, quand vous verrez l'abomination de la désolation établie LÀ OÙ ELLE NE DOIT PAS ÊTRE (que celui qui lit entende), etc." (Mc XIII, 14). C'est exactement ce que nous voyons dans cette cérémonie théologiquement et canoniquement abominable et désolante, si nous voulons bien suivre le salutaire conseil de saint Marc, d'abord d'accepter de voir, puis ensuite, de bien entendre, c'est-à-dire de bien comprendre ce que nous lisons, c'est-à-dire de bien prendre conscience de ce qu'est l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint.
           
        J'en dénote et détecte plusieurs, des abominations de la désolation dans le Lieu-Saint là où elles ne doivent pas être, dans cette affreuse cérémonie (oui, "l'Église aura une crise affreuse", avait fort bien prophétisé Notre-Dame de La Salette, que nous fêterons dans quelques jours).
 
 
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        La première abomination de la désolation dans le Lieu-Saint, c'est lorsque François, vicaire du Christ actuel reçu par l'Église Universelle, acceptus & probatus, et donc pour cette raison même qui est la règle prochaine de la Légitimité pontificale, très-certainement pape, verus papa, lorsque le pape François disais-je, baise l'anneau simplement cardinalice de Benoît XVI. Il commet là un attentat contre le caractère très-sacré et suréminent de la fonction pontificale suprême qu'il représente, ce qui est une abomination de la désolation dans le Lieu-Saint qui, ici, est l'institution de la papauté par le Christ. François étant très-certainement pape, n'a à baiser l'anneau, marque de subordination, de personne... même pas de Benoît XVI si l'on croit qu'il participe, lui aussi, à la papauté actuelle en exercice. 
           
        La cérémonie, hélas, marque d'autres abominations de la désolation dans le Lieu-Saint là où elles ne doivent pas être, plus graves encore, non des moindres. Lorsque les nouveaux cardinaux "adorent" Benoît XVI par le rituel et canonique agenouillement devant lui, soit ils commettent une abomination de la désolation dans le Lieu-Saint là où elle ne doit pas être, soit ils révèlent l'existence dans l'Église actuelle d'une abomination de la désolation dans le Lieu-Saint là où elle ne doit pas être.
           
        Car en effet, de deux choses l'une :
           
        1/ Si Benoît XVI détient toujours une mystérieuse et mystique participation au Souverain Pontificat actuel en exercice, en partage avec François (comme je le pense), alors l'"adoration" de Benoît XVI faite par les cardinaux RÉVÈLE à toute l'Église et au monde entier que la papauté est désormais composée de deux hommes d'Église et non plus d'un seul, comme l'avait explicitement ordonné le Christ en fondant l'institution de la papauté. Ainsi que je le faisais remarquer dans Feedback, etc. : "Ayons garde d'oublier en effet, et c'est d'Institution divine, que la papauté est créée et voulue par le Christ sur la personne UNE de Pierre : «Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église» (Matth XVI, 18). Dans le texte scripturaire, c'est au singulier, et la théologie n'a fait que ratifier le Vouloir formel de Jésus-Christ sur cela, en professant que c'est de droit divin que la personne du pape est une et unique, et qu'il ne saurait jamais y avoir deux papes en même temps dans une génération ecclésiale donnée". Mais si Benoît XVI, à cause de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", est lui aussi, à parité avec François, le pape actuel en exercice, il y a donc deux là où le Christ a institué un. Et cela, c'est éminemment l'abomination de la désolation dans toute l'Église, Lieu-Saint par excellence. Cette abomination là où elle ne doit pas être est fort renforcée par l'évidente volonté des acteurs de la cérémonie de mettre à parité parfaite François et Benoît (même trône ou fauteuil pontifical, bénédiction finale faite par l'un et l'autre en même temps et comme d'un seul geste, etc.).
           
        2/ Si Benoît XVI n'est plus du tout pape actuel en exercice, et que le seul François l'est (ce que je ne crois pas), alors l'"adoration" faite par les cardinaux de sa personne qui n'est plus du tout pape est un attentat suprême contre l'institution du cardinalat, car l'essence théologique première de l'institution du cardinalat est de se dévouer jusqu'au sang (d'où la couleur rouge de leur vêtement sacerdotal) au vrai Vicaire actuel de Jésus-Christ : les faire donc "adorer" quelqu'un qui n'est pas pape est saborder dans l'essence même de ce qu'elle est l'institution du cardinalat et comme l'anéantir d'un seul coup par-là même, la faire se renier par elle-même, lui faire faire hara-kiri, et par rebond quasi immédiat de cet anéantissement radical de l'institution cardinalice, c'est attenter à la Constitution divine de l'Église romaine, et donc de toute l'Église, qui, en même temps que sur la papauté, est fondée et fonctionne surnaturellement sur les "gonds de la porte" (cardinales) de l'Église que sont, en corps d'institution dans le Sacré-Collège, les cardinaux ou haut-clergé de Rome. Dans ce second cas, c'est là, de la part des cardinaux, non plus cette fois-ci révéler, mais COMMETTRE une abomination de la désolation dans le Lieu-Saint là où elle ne doit pas être, ledit Lieu-Saint étant cette fois-ci l'institution cardinalice, quasi aussi hautement sacrilège que dans le premier cas.
           
        "Quand vous VERREZ l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint là où elle ne doit pas être". Éh bien, ça y est, nous l'avons vu, dans cette vidéo, et plusieurs fois. Il y en a bien d'autres dans l'Église contemporaine, certes, des abominations de la désolation dans le Lieu-Saint là où elles ne doivent pas être, par exemple de l'hérésie et même de l'apostasie dans un concile universel, comme le manifeste suprêmement, éminemment, le décret de la Liberté religieuse dans Vatican II, mais je me cantonnerai, pour ce nouvel article, à celle actuelle manifestée dans cette cérémonie du 27 août 2022.
           
        L'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint est un signe eschatologique très-important, majeur, car il est révélé dans les trois Évangiles de Matthieu, Luc et Marc, contrairement à d'autres signes de la fin des temps qui ne sont contenus que dans un ou deux des Évangiles.
           
        Le signe eschatologique de l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint que nous venons de constater très-concrètement dans cette cérémonie de visite à Benoît XVI des nouveaux cardinaux créés par François (ce n'en est certes qu'un exemple parmi beaucoup d'autres abominations de la désolation dans le Lieu-Saint qui forment la trame de notre contemporanéité, qui, au reste, peuvent aussi être non-ecclésiales), révèle que nous sommes à la fin de tous les temps, dans l'imminence des derniers dénouements eschatologiques (d'abord le règne de l'Antéchrist-personne, puis ensuite, concomitamment, Déluge de feu et Retour en Gloire du Christ sur les Nuées du ciel pour instaurer le Millenium), qui scelleront, pour la plupart des humains de notre génération, leur destinée éternelle, malheureuse à jamais ou bienheureuse à jamais, en passant, pour ces derniers, par le Purgatoire pour la plupart sans doute ; en n'oubliant surtout pas la merveilleuse destinée de ceux qui seront admis directement au Ciel et qui reviendront immédiatement dans leurs corps de "1ers ressuscités" (Apoc XX), accompagnant le Christ glorieux dans son Retour, pour régner sur la terre du Millenium avec Lui.
           
        En fait, ce que cet extraordinaire des signes eschatologiques advenus en notre temps dit à travers l'ordinaire qui cherche à l'étouffer, c'est que bientôt, nous allons voir notre Juge et notre grand-Frère (le vrai !, pas le big-brother du great reset !), Celui qui est plus nous que nous ne sommes nous-même, nous allons voir l'Amour substantiel même. Il faut donc absolument que nous soyons, ou que nous nous empressions de devenir, dignes de nous-même pour être dignes de Lui.
           
        Sommes-nous donc bien prêts à paraître dignes devant le Fils de l'Homme qui est aussi le Fils de Dieu ? Nos vies sont-elles d'ores et déjà assez saintes ? Toute la question est là, et tout le reste ne vaut rien.
 
 
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        Je vais finir par une objection qui n'est en fait qu'une mauvaise plaisanterie, une boutade de mauvais goût. Certains esprits pusillanimes, mondains et sentimentaux, de préférence à piocher dans les conservateurs qui veulent à la fois être et ne pas être, appartenir au Christ tout en vivant de Bélial, pourraient dire : "Mais si, le 27 août dernier, le pape François et les nouveaux cardinaux ont baisé l'anneau de Benoît XVI, si, en plus, les nouveaux cardinaux de François se sont mis à genoux devant Benoît XVI, c'est en fait juste pour lui faire plaisir et l'honorer, sans porter à conséquence ! C'est seulement de l'humanisme de bon aloi, c'est juste du pastoral envers ce grand homme d'Église par d'autres grands hommes d'Église ! Comme les Pères de l'Église l'ont fait à Vatican II pour l'homme moderne ! Inutile de voir de la fin des temps là-dedans !"
           
        L'objection est en vérité bien ridicule et surtout méprisable, haïssable, tout-à-fait du niveau blasphématoire de l'impie qui ne sait pas ce qu'il dit, mais qui hélas le dit. Dire cela, en effet, mais ce serait supposer que personne, dans l'Église, ne sait plus ce qu'il fait, surtout pas le pape et les cardinaux !, et que l'Église du Christ serait devenue la cour du roi Pétaud, une pétaudière !! Or, la vérité, c'est que quand des hommes d'Église ayant une fonction sacrée posent des actes, ces actes, quand ils ont de soi une signifiance théologique ou canonique, ont, une fois dûment posés, automatiquement cette portée théologique ou canonique... ils portent donc obligatoirement... à conséquence théologique ou canonique ! Supposer que cesdits hommes d'Église n'en aient pas conscience, ou alors qu'ils veulent "pastoralement" faire dans l'humanisme en virant leur caractère sacré, sans tenir aucun compte de la résonance théologique ou canonique des actes qu'ils posent, c'est carrément les prendre pour des irresponsables ou bien plutôt de sinistres impies qui se contrefichent de l'Institution ecclésiale divine que le Christ a achetée par le prix de son Sang sur la croix, ils ne seraient donc plus que du sel devenu affadi et tout juste bon à être piétiné avec mépris sous les pieds de tout passant, comme en avertit Jésus-Christ dans l'Évangile, parce qu'ils ne vivent plus le caractère sacré de leur charge ecclésiastique et que leurs esprits ne s'occupent plus que d'humanisme vain voire de sentimentalisme dérisoire. Mais leur inconscience ou leur mauvais vouloir humaniste pseudo-"pastoral" n'empêcherait nullement que leurs actes, dûment posés, soient des abominations de la désolation dans le Lieu-Saint là où elles ne doivent pas être...
           
        Car certes, pour nos temps apocalyptiques, la très-sainte Vierge Marie avait bien annoncé que "Tout ordre et toute justice seront foulées aux pieds" (Secret de La Salette ; j'en profite ici pour dire qu'on pourra lire ou relire un de mes premiers articles du 10 mars 2013, expliquant le lapidaire verset salettin L'Église sera éclipsée, parce qu'il s'avère être une merveilleuse illustration de ce que je dis dans ce nouvel article, au lien suivant : https://eglise-la-crise.fr/index.php/fr/component/joomblog/post/commentaire-catholique-de-la-prophetie-de-notre-dame-a-la-salette-l-eglise-sera-eclipsee?Itemid=1 ), mais cela ne signifie nullement qu'étant foulées aux pieds par une fausse et hypocrite raison "pastorale", les choses sacrées... ne soient pas réellement foulées aux pieds ! Et que ce foulement aux pieds n'ait pas une connotation d'abord théologique ou canonique, puis ensuite, selon le cas, connotation eschatologique ayant trait à l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint, si ce qui est foulé aux pieds touche de soi à la Constitution divine de l'Église...
           
        ... Ce qui est hélas bougrement le cas de la cérémonie du 27 août 2022.
 
En la compassionnelle fête de
Notre-Dame des Sept Douleurs,
Stabat Mater dolorosa !,
ce 15 septembre 2022,
Vincent Morlier,
Écrivain catholique.
 
 
 Getaria Iglesia del Salvador 26