Zoom sur le devoir dominical : doit-on assister aux messes tradis "una cum" ou "non-una cum" ? Et que penser de l'assistance aux messes de rite moderne ?

 

        Bonjour M. xxx,

        Vous posez sur mon site une question en très-peu de mots (= "Bonsoir, j'aurai voulu savoir où aller à la messe ; doit-on être una cum ou non una cum ? merci"), mais elle va au cœur du problème ecclésial contemporain, et, pour cette raison, elle va demander des développements pour être bien exposée. Vous me donnez là, d'ailleurs, l'occasion de faire le point sur la question du devoir dominical dans le cadre de la "crise de l'Église", que je n'ai encore jamais abordée dans mes écrits, et je vous en remercie. Cette présente lettre vous sera donc certes personnellement adressée, mais je la destine à faire un nouvel article important, qui prendra place sur le Blog de mon site (bien sûr, j'anonymiserai votre nom, qui n'apparaîtra pas).

        Tout d'abord, je vous félicite de votre visite sur mon site, tout consacré à débroussailler & débrouiller la question à la fois théologique, apocalyptique et mystique, de la "crise de l'Église". J'espère qu'il vous a intéressé et surtout, qu'il a nourri votre Foi. Si c'est le cas, faites-le connaître autour de vous, surtout parmi les tradis qui, toutes tendances confondues, ont tant besoin d'approfondir leur Foi puisqu'on les voit s'enfermer la tête dans tellement d'idées fausses !

        Justement, à propos d'idées fausses, le distinguo "messes una cum" et "messes non-una cum" en est une, c'est une invention de toutes pièces des sédévacantistes en déduction de leur thèse non-catholique. Ils commencent en effet par dénier, d'une manière schismatique et hérétique, la qualité de pape aux pontifes romains de Vatican II et post, de Jean XXIII à François, puis ensuite, puisqu'évidemment selon eux ces papes conciliaires ne sont pas papes, alors, toute messe dite en union liturgique avec eux... est forcément sacrilège, et le fidèle ne doit pas y assister sous peine de péché grave voire mortel. Ils professent qu'il est aussi peccamineux d'assister à une messe "una cum" le pape actuel post-conciliaire, qu'à un rite orthodoxe russe schismatique... Je connaissais un prêtre sédévacantiste, maintenant décédé, qui, pour cette raison, excommuniait non seulement les prêtres conciliaires mais encore ceux lefébvristes...!

        Il ne manque qu'un tout petit détail à leur thèse fausse, sectaire, fanatique, extrémiste, qui la scie à la base, in radice : c'est que les papes de Vatican II et post sont théologiquement... CERTAINEMENT papes, vrais et indubitables. En effet, leur élection pontificale, à tous et chacun d'eux, a été dûment approuvée par l'Église Universelle (dont l'organe ordinaire est le Collège cardinalice dans sa majorité canonique), et cette approbation canonico-juridique est toujours et à chaque fois un "fait dogmatique", c'est-à-dire qu'elle est ipso-facto couverte par l'infaillibilité ecclésiale. J'ai exposé, au mieux je pense, cette grande loi fondamentale de la Constitution divine de l'Église, sur la page de mon site consacrée à la réfutation de la thèse sédévacantiste, et je vous invite à la consulter si vous désirez affermir votre Foi sur ce point fort important, à savoir la règle prochaine de la légitimité pontificale, qu'osent fouler hérétiquement de leurs pieds les sédévacantistes, comme vils sangliers saccageant la Vigne du Seigneur (http://www.eglise-la-crise.fr/index.php/refutation-de-la-these-sedevacantiste).

        Donc, le raisonnement catholique à faire en la matière est exactement contraire à celui des sédévacantistes : puisque tous les papes d'après Vatican II sont bel et bien vrais papes, c'est la majeure du syllogisme catholique à poser, puisque d'autre part, mineure dudit syllogisme, tout prêtre catholique doit obligatoirement faire mention du nom du pape vivant au Canon de la messe (autrement, il célèbre une messe certes valide, mais schismatique), donc, conclusion syllogistique, toute messe actuelle (à commencer par celles de la tradition, les messes dites de saint Pie V), doit OBLIGATOIREMENT être dite "una cum" le pape actuel (François), sous peine d'anathème. Sur cette question précise, les prêtres Fsspx de Mgr Lefebvre, qui célèbrent tous leurs messes "una cum le pape actuel", à sa suite d'ailleurs, sont bien inspirés.

        Même si cette mention liturgique du pape moderne à la messe nous crucifie, nous catholiques, puisque ces malheureux papes sont matériellement hérétiques depuis Vatican II... Mais justement, c'est là toute l'épreuve spirituelle réservée par Dieu au catholique vivant la fin des temps, de laquelle épreuve       crucifiante le sédévacantiste donc, s'abstrait en rebelle orgueilleux, se retire hérétiquement (à son grand dam, puisque se retirer de cette épreuve que la Providence nous envoie, c'est par-là même se retirer de la vie de l'Église vraie et véritable...).

        Vous êtes catholique, vous savez donc que vous devez remplir votre devoir dominical, c'est-à-dire assister obligatoirement à une messe le dimanche, sauf cas de force majeure. La question que vous posez, est : quelles messes me permettent actuellement de remplir mon devoir de chrétien ? Nous venons de voir que le distinguo sédévacantiste n'a aucune consistance, il est théologiquement faux, sectaire, schismatico-hérétique. Donc, première conclusion : TOUTE messe tradi célébrée par un prêtre validement ordonné est sûre... et il est même exact de dire que les messes tradis "una cum" sont PLUS CATHOLIQUES que celles célébrées "non-una cum", puisque les papes conciliaires & post, sont papes vrais et indubitables.

        Ceci, je pense, serait suffisant pour répondre à votre question, et je pourrais en vérité mettre ici le point final à ma réponse en toute bonne conscience (au grand soulagement de ma paresse...!).

        Mais je vais aller plus loin, car il faut aller plus loin pour aller jusqu'au bout de la Foi crucifiée qui est notre lot quotidien et dominical, à nous autres, catholiques de la fin des temps ayant à vivre "LA PASSION DE L'ÉGLISE".

        Si donc, comme nous venons de le voir, toute messe tradi est valide, que penser des messes célébrées selon le rite de Paul VI, je veux parler des messes modernes dites dignement, à l'exclusion des messes excentriques, etc. ? Si, par exemple dans le cadre d'un pèlerinage à l'étranger, on se trouve un dimanche dans l'impossibilité d'assister à une messe tradi, pouvons-nous, devons-nous même, nous rendre dans une église moderne célébrant le rite de Paul VI, pour satisfaire au devoir dominical ?

        La réponse, théologiquement certaine, est : OUI, nous le pouvons, et même nous le devons. À condition évidemment, que la nouvelle messe en question soit célébrée dignement, ce qui est le cas, il faut bien le reconnaître, dans la majeure partie des cas.

        Les sédévacantistes concluent évidemment par le contraire, en s'appuyant sur des raisonnements d'esprit janséniste et pharisaïque : non, nous disent-ils notamment par les travaux théologiques de "Rore sanctifica", les rites modernes, tant d'ailleurs ceux d'ordination des prêtres et des évêques que celui de la messe, sont hérétiques et invalides de soi, et donc il ne faut évidemment pas assister aux nouvelles messes. Or, sans même étudier leurs raisonnements doctrinaux, on sait déjà, par la Foi, que la conclusion qu'ils en tirent ne manifeste pas la vérité vraie (leurs arguments manifestent sans nul doute une grande part de vérité sur la question, mais pas la déduction qu'ils en font). On le sait par la raison théologique primordiale suivante : le promulgateur capital des nouveaux rites est Paul VI. Or, Paul VI étant pape vrai et indubitable, il est théologiquement impossible de toute impossibilité, sans remettre en cause par-là même la constitution divine de l'Église, qu'un pape vrai pape puisse promulguer pour l'Église Universelle un rite liturgique qui serait formellement hérétique, encore moins peut-il dûment promulguer un rite de soi invalide.

        En fait, si les nouveaux rites sont indiscutablement très-inférieurs sur le plan doctrinal aux anciens (le célèbre jugement des cardinaux Ottaviani & Bacci, dans une lettre écrite à Paul VI avant même la parution officielle de la nouvelle messe pour toute l'Église en 1969, est hélas parfaitement vérifié, exact : "Le Nouvel Ordo Missae s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu'elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l'intégrité du Mystère"), ils ne sont cependant pas hérétiques au sens formel du terme, comme le croient les sédévacantistes dans leur vision pharisaïque et janséniste des choses. En vérité, la notation exacte est de dire qu'ils sont débiles, au sens étymologique de : faibles et sans force. Faibles, et même profondément faibles, pour manifester la Foi, et même inclinés vers l'erreur, par obsession œcuméniste malsaine chez leurs concepteurs, ils ont hélas enlevé "la barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l'intégrité du Mystère". Mais ils ne mettent pas formellement l'hérésie dans le Mystère. Ils n'ont en effet nullement la volonté intrinsèque, surtout pas de la part du pape Paul VI, d'introduire un sens hérétique dans les rites, comme par exemple la non-transsubstantiation dans la messe. On pourrait baptiser les rites modernes de "rites-bébé", dont les formes & formules liturgiques font "areuh-areuh" au lieu de dire virilement la Foi comme dans la messe St Pie V, mais cela ne va pas plus loin dans le sens hérétique, ce qui serait évidemment de soi invalidant. Quand vous allez dans une messe moderne (ce qui m'est arrivé bien des fois dans le cadre d'un pélerinage à Fatima ; en traversant l'Espagne et le Portugal, vous ne trouvez en effet pas de messes tradis), vous vous rendez compte, en les observant avec soin, que les assistants, célébrant et simples fidèles, ont tous bel et bien la Foi (il y a des signes qui ne trompent pas), ils ont bien conscience que le Sacrifice du Christ auquel ils assistent ou qu'ils opèrent, est vraiment réactualisé dans la messe moderne... malgré, donc, des formes incontestablement immatures, débiles, imparfaites, voire, c'est vrai, inclinées vers l'erreur, et dont certaines hélas pourraient laisser penser qu'il y a des portes ouvertes à une lecture non-transsubstantiatoire du St Sacrifice de la messe. Cependant, les participants aux messes modernes n'ont généralement pas conscience de cela, et vivent leurs messes avec l'intention transsubstantiatoire de l'Église de toujours. Et c'est certes bien incroyable, vu la débilité de leurs formes liturgiques, surtout pratiquées depuis plusieurs décennies maintenant ! Sûrement par un grand miracle de Dieu, "qui veut sauver tous les hommes", on se rend compte que la très-grande majorité des participants des messes modernes croient bien à la Présence réelle. Je cite ici une mienne tante, personne toute simple mais moderne convaincue, qui, acculée par mes arguments lui démontrant que la nouvelle messe était mauvaise par rapport à l'ancienne, avait fini par me dire faiblement, à bout d'arguments, pour toute défense : "... Mais, tu sais, dans nos messes, on croit bien que Jésus vient dans l'hostie à la Consécration..." Et elle disait cela manifestement de la Présence réelle, et non pas d'une simple présence spirituelle du Christ, à la protestante... Or, cette conversation étant récente, cela faisait, pour le moins, quarante ans qu'elle allait à la messe moderne tous les dimanches...!

        Donc, là encore, le jugement sédévacantiste, pour en rester à lui, s'avère radicalement faux : non seulement les messes tradis "una cum" le pape post-conciliaire actuel sont licites et valides (... la vérité vraie, c'est que, les papes modernes étant certainement papes, ce sont plutôt les messes "non-una cum" qui sont certainement illicites, elles peuvent même être mortellement schismatiques si ceux qui y assistent le font avec un esprit consciemment et volontairement sectaire...), mais même les messes modernes, quand elles sont dites avec dévotion et sérieux, sont valides, et permettent aux simples fidèles de remplir leur devoir dominical.

        Nous en avons d'ailleurs la preuve formelle par les miracles eucharistiques qui arrivent avec des hosties consacrées... dans lesdites messes modernes. Les "très-petits docteurs" (Léon Bloy) sédévacantistes qui affirment l'invalidité systématique des nouveaux rites, sont en effet radicalement déboutés par le seul fait de miracles eucharistiques actuels arrivés dans le cadre desdits nouveaux rites. Ce qui prouve évidemment que Notre-Seigneur Jésus-Christ est présent sacramentellement dans ces hosties consacrées dans le rite moderne.

        Le miracle de Moure (Portugal), arrivé en 1996 et répété identiquement les deux années suivantes (!) lors de la même traditionnelle cérémonie annuelle du Lausperene, est célèbre, quoiqu'il ne soit pas à proprement parler un miracle eucharistique puisqu'il s'agissait d'une surimpression miraculeuse du Visage du Christ sur l'hostie consacrée (un Visage triste, soit dit en passant, devant lequel un vieux paroissien portugais de 80 ans pleura toute la journée du dimanche... ce qui n'est pas sans faire penser aux dires du petit François de Fatima, qui, mystique, ressentait de la tristesse dans le Bon Dieu, lors des apparitions de Fatima...). Cf. pour le détail de ce miracle, le lien suivant : http://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/renaissance-catholique/mystique/le-miracle-eucharistique-de-moure/.

        Mais, plus contraignant et percutant encore par son actualité... pontificale, est le cas d'un miracle tout ce qu'il y a de plus eucharistique celui-là, c'est-à-dire touchant à la substance des espèces de l'hostie, arrivé dans le diocèse d'un certain archevêque... Bergoglio, devenu le très-enthousiastique pape François que l'on sait. En voici le récit abrégé, dont il est fort émouvant de constater qu'il nous reporte abruptement à l'antique et très-traditionnel miracle eucharistique de Lanciano au VIIIème siècle, le plus vieux et certain miracle eucharistique consigné dans les annales de la Foi, la même conclusion scientifique étant donnée à l'un et l'autre : l'origine corporelle de la chair en laquelle s'est transformée miraculeusement l'hostie, est, dans les deux cas, un muscle du cœur du MÊME homme, de type moyen-oriental !! Mais lisons, c'est vraiment impressionnant : "... C'est donc le 18 août 1996 que le Père Pezet ramasse après la communion une hostie souillée abandonnée au fond de son église, que lui avait signalé après la messe, une paroissienne attentive. Il la dépose alors précieusement dans un petit récipient d'eau dans le tabernacle de la chapelle du Saint-Sacrement. Le 26, ouvrant le même tabernacle, il découvre en lieu et place de l'hostie une substance sanglante. Son évêque averti, Mgr Jorge Bergoglio, donne des consignes afin de photographier l'hostie. Les clichés pris le 6 septembre sont sans ambiguïté : il s'agit de chair sanglante et la taille de l'hostie s'est sensiblement modifiée. Gardée au tabernacle secrètement pendant trois années, l'hostie ne change plus d'apparence. L'évêque engage alors une procédure d'analyse scientifique. Le 5 octobre 1999, en la présence des représentants de l'archevêque de Buenos-Aires, le docteur Castañon prélève un échantillon du fragment sanglant et l'envoie à New-York pour analyse. Il cèle l'origine de l'échantillon à l'équipe de recherche. Le Dr Zugiba, cardiologue de renom et pathologiste médico-légal, déclare après analyse : "La matière analysée est un fragment du muscle du coeur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves [... c'est exactement le même résultat pour le miracle de Lanciano du VIIIème siècle, ayant fait récemment l'objet d'analyses scientifiques pointues et rigoureuses...!]. Ce muscle est responsable de la contraction du coeur. On doit se rappeler que le ventricule gauche du coeur agit comme une pompe qui envoie le sang à travers tout le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d'inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le coeur était vivant au moment où l'échantillon a été prélevé. J'affirme que le coeur était VIVANT étant donné que les globules blancs meurent en dehors d'un organisme vivant. Ils ont besoin d'un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le coeur était vivant quand l'échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d'autant plus que le coeur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine" (fin de citation). Mike Willesee et Ron Tesoriero, respectivement journaliste et juriste australien, témoins de ces tests et avisés de l'origine des prélèvements, s'enquérèrent auprès du professeur Zugiba du temps de survie de globules blancs provenant de tissus humains conservés dans de l'eau. Réponse : quelques minutes. Ils révélèrent alors les conditions de conservation pendant trois années successives. Embarrassé, le Dr Zugiba ajoute : "Vous devez m'expliquer une chose : si cet échantillon provient d'une personne morte, alors, comment se peut-il que pendant que je l'examinais, les cellules de l'échantillon étaient en mouvement et pulsation ? Si ce cœur provient de quelqu'un qui est mort en 1996, comment peut-il être toujours en vie ?" C'est alors que Mike Willesee informa le Dr Zugiba de la provenance de l'échantillon : UNE SIMPLE HOSTIE CONSACRÉE" (fin de citation, tiré du bulletin du CESHE n° 108, juillet 2013, pp. 38-39). Suite à ce constat, on eut l'idée judicieuse de faire des analyse comparatives avec les saintes Espèces miraculeuses conservées depuis douze siècles à Lanciano, lesquelles révélèrent ceci : "Résultat clinique : les échantillons proviennent d'un même individu, de sang de type AB+, portant les caractéristiques d'un homme du Moyen-Orient..." (ibidem).

        Il y a cependant, dans l'un et l'autre miracle eucharistique, une différence... de taille : l'un, celui de Lanciano, est fait à partir d'une hostie consacrée dans un rite traditionnel (au VIIIème siècle, ce n'est évidemment pas le rite St Pie V, mais c'est un rite latin doctrinalement traditionnel ; cf. le lien suivant, pour approfondir les détails de ce miracle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle_de_Lanciano) ; l'autre, celui du diocèse de Bergoglio, est fait à partir d'une hostie consacrée dans le rite moderne de Paul VI.

        Mais tous les deux produisent le même miracle, avec une même très-impressionnante identité de la Personne corporelle de Jésus-Christ, prouvée scientifiquement... Un enfant du 1er catéchisme saurait en tirer la conclusion qui s'impose (mais je ne suis pas sûr que les sédévacantistes en soient capables) : les messes dites avec le rite moderne sont donc généralement valides.

        La question qui vient tout-de-suite à l'esprit est évidemment la suivante : "Mais alors, si Jésus-Christ vient autant aux messes modernes qu'à celles tradis, le combat tradi pour la messe ancienne n'a pas de sens ?!"

        Il s'en faut qu'il en soit ainsi ! Outre la grande tristesse du Visage du Christ venue en surimpression sur l'hostie consacrée par le rite moderne dans le miracle de Moure en 1996, un miracle eucharistique arrivé dans les années 1990 va bien nous montrer ce que pense Notre-Seigneur des nouvelles liturgies,       et nous en tirerons la grande conclusion morale après, à l'aide de la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", qui, seule, va permettre un décryptage équilibré et sage du gravissime problème du devoir dominical généré par "la crise de l'Église", qui est tout votre questionnement cher Monsieur xxx. Celui qui est le héros de ce miracle peu banal dont je parle, est... un chien. Ledit chien, habitant avec sa maîtresse âgée dans un coin de montagne très-reculé, dans un pays d'Amérique du Sud, fait tous les dimanches à pied, pardon : à pattes, 80 kms (quatre-vingts kms...!), pour se rendre en une ville située dans la vallée, aux seules fins d'aller à l'église et... d'assister à la messe qui s'y célèbre. La messe est en fin de matinée, et le curé sait qu'une demie-heure avant d'ouvrir la porte de son église, le chien sera là, qui attendra sagement. Dès que la porte s'ouvre, il rentre dans l'église, va se mettre sagement au premier rang, et ne bouge plus. La messe commence. Le chien reste sur ses pattes quand les fidèles sont debout ; il s'assied sur son postérieur quand ils s’assoient. Une fois la messe terminée, durant laquelle il s'est comporté le plus sagement possible, sans jamais aboyer, ni japper, ni bouger de sa place, ayant comme conscience d'assister à quelque chose d'important, il sort tranquillement de l'église, comme... un bon paroissien qu'il est, pour retourner dans ses lointaines montagnes, à 80 kms de là, retrouver son... athée de maîtresse, car sa propriétaire n'est même pas croyante ! Et l'incroyable histoire s'est répétée au moins pendant une année si mes souvenirs sont bons, amenant, au fil du temps, beaucoup de gens à l'église objet du miracle. À ma connaissance, ce miracle récent, qui eut lieu dans le cadre du rite moderne, est unique dans toute l'histoire de l'Église... Les histoires de bœufs ou d'ânes qui se mettent à genoux au passage du Saint-Sacrement ne sont pas comparables.

        Il me semble que ce miracle d'un genre tout nouveau a une grande signification. C'est comme si Notre-Seigneur, plus que bafoué et offensé dans sa dignité divine dans les messes nouvelles, disait : "Puisque vous Me traitez comme un chien dans vos célébrations nouvelles, où Je viens quand même, Je fais venir un chien à l'église pour bien vous montrer ce que vous êtes devenus liturgiquement dans votre rapport avec Moi". Et en effet. Dans les messes tradis, le Christ est crucifié une fois : lors de la Consécration ; dans les messes modernes, le Christ est crucifié deux fois : lors de la Consécration & par les formes liturgiquement nettement insuffisantes et même favens haeresim du rite moderne pour dire la Foi.

        Avant d'en venir à l'importante conclusion de tout ceci pour notre Foi, n'omettons surtout pas de rappeler, pour être complet, que les traditionalistes ont eux aussi été gratifiés par la Miséricorde divine d'un "petit" miracle eucharistique, car il n'a pas l'éclat des grands miracles de cette espèce. C'est arrivé à Stich, en Bavière : un prêtre tradi de la toute première heure, l'abbé Leutenegger, remarqua du sang sur le corporal après la Consécration, alors qu'il n'avait aucune blessure aux mains et que le calice ne fuyait pas ; l'hostie consacrée, quant à elle, ne subit aucune transformation. Ce qui n'est vraiment pas anodin, c'est que le miracle eut lieu... le jour anniversaire de la bulle Quo Primum de saint Pie V promulguant sa messe, un 14 juillet de l'an 1970 ! Cf. la plaquette Les faits de Stich, aux Éd. DFT, p. 5 du catalogue, au lien suivant : http://www.fatima.be/fr/editions/dft/download/catDFT.pdf.

        Il est temps maintenant de récapituler et de tirer la conclusion catholique de notre problématique actuelle, en ce qui concerne le devoir dominical du chrétien vivant ecclésialement la Passion, la fin des temps... et singulièrement sur le plan liturgique.

        Seule la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE" peut nous permettre de le faire de manière catholique, sage et équilibrée, dans la pure et humble Lumière du Saint-Esprit, loin de tout sectarisme comme de tout laxisme. J'en rappelle ici le fondement essentiel : depuis Vatican II, l'Église est rentrée dans l'économie propre à la Passion du Christ, laquelle consiste principalement à être "fait péché pour notre salut" (II Cor. V, 21), être mis sous "la puissance des ténèbres", ce qui est en soi "la si grande contradiction" (He XII, 3-4) du Christ en croix. La nouvelle messe, promulguée alors que l'Église est en train de vivre sa propre et personnelle Passion depuis Vatican II, est donc tout naturellement... "faite péché", ce qui bien sûr se constate par les formes et rubriques liturgiques favens haeresim y employées, quand bien même cette messe post-vaticandeuse de la Passion de l'Église est toujours, identiquement à l'ancienne, une messe véritable, parfaitement valide. C'est-à-dire que, pour suivre le lumineux et lapidaire éclairage de saint Paul quant à l'économie de la Passion du Christ en II Cor. V, 21, la nouvelle messe n'est pas seulement "faite péché" (aspect de la question sur lequel s'obnubilent de manière pharisaïque et janséniste les sédévacantistes, entre autres, car les lefébvristes ne sont pas loin d'eux quant à leur jugement sur la nouvelle messe), mais elle l'est "pour notre salut" : bien que de formes liturgiques débiles et même favens haeresim, elle n'en reste pas moins valide, transsubstantiant véritablement le Corps et le Sang du Christ à la Consécration ; c'est en ce sens qu'elle est à la fois "faite péché", et qu'elle l'est "pour notre salut", le salut, du moins, de ceux qui y participent. C'est ainsi que la grande question, qui pourrait scandaliser notre Foi (= Comment bien comprendre qu'un pape vrai pape ait pu promulguer une pareille messe, théologiquement si défectueuse, liturgiquement si injurieuse au Christ Sauveur ? Puisque l'on sait par ailleurs qu'il est de Foi qu'un pape ne puisse promulguer qu'un rite doctrinalement pur de toute hérésie formelle pour l'Église Universelle ?), cette question disais-je n'a plus de sens, puisque justement, aux temps où l'Église doit vivre sa propre et personnelle Passion, il faut qu'elle soit "faite péché". C'est donc le Saint-Esprit Lui-même qui, par l'organe transparent du pape agissant en tant que docteur universel des catholiques, fait rentrer l'Épouse du Christ dans l'économie de la Passion, qui la fait "être péché" (mais pour notre salut, pas pour notre damnation), notamment au moyen de la promulgation par un vrai pape de la nouvelle messe doctrinalement "faite péché".

        Cependant, quoique la nouvelle messe soit valide au même titre que l'ancienne (les miracles eucharistiques dont elle est gratifiée le prouvent indubitablement, ne permettant pas le moindre doute à cet égard), il vaut mieux assister à l'ancienne messe, parce qu'il ne s'y trouve aucun sens favens         haeresim. Pour autant, il ne faut pas assister à l'ancienne messe en pharisien, je veux dire pour s'exclure de la grande épreuve ignominieuse de la Passion qu'est en train d'endurer l'Épouse du Christ, cette mise sous "la puissance des ténèbres", cet état de péché matériel où elle est depuis Vatican II pour faire court, que le Bon Dieu lui a providentiellement destinée pour nos jours (afin "que l’Écriture s'accomplisse" pour l'Épouse comme pour l’Époux des âmes, et qu'elle en devienne co-Rédemptrice) : ce serait en effet vouloir... "faire la volonté de Dieu contre sa volonté" (André Frossard, à propos des tradis). Or, malheureusement, on constate que trop de tradis privilégient les formes d'avant, tant sur le plan doctrinal que sur celui liturgique d'ailleurs, pour prétendre par-là s'exclure de l'épreuve de crucifixion que Dieu a réservée à l'Église de nos jours, voulant vivre leur Foi dans une Église "toute blanche", comme avant, et surtout pas dans une Église recouverte d'un manteau de péché universel, modus inhérent à la Passion... C'est évidemment céder à la tentation de la fuite, à l'instar des onze Apôtres sur douze lors de la Passion archétypale du Christ il y a 2 000 ans.

        Je dis : il vaut mieux assister à l'ancienne messe pour satisfaire au devoir dominical. Ce n'est qu'une préférence personnelle. Quant à ceux qui croient en leur âme et conscience qu'il vaut mieux assister à la nouvelle messe dite dignement, et c'est leur droit, qu'ils sachent bien qu'ils auront quant à eux à lutter contre une autre tentation que ceux qui assistent à l'ancienne messe, tout aussi redoutable que celle pharisaïque épinglée que dessus, à savoir la tentation de céder à la tendance pécheresse-hérétique qui se trouve systématiquement incrustée dans tout nouveau rite liturgique moderne, même les mieux dits, même les plus dignes et les plus sincèrement fervents.

        Aux temps de la crucifixion de l'Église, l'examen de la grande affaire du devoir dominical par "LA PASSION DE L'ÉGLISE" aboutit donc à la conclusion qu'il n'y a aucune solution parfaite, pas de position de repos intellectuel et spirituel... Il fallait du reste s'y attendre, puisque la Passion est une crucifixion, un écartèlement entre des principes contraires ! Pour bien comprendre la situation au temps où l'Église vit sa Passion, il faut en effet se représenter le Christ lorsqu'il était crucifié, ne trouvant aucune position de repos sur sa croix : s'Il tirait sur les bras pour soulager les pieds, Il agrandissait les plaies des mains clouées, et si, pour soulager les bras et les mains, Il appuyait sur ses pieds, Il en agrandissait les plaies. Situation d'écartèlement identique pour nous vivant authentiquement la Passion de l'Église, sur le plan liturgique : si nous allons à la messe ancienne, il faut veiller soigneusement à ce que le venin pharisaïque ne pénètre pas nos âmes, c'est-à-dire veiller à ne pas s'abstraire de l'économie de la Passion dans laquelle Dieu veut que vive l'Église depuis Vatican II, qui consiste principalement à ce qu'elle est "faite péché" ("pour notre salut"), et si nous allons à une messe nouvelle même dignement dite, alors, c'est de bâbord et non de tribord qu'il nous faut veiller, lutter contre la tendance pécheresse moderniste qui s'y trouve inévitablement de manière diffuse...

        Ma conclusion générale est celle-ci : pour satisfaire dans notre Église actuelle au devoir dominical, on peut assister à toutes les messes de rite "extraordinaire" (autant les "non-una cum" que les "una cum", sachant que les premières sont de soi moins catholiques que les secondes, comme sectarisant et mettant en péril de péché mortel de schisme ceux qui y assistent), et aussi à toutes les messes de rite "ordinaire", sous réserve expresse que celles-ci soient dites dignement. Les seules messes à exclure rigoureusement du devoir dominical sont les messes modernes excentriques et excentrées du noyau liturgique de la Foi, à savoir la transsubstantiation des espèces à la Consécration, soit par la forme et/ou par le fond, parce qu'elles risquent fort d'être invalides ; à l'opposé du spectre, il faudrait aussi exclure rigoureusement du devoir dominical les messes sédévacantistes sectaires, où le fidèle serait obligé par le prêtre, pour y assister, de professer formellement que le pape actuel n'est pas pape : ce qui serait lui faire commettre un péché mortel de schisme pour... pouvoir remplir son devoir dominical !

        Dans cette question du devoir dominical au temps de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", se vérifie on ne peut mieux la belle phrase de saint Grégoire de Nazianze : "Le juste milieu est le chemin des crêtes".

        Mais à présent, un mot, sur cette terminologie que je viens d'employer dans ma conclusion générale, rite "extraordinaire", rite "ordinaire", qui nous vient du pape Benoît XVI dans son fameux Motu proprio libéralisant la messe ancienne. Elle s'avère exacte, reflétant fort bien la situation spirituelle et mystique de l'Église, quant à la messe, au temps où elle vit sa Passion : la forme "ordinaire" est bel et bien en effet... la messe moderne, puisqu'elle est de soi "faite péché" par son rite favens haeresim (quoique "pour notre salut" puisqu'elle est par ailleurs valide), c'est vraiment la messe de l'économie de la Passion qu'est en train de vivre l'Église actuellement. Et la forme "extraordinaire" est une messe qui n'est pas "faite péché", puisque son rite est parfait et ne contient aucun sens favens haeresim, bien au contraire, puisqu'il "élèv[e] une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l'intégrité du Mystère" (cardinaux Ottaviani & Bacci) ; or, n'être entaché d'aucun sens favens haeresim au temps où l'Église vit sa Passion et est donc recouverte d'un manteau de péché, est devenu effectivement... "extraordinaire" !

        Me voici parvenu à la fin de mon exposé. L'on peut bien voir à quel point la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE" permet, et elle seule, de saisir le fond des choses, d'éclairer salutairement les âmes pour qu'elles puissent bien discerner où est le devoir catholique de nos jours, notamment quant au devoir dominical. Combien son jugement est sage et équilibré, loin de tout sectarisme comme aussi de tout laxisme !... Elle est vraiment cette divine "clef qui ouvre et personne ne ferme, et qui ferme, et personne n'ouvre" (Apoc. III, 7 & Is. XXII, 22)... J'en rappelle ici le lien, où elle est exposée en profondeur sur ce site : http://www.eglise-la-crise.fr/index.php/expose-de-la-these-de-la-passion-de-l-eglise

        Je ne saurai terminer sur notre sujet sans parler d'une actualité hélas brûlante et fort irritante : la récente interdiction faite par le pape François aux franciscains de l'Immaculée de célébrer la messe tradi sans expresse autorisation des autorités supérieures... Les Franciscains de l'Immaculée sont un Institut de vie religieuse récent, fondé en 1970, d'esprit marial et traditionnel, s'inspirant notamment de saint Maximilien Kolbe, qui pratiquait jusque là à parité les deux rites de la messe mais avec une nette préférence pour la messe tradi. François revient donc, pour cet Institut, à la ségrégation anormale du rite "extraordinaire" antécédente au Motu proprio de Benoît XVI. Quand bien même il se récrie de vouloir revenir sur le Motu proprio libérateur de son prédécesseur, mensongèrement il faut bien le constater, car il est évident qu'il manifeste là, dans cette occasion, le fond de sa pensée sur la messe, non seulement pour l'Institut religieux en question mais pour toute l'Église. Comme disait Dom Paul Nau à propos du Magistère ordinaire des papes : "... Une lettre ou une allocution [du pape] [peuvent n'être] directement adressées qu'à un groupe restreint, mais moins comme ultime destinataire que comme porte-voix ou amplificateur [en direction de l'Église Universelle]" (article n° 1, 1956, pp. 405-406). La pensée du pape François exprimée aux franciscains de l'Immaculée mais bien sûrement en direction de l'Église Universelle est donc celle-ci : seule la messe nouvelle est vraiment la messe de l'Église, et l'autre, l'ancienne, a besoin d'une autorisation pour être célébrée... ce qui est sacrilègement la ghettoïser. Car aux temps cruciaux de la Passion de l'Église, il y a déséquilibre certain, et même, plus exactement dit, faute pastorale gravissime, surtout pour le pape, de mettre le rite ancien en situation d'infériorité par rapport au nouveau rite, puisque le poids du péché dont est recouvert systématiquement le rite moderne n'est alors plus contrebalancé par le rite ancien qui l'exclue radicalement, comme on l'a vu tout-à-l'heure. Il en résulte donc un tort grand et certain pour les âmes, qui risquent de ne plus voir le côté favens haeresim du rite moderne, qui estompe trop l'aspect sacrificiel de la messe, ce qui serait empêché si le rite ancien, qui manifeste au mieux cet aspect sacrificiel, était mis en pendant avec lui. Au temps où l'Église, notamment par la messe, est "faite péché", il est en effet très-important d'avoir toujours devant les yeux de l'âme une vision de l'Église au temps où elle n'était pas "faite péché", pour exorciser, justement, cedit péché, empêcher que le simple péché matériel liturgique du nouveau rite ne se transmue en péché avec coulpe, petite ou grande, dans les âmes des fidèles... Il est donc, pour cette raison fondamentale, très-important que la messe ancienne soit toujours sur le chandelier de l'Église à parité avec le nouveau rite, et non mis sacrilègement sous le boisseau (... par le pape, ô comble de l'inintelligence et de la sottise pastorales !). Par ailleurs, c'est une palinodie hypocrite, c'est à peu près se moquer du monde, et fort répréhensible, honteux pour un pape, de donner comme raison de cette interdiction de la messe ancienne une... "tension" dans la communauté des franciscains, dont la messe ancienne serait soi-disant responsable (!), comme ose le soutenir le porte-parole du Vatican, le P. Federico Lombardi, dans Zenit du 2 août 2013, l'organe de presse officieux de Rome : la vérité, c'est qu'il s'agit d'une véritable cabale fomentée par une minorité de membres progressistes hargneux de cette congrégation, qui ne veulent pas de la messe ancienne dans leur communauté, ce sont eux et eux seuls qui ont créé cette "tension" dans cette congrégation édifiante d'esprit traditionnel et marial, pour la forcer à moderniser sa vie religieuse, car bien entendu... ce n'est nullement, en soi, la messe ancienne qui est cause de "tension" ! Une "tension" en effet, n'est qu'une raison psychologique, elle n'est pas une raison première des choses ! De qui se moque-t-on ? La bonne & droicte justice aurait consisté à mettre au pas de la parité libre des deux rites, les rebelles progressistes de la communauté, et non de saquer la messe ancienne. Mais donc... on voit le pape donner la main à ces méchants, il donne la main au mal, le plus hypocritement du monde par ailleurs on est bien obligé de le dire, en osant mettre la faute sur... l'ancien rite (je dirai : comme à l'accoutumée, hélas, depuis Vatican II... et même avant, on serait fondé à dire : depuis le concordat de Pie VII avec Napoléon, première pénétration de l'abomination de la désolation dans le Lieu-Saint par la compromission du pape avec le mal, cf. sur cela mon dernier livre J'accuse le Concordat !, au lien suivant : http://www.eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/J'accuseLeConcordat.pdf, livre qui, soit dit en passant, en des temps moins calatrèsmiteux, serait une véritable bombe...). Le pape François montre donc bien là, dans cette occurrence, le fond de son esprit, et il est... sournoisement antitraditionnel (et peut-être même faut-il élargir ce jugement à... Benoît XVI, puisque le P. Federico Lombardi nous apprend que la procédure contre les Franciscains de l'Immaculée avait été initiée à la fin du pontificat de Benoît XVI, par lui-même...!).

        Que Dieu et sa sainte Mère qui est aussi la nôtre, vous aident, m'aident moi-même, et tous ceux qui liront avec bon esprit ces lignes, à bien remplir leur devoir dominical jusqu'à la fin, pour la plus grande gloire de Dieu, amdg, et notre salut éternel à tous !

        Plus que jamais, en effet, quand on va au fond des choses, retentit formidablement à tous les échos de l'Église, l'extraordinaire question du Christ : "Quand Je reviendrai, trouverai-Je encore la Foi ?"

        À nous de répondre "Oui, ô Jésus, Tu la trouveras dans mon âme, la Foi, avec ta sainte grâce", de Lui dire avec amour que nous voulons, par égard pour Lui et son amour infini pour nous, la garder, notre Foi au Christ Sauveur !

        Croyez, M. xxx, en mes salutations catholiques les meilleures, in Christo Rege. Merci encore de votre questionnement qui m'a permis de bien faire le point sur cette affaire fort importante de l'accomplissement du devoir dominical dans le cadre écartelant de la "crise de l'Église", ce que je n'avais jamais fait jusque là.

Vincent Morlier

En la bénie fête de l'Assomption 2013.

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13 août 2013, 07:10
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