Comment le catholique peut-il lutter contre la loi infâme du "mariage pour tous" ? Rappel de quelques règles aussi vitales qu'oubliées.

 

 

Praeambulum

        Cet article de fond est rédigé sous forme de Lettre. Il fait suite à une news de "Le Point.fr" en date du 2 juillet 2013 (cf. http://www.lepoint.fr/politique/mariage-gay-les-maires-refractaires-passent-a-l-offensive-02-07-2013-1688256_20.php), relatant le combat mené par certains maires de France contre la loi du "mariage gay", au moyen de... la "liberté de conscience" et des "droits de l'homme". Un proche m'ayant envoyé par courriel cette news pour me vanter ce combat des maires de France en ces termes : "Cela fait plaisir, malgré tout !", j'ai saisi l'occasion pour lui rappeler certaines règles élémentaires et fondamentales du combat catholique, sans le respect desquelles tout combat mené contre les méchants et le mal ne peut qu'aboutir à l'échec, n'étant pas intégré au bonum certamen (II Thim. IV, 7). Pour ne pas risquer de déprécier l'élan du texte, je lui ai gardé sa forme épistolaire originelle.      
        
    

        Ce 14 juillet 2013,

        À MON CHER xxx (& copie à mes amis catholiques, qui peuvent encore, je l'espère de tout cœur du moins, comprendre... le français).
   
        Hélas, non, cher xxx, la réaction des maires de France contre le mariage gay, est loin de faire plaisir à un catholique véritable... elle l'afflige au contraire profondément.
        Refuser la loi du mariage pour tous, donc gay, est évidemment un bon combat, un bonum certamen. Mais la refuser au nom de la "liberté de conscience", en s'appuyant sur les "principes de 89" ou la Constitution laïcarde de 1946, comme je le lis, ébahi et triste, dans l'article de Le Point dont tu me donnes les coordonnées ci-dessus, est une aberration complète, une folie totale, qui annihile radicalement, par le fait même, le combat du Bien. La "liberté de conscience" est en effet un principe purement révolutionnaire, une arme de guerre contre la Religion, qui signifie : "Je pense et fais ce que je veux, comme je veux, et j'en ai le droit, sans tenir aucun compte de la Loi de Dieu, de la Création, et de l'amour du prochain ; c'est moi qui suis la norme du Bien et du mal". C'est le droit fondé sur l'autonomie réprouvée de Lucifer par rapport à Dieu. C'est dire s'il est absurde, et même blasphématoire, de s'y référer pour soutenir un combat... du Bien au service de l'Ordre divin. C'est moralement aussi contre-nature que... tiens, oui... le mariage gay !
        D'autant plus que si je prends les armes du mal pour mener un combat du Bien, ces armes du mal commenceront par... détruire mon combat pour le Bien. C'est ce qui va arriver, avec les maires de France. Il n'y a même pas besoin d'être prophète pour le prédire. Ce sera en effet jeu d'enfant pour les subversifs de leur opposer que la révolutionnaire "liberté de conscience" est nécessairement INTÉGRÉE à la démocratie et à sa volonté manifestée dans la loi républicaine. C'est en effet la démocratie qui est le cadre formel obligatoire de la "liberté de conscience", cette dernière n'étant qu'un matériau pour construire l'ordre démocratique anti-Dieu qui nous est imposé universellement. Et bien sûr : "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté [révolutionnaire] !" Par conséquent, on va vite leur faire comprendre, à ces braves maires républicains mais qui ne vont pas au fond des choses, en les prenant plus ou moins gentiment par le bras, qu'il n'est pas admissible ni même sérieux d'user d'une arme révolutionnaire pour contrer le combat de la Révolution, en l'occurrence, le mariage gay légalisé... Et ils seront, d'une manière ou d'une autre, obligés de se mettre au pas, par l'absurdité même de leur combat : la honte, c'est qu'ils ne seront même pas déboutés injustement, mais... justement ! Tu n'auras qu'à suivre l'actualité, et tu verras que cela va se passer exactement comme je viens de le dire.
        La véritable arme à prendre par les maires de France est DIEU LUI-MÊME, qui a créé la nature humaine et sa loi inhérente (que contredit radicalement le mariage pour tous), et auquel Bon Dieu tous doivent respect et obéissance.
        Ce n'est même pas premièrement à cause de la loi naturelle que la loi du mariage gay est répréhensible, c'est à cause de Dieu qui a créé l'Ordre naturel de telle manière et pas de telle autre, et c'est donc UNE ATTEINTE MORTELLE À DIEU que la loi du mariage gay, qui veut pas moins, si l'on va au fond abominable des choses, que "reconstruire" sacrilègement et lucifériennement la Création (comme l'a très-bien vu le docteur Dickès de son côté). Le mariage est en effet considéré par les subversifs comme une chose qui appartient à l'homme (et donc, c'est l'homme qui fixe les lois qu'il veut au mariage), et plus du tout à Dieu. Lis cette abominable déclaration de Colette Capdevieille, députée socialiste de la 5ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques, montant au créneau pour faire passer la loi Taubira : "Le mariage est une institution républicaine [!!!] et grâce à ce texte [la loi Taubira] il le deviendra encore davantage. Mais le mariage n’est pas sacré [!!!], sauf à considérer que le principe de laïcité est devenu caduc" (intervention de la ci-devant à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2013) — (Il ne reste plus à la ci-devant ci-derrière qu'à militer logiquement pour la suppression "homme - femme" dans les chiottes publiques, cette insupportable différenciation sexiste qui n'est pas républicaine).
        Ce qui signifie que c'est EXPLICITEMENT AU NOM DE DIEU que l'on doit refuser la loi du mariage gay. On est vraiment là les pieds dans la lutte primordiale entre Lucifer et Dieu. Il faut donc ABSOLUMENT employer l'argument divin pour terrasser les subversifs, sinon rien, ce n'est même pas la peine de commencer, il vaut mieux rester couché, le combat est perdu d'avance. "Quis ut Deus ?", "Qui est comme Dieu ?", dira SEULEMENT saint Michel Archange à Lucifer le révolté, père de nos rebelles actuels. C'est tout. Et cela suffit. Saint Michel rembarre et terrasse Lucifer en mettant seulement, si j'ose dire, Dieu dans la balance. Un maire qui déclarerait : "Je rejette la loi du mariage gay, et ne marierai par conséquent aucun couple de même sexe, parce que c'est un attentat mortel contre Dieu et la nature humaine telle qu'Il l'a créée, et parce que notre bonheur temporel et éternel à tous et chacun d'entre nous consiste à vivre selon Dieu et la nature telle qu'Il l'a faite, y contrevenir ne faisant que nous amener la mort temporelle, en passant notamment par le sida et, infiniment plus grave, la mort éternelle", aurait gagné la partie d'un seul coup d'un seul, dans le principe même de la question. Les subversifs en seraient foudroyés. Comme quand Jésus a dit devant Pilate : "JE SUIS ROY". Quand bien même ce maire héroïque en serait subséquemment flagellé, couronné d'épines, et enfin crucifié par le monde maudit qui nous entoure, puisque nous sommes aux temps de la Passion de l'Église et de l'humanité, il aurait éternellement gagné, et la couronne de gloire serait surnaturellement sur sa tête pour n'en plus bouger.
        Mais voilà : on ne trouvera aucun maire français pour dire ça, pire : on NE peut PAS en trouver dans le cadre démocratique des "droits de l'homme" dans lequel ils exercent obligatoirement leur mandat politique.
        Parce que, de par la nature révolutionnaire dudit mandat, les malheureux maires français actuels ne peuvent absolument plus invoquer Dieu et son Autorité au for public, le voulussent-ils très-fort, sans remettre en cause ipso-facto leur mandat politique. Invoquer Dieu et son Ordre sur la place publique, comme raison et cause premières du refus des lois mauvaises, est en effet absolument antinomique des "droits de l'homme", et donc rigoureusement interdit, excommuniable, voire psychiatrisable, le plus grand péché que puisse commettre l'homme politique moderne. Et aucun maire français actuel ne peut franchir ce barrage... à moins d'être un héros de la Foi et de sacrifier par-là même son mandat politique. Il ne faut pas oublier, en effet, que même les maires français qui sont de bonne volonté (et il y en a sûrement) ont tous un buste de de cette p..... de Marianne dans la grande salle de la mairie où les conseils municipaux se réunissent, les délibérations se prennent, les mariages se font, etc. ; que si jamais, comprenant qu'elle est le symbole de la Révolution antichrétienne et des lois mauvaises dans leur commune, ils prenaient à ces bons maires de l'enlever et la foutre à la poubelle, même avec l'assentiment du conseil municipal, pour vivre désormais dans leurs communes avec les lois de Dieu, ils seraient immédiatement démissionnés par le préfet. PARCE QUE TOUT MAIRE FRANÇAIS ACTUEL EST UN OFFICIER RÉPUBLICAIN RÉVOLUTIONNAIRE DANS LE FOR PUBLIC, DONT LE CREDO OBLIGATOIRE EST "LES DROITS DE L'HOMME" SANS DIEU NI SON CHRIST. Dès lors qu'il accepte son mandat de maire quand il est élu, il souscrit obligatoirement à cette toute première règle du jeu, quand bien même, en son for privé, ce serait le meilleur des catholiques. Il lui est donc, de par la nature révolutionnaire de sa fonction publique même, radicalement IMPOSSIBLE d'invoquer... le Droit de Dieu dans la vie publique des hommes pour contrer les lois mauvaises. C'est dans la constitution républicaine, et c'est aussi simple que cela.
        Ce qui bien sûr signifie que tout est fichu, foutu, sur le plan purement humain, puisque justement il faudrait absolument des maires invoquant Dieu et son Autorité sur la place publique, pour terrasser la loi du mariage gay, seul ce moyen pouvant le faire ; or, on n'a plus que des maires systématiquement inféodés aux "droits de l'homme" antinomiques de ceux de Dieu. Tout est donc foutu, fors l'Espérance chrétienne en Dieu et en Dieu seul, c'est bien le cas de le dire.
        Tout le monde, de nos jours, pusillis cum majoribus, est d'ailleurs tellement imbibé, possédé de la "puissance des ténèbres" droitsdel'hommesque, que les gens bons (sans jeux de mots), en ce compris hélas les traditionalistes, ne peuvent même plus concevoir la défense du Bien autrement qu'avec les armes... républicaines-révolutionnaires. Comme les maires de France, leur sanior pars pourtant, ne l'illustrent que trop bien. Tellement on ne peut plus vivre avec autre chose qu'avec la Révolution et ses diaboliques produits. N'ai-je pas entendu, effaré, honteux, encoléré, les participants d'une des "manifs pour tous" commencer ou finir leur journée, je ne sais plus, en chantant joyeusement à tue-tête la... Marseillaise, ce chant fait par et pour la Révolution, qui est aussi utilisable pour le combat du Bien... qu'une lesbienne pour expliquer la pureté aux enfants ?!?
        Cette situation affreuse, si l'on y réfléchit même un tout petit-petit peu, est un comble inouï, qui montre épouvantablement bien à quel degré d'anéantissement spirituel COMPLET est rendu l'homme, de nos jours, dans sa vie publique-politique. Léon Bloy, en 1900, n'aurait même pas été capable d'imaginer ça, dans ses plus pessimistes projections prophétiques pour notre temps. Par contre, Isaïe, dans l'Ancien-Testament, a bien prophétisé cette situation : "La vérité est à terre, et il n'y a plus d'hommes" (LIX). La Vérité, qui est Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur et Roy, est à terre ? On a mains et pieds rigoureusement liés pour l'invoquer, pire, soi-même on n'ose plus et on la remplace sacrilègement par la "liberté de conscience", sa luciférienne contrefaçon, son satanique ersatz ? Il n'y a donc plus d'hommes. C'est lapidaire. Utiliser l'arme de la "liberté de conscience" à la place de celle de Jésus-Vérité, qui pourtant est une "épée à double tranchant" (Apoc.), c'est avouer n'être plus que des foies jaunes, des mi-portions, des lavettes. Isaïe dixit.
        Quant à moi, j'éloigne de mon âme avec une vive et profonde répulsion, voire mépris et sainte-colère, ces combats impurs qui s'intègrent bêtement et fort honteusement dans le cadre républicain-révolutionnaire, à vocation certaine de se faire hara-kiri tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, "Manifs pour tous", "soutien aux maires invoquant la liberté de conscience", pétitions diverses aux institutions républicaines, main sur le coeur et à trois genoux plutôt qu'à deux devant ceux qui détiennent des postes de responsabilité dans notre (!) Démocratie, etc. Afin de garder un fond de bile à peu près sain pour "tenir bon jusqu'à la fin".
        Pour finir sur une note d'humour, car tout cela est infiniment grave, navrant à l'excès, désolant au possible (notamment parce que la plupart des catholiques qui s'enfourguent dans ces faux-combats sont de braves gens) : je sais, xxx, que tu fartrifouilles souvent sur "Leboncoin.fr", pourrais-tu stp me trouver un sarcophage égyptien, série Ramsès II Deluxe, avec ses bandelettes d'origine, état neuf, n'ayant jamais servi (je ne veux pas de momie douteuse qui pue dedans), je pressens en avoir furieusement besoin pour moi quelque jour prochain............................
        ... Je vais te dire, cher xxx, la SEULE chose qui pourrait encore être faite en Politique de nos jours, en tant que catholique (je ne parle pas pour toi qui n'est malheureusement pas en santé pour le faire) : ORGANISER UN PÈLERINAGE ANNUEL À LA CATHÉDRALE DE REIMS, LÀ OÙ SONT LES ANTIQUES FONTS BAPTISMAUX QUI ONT VU LE SACRE-BAPTÊME DE TOUT LE PEUPLE FRANC ET DE CLOVIS (c'est en effet ainsi que cela s'est passé : TOUT le peuple franc avec son roy et ses antrustions, les premiers de la nation franque, a été CONSACRÉ à Dieu, dans le cadre d'une véritable théophanie, et pas seulement baptisé, et pas seulement Clovis notre premier roy, pour opérer le salut sociopolitique dans le monde entier en passant par l'Europe, à la Noël 496 -date historiquement bien exacte-, j'en donne les preuves dans mon Traité de la religion royale française ou le vrai visage de Clovis, consultable au lien suivant : http://www.eglise-la-crise.fr/images/pdf.L/TRRFCompletDuToutAvecNDDeGraçayA4.pdf). Cela tombe bien : le baptistère de Clovis vient d'être retrouvé sous la cathédrale grâce aux fouilles archéologiques réalisées ces toutes dernières années, presque à la fraîche, en 1993-96 (fouilles, d'ailleurs, financées en grande partie par... la République française !!!! De nos jours, il ne faut donc vraiment plus s'étonner de rien : les gens bons prennent les armes du mal, et les méchants financent les bonnes œuvres, c'est ça justement, le mystère de l'Antéchrist, l’hermaphrodisme du Bien et du mal dans une même personne, et c'est bien vers cette abomination de la désolation dans le Lieu-Saint qu'on va ; soit dit en passant : le pape François est un modèle du genre...). Cf., pour le détail de ces fouilles archéologiques, le site officiel, républicain donc (!), au lien suivant : http://www.cathedrale-reims.culture.fr/premiers-edifices.html.    
        FAIRE CE PÈLERINAGE ANNUEL AU BAPTISTÈRE DE REIMS À LA SEULE FIN SURNATURELLE DE SUPPLIER DIEU DE NOUS ENVOYER LE ROY DE FRANCE POUR RÉINSTAURER L'ORDRE TRÈS-CHRÉTIEN DANS TOUT L'UNIVERS. D'abord, bien sûr, en France, puis, de-là, dans l'Europe (qui, métapolitiquement, n'est jamais rien d'autre qu'une Grande-France, dilatatio regni disent merveilleusement bien les chartes carolingiennes en parlant, par exemple, des confins Est de la Francia orientalis, oh pardon, de l'Allemagne), puis enfin dans le monde entier. Lequel roy, bien sûr, si le Bon Dieu daignait nous le donner, foutrait le pied au c.., en direction des ténèbres extérieures, à tous ces très-crétins qui ne veulent pas être ni vivre sociopolitiquement en très-chrétiens (il ne s'agit pas ici, en effet, de vie privée, mais de vie publique-politique), de droite ou de gauche, tous les rebelles à l'Ordre de Dieu, à sa Présence dans la sphère sociopolitique, et notamment quant au mariage (ce n'est qu'un aspect de la question, certes important).
        Non, non, le roy de France très-chrétien n'est pas dépassé. Attendu que Dieu, dans ses œuvres, n'est jamais dépassé. C'est pourquoi, depuis l'instauration théocratique de la Noël 496, le roy de France, "empereur en son royaume", ne meurt pas. Pas plus que Dieu. Nous avons donc, au moment où j'écris ces lignes et à celui auquel tu les liras, xxx, un roy de France très-chrétien... par l'absence. Il faut tout simplement demander au Bon Dieu qu'Il veuille bien nous le rendre... présent, qu'Il nous le... découvre, qu'Il... l'impose invinciblement et souverainement au monde entier pour son salut. Il est là, il existe, il vit AUJOURD'HUI, le roy très-chrétien, mais il est occulté par la masse de notre péché collectif, qui n'est pas petit, surtout celui républicain, et beaucoup plus encore celui "républicain-catholique" (et pire encore : celui "républicain-traditionaliste")... au point qu'on ne sait même pas qui il est.
        En effet, il faut bien comprendre que nous vivons toujours dans l'économie politique très-chrétienne royale, d'essence théocratique, acheiropoïète (= non-faite de main d'homme) JUSQU’À LA FIN DES TEMPS. Elle ne peut tout simplement pas, cette dite économie mise en route par Dieu POUR TOUT LE TEMPS DES NATIONS à la Noël 496, et ce, très-miraculeusement (un pape dira de cette merveilleuse cérémonie nocturne qu'elle fut un "déluge sacré", tellement la Présence divine y était sensible...), être abolie par l'homme, le voulût-il très-fort avec ses semblables en 1789. Même quand s'y ajoute l'abominable caution concordataire des papes post-révolutionnaires, incroyablement traîtres à leur mission sacrée dans la chose politique constitutionnelle depuis Pie VII en 1801. Car ce n'est pas l'homme qui fonde la Politique réelle, c'est Dieu. L'homme est viscéralement impuissant à changer puis refonder in concreto un Ordre politique véritable, il ne peut prendre l'Ordre politique, quelqu'il soit, que de la Main de Dieu. Seul Dieu peut CRÉER en Politique, ce que ne comprend plus du tout l'homme moderne, qu'il soit du reste de droite ou de gauche, conservateur (par ex. : Maurras), ou progressiste (genre Maritain à la fin de sa vie) ; par contre le juif, beaucoup moins dégénéré moralement que l'homme moderne au temps du prophète Samuel, l'avait très-bien compris lorsqu'il ne veut plus du gouvernement des Juges, qu'il veut remplacer par des roys : il ne s'imagine pas un seul instant pouvoir ériger lui-même la nouvelle économie politique qu'il veut, pourtant en rébellion contre Dieu qui lui avait donné les Juges, il va demander À DIEU de créer le nouvel ordre politique des rois, qu'il veut ! Ce en quoi donc, il s'est montré beaucoup moins dégénéré que l'homme moderne (la même leçon se tire d'ailleurs des moeurs politiques théocratiques chez les "barbares" : l'homme moderne, y compris quand il est catholique, se montre donc inférieur, et au juif, et au "barbare"...). La seule chose que l'homme déchu peut faire de lui-même en Politique, qu'il vive dans l'Ancien ou le Nouveau Testament, c'est ériger des sociétés d'iniquité à base d'"animal social" aristotélicien, de soi parfaitement inexistentielles parce que non-ordonnées constitutionnellement à la poursuite du "bien commun". Et c'est bien sûr le cas de TOUTES les sociétés démocratiques actuelles (car l'ordonnance constitutionnelle au "bien commun" est la condition sine qua non de la validité et de la légitimité de tout pouvoir politique, selon saint Paul en Rom. XIII, ce qui implique, depuis la Révélation, l'obligatoire mention du Dieu vrai et de son Christ dans la Constitution, comme étant la source du "bien commun", condition théologiquement dirimante, que ne remplit nullement, faut-il le dire, AUCUNE ni toutes des démocraties post-révolutionnaires constitutionnellement basées sur les "droits de l'homme" refusant précisément à Dieu et à son Christ de fonder le "bien commun" ; condition cependant théologiquement dirimante disais-je, quant à la validité et légitimité des nouvelles institutions démocratiques, dont, soit dit en passant, AUCUN pape moderne venant après la Révolution ne nous aura parlé, en ce compris les plus saints... mais en leur privé seulement).
        OR DONC, CE QUI EST SÛR DE SÛR, C'EST QUE DIEU A CRÉÉ EN POLITIQUE À LA NOËL 496 (le miracle inouï de Jeanne d'Arc, venue de par Dieu réactiver l'élection divine de la France en plein XVème siècle moralement déliquescent, miracle à nulle autre nation connue, de près ou de loin, en témoignera avec éclat au Jugement dernier, pour la confusion des réfractaires de tout poil, en ce compris d'ailleurs la gent d'église qui ne veut voir en elle qu'une simple "héroïne nationale" comme il pourrait en exister dans d'autres nations, alors qu'elle était le héraut de l'élection & la mission divines de la France, ce qui est, comment dirais-je ?... un peu autre chose). MAIS, QUE JE SACHE, DIEU N'A RIEN CRÉÉ DEPUIS LORS, EN TERMES D’ÉCONOMIE POLITIQUE NOUVELLE. Qu'on se le dise et honnie soit qui mal y pense, quiqu'engroigne.
        Suite à ce pélerinage annuel et nos pénitences (car "le lion est vaincu en rugissant [politique révolutionnaire], l'Agneau vainc en souffrant" [politique très-chrétienne], c'est une des plus belles paroles de saint Augustin), le Bon Dieu nous enverrait notre roy très-chrétien doté de la force sociopolitique de l'Ordre, pour faire vivre Jésus-Christ et son Amour dans la sphère publique, ou... ne nous l'enverrait pas (car nous sommes dans les temps de la Passion de l'Église et de l'humanité, et, pour nous aussi, "il faut que l’Écriture s'accomplisse"... sur la croix, le disciple n'étant pas au-dessus du maître). Mais, quant à nous, nous aurions fait la SEULE chose qu'un catholique vrai et véritable peut encore faire en Politique à l'heure actuelle pré-antéchristique, sans se prostituer damnablement et fort honteusement au principe républicain antichrist, via la "liberté de conscience", la Marseillaise, le vote démocratique (et que sais-je encore de plus polluant pour l'âme) : DEMANDER À DIEU SON ROY TRÈS-CHRÉTIEN LIBÉRATEUR. Cela, pour le moins, montrerait à Dieu qu'on croit toujours en Lui, en Politique.
        SEUL en effet, il faut bien le comprendre et s'en convaincre salutairement, j'y insiste, SEUL le roy de France, "Tenant-lieu" du Christ royal pour tous les Temps des nations (au Moyen-Age, on l'appelait : "Vicaire du Christ en la temporalité" !), aurait grâce & pouvoir divins de remettre en vigueur l'Ordre sociopolitique en France et dans le monde entier, même encore de nos jours (car Dieu est tout-puissant), c'est-à-dire de rendre PRÉSENT pour tout homme au for public la Personne du Christ Pantocrator, du Christ qui règne dans sa dimension publique-politique et non pas seulement privée, qui sauve amoureusement l'homme dans le temporel avant de le sauver pour l’Éternité, subséquemment bien sûr de supprimer AU NOM DE DIEU ET DE SON CHRIST les lois mauvaises (surtout évidemment, celles du mariage, dont il faut rappeler que le Christ est le Restaurateur divin), mais encore bien, entre autres... de supprimer la surveillance big brother de toute l'humanité, qui est en train de s'installer occultement, sournoisement, par les écoutes téléphoniques et Internet, pas seulement américaines mais de toutes les nations européennes (car ce jeune héros d’Édward Snowden a révélé le pot-aux-roses : toutes les nations européennes, France, Allemagne, etc., ont aussi leur système national d'écoute, et... il suffirait tout simplement de les interconnecter tous ensemble pour mettre le monde entier sous surveillance PERMANENTE ET DANS L’IMMÉDIATETÉ ! Même le roman d'Orwell, "1984", serait dépassé !!), etc. PERSONNE d'autre que le roy de France ne peut rétablir l'Ordre très-chrétien à sa place, fût-il le plus doué, le plus génial, le plus puissant, le plus pur des hommes politiques... car il s'agit ici d'une grâce surnaturelle dans l'ordre politique que Dieu départit uniquement au roy très-chrétien, au successeur actuel de Clovis.
        Il faudrait un homme de Dieu, suscité par Lui, pour lancer ce pélerinage annuel, et bien sûr, avec lui, des catholiques politiquement SÉRIEUX, c'est-à-dire de conviction et de pratique non-républicaines, sans compromission ni faille, ayant rigoureusement excommunié dans leur âme les structures politiques actuelles (ce qui inclut, à tout le moins, l'engagement de ne jamais voter dans le système démocratique actuel, du plus grand niveau présidentiel au plus petit niveau communal...). N'oublions pas qu'au temps d'Abraham, la ville fut sauvée avec seulement... dix justes.
        Hélas ! Hélas ! Même les gens bons, en ce compris les prêtres tradis, ne peuvent plus comprendre que la seule solution à la merda politicus actuelle, est de demander à Dieu le roy très-chrétien. Et ce n'est même pas de leur faute d'ailleurs, mais celle des papes post-révolutionnaires, surtout du concordataire Pie VII et du ralliériste Léon XIII, ce dernier achevant d'obscurcir complètement et atrocement les meilleurs esprits, en forçant les catholiques français à "croire" à la République, credo in Rempublicam. Les meilleurs, la preuve : Mgr Lefebvre lui-même soi-même fut contaminé, imprégné de cette déviance léontreizienne, c'est pourquoi on le voit n'éprouver aucune vergogne d'intituler un chapitre de son dernier livre Ils L'ont découronné, écrit peu avant sa mort en 1991 : "Jésus-Christ, roi des républiques"...!!! Plus fou tu meurs, puisque TOUTES les républiques post-révolutionnaires modernes, à commencer bien sûr par celle de France, sont constitutionnellement... athées ; comment donc concevoir Jésus-Christ roy d'un ordre politique... athée dans le principe même qui le fonde ?!??? Nos clercs, les meilleurs donc, sont vraiment tombés sur la tête. Comment ne pas penser à la prophétie de soeur Lucie de Fatima qui parlait de "désorientation diabolique généralisée" pour nos temps de la fin ? Très cléricalement généralisée en effet, cette désorientation diabolique...
         Tout ce que dessus étant bien posé, mûrement et longuement médité, je suis de plus en plus persuadé qu'il n'y a vraiment plus que le Retour du Christ glorieux sur les Nuées du ciel à attendre, comme prochain évènement POLITIQUE, je dis bien POLITIQUE, pour tout remettre en ordre et nous sauver ; les hommes, clercs et laïcs mélangés, se montrant vraiment impuissants par tous les côtés, on vient de le voir avec les meilleurs maires de France... et mettons miséricordieusement le voile de Noé sur les tradis.
        Ce qui sera fait apocalyptiquement, et ça va (enfin) chauffer tuediable, surtout pour les impies, Déluge universel de feu inclus, dans les ténèbres, le tonnerre et les éclairs Boanergès. Ce sera pour toute l'humanité une véritable opération chirurgicale sans anesthésie, du moins pour lesdits impies (car, pour les justes, il leur est promis, sûrement à proportion de leur sainteté, "d'échapper à toutes ces choses qui doivent arriver, et de paraître avec confiance devant le Fils de l'homme", Lc XXI, 36). Pendant trois jours et deux nuits.
        Sinon, rien : ni pastis ni Le Pen.

        Avec toute ma fraternelle amitié, xxx. Et mes meilleures prières et encouragements pour tenir bon dans ta très-grosse épreuve de santé, qui dure depuis si longtemps que je ne sais même plus comment tu étais quand tu avais la santé : je profite de ce courriel pour te dire que tu nous édifies tous, à la maison, par ta patience et ton courage quotidiens.
        Ton frère affectionné,

 Vincent.

        PS 1 : J'autorise la diffusion de cette mienne correspondance à tous vents (de préférence bons), comme on veut et à qui l'on veut. Je compte d'ailleurs la mettre en article sur mon site : www.eglise-la-crise.fr 

        PS 2, ce 19 septembre 2013 : Suite de la pétition des maires de France. "Mariage gay : les Sages examineront le refus des maires. - Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur le droit des maires ou de leurs adjoints opposés au mariage homosexuel à refuser de les célébrer au nom de l'objection de conscience. Le Conseil d'État, saisi le 2 juillet par le collectif des Maires pour l'enfance, a annoncé, hier, avoir transmis aux Sages la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soumise par les élus. Le Conseil constitutionnel aura trois mois pour trancher la question de l'objection de conscience des maires" (Ouest-France du 19 septembre 2013). 

        Tuediable ! Les... Sages (avec un "S" majuscule) !!! En fait, ces autoproclamés "sages" ne sont rien d'autre que des "très-petits docteurs" (Léon Bloy) de la République constitutionnellement... athée (probablement tous affiliés à la franc-maçonnerie, avec ou sans tablier, soigneusement triés sur le volet pour leur allégeance béni-oui-oui sans faille, que dis-je, leur ardente ferveur au principe républicain... athée). Il n'est pas vraiment difficile de deviner la suite que ces prétendus "Sages" vont donner à la requête... républicaine des maires de France.

        Suite, donc, et sûrement fin, dans trois mois ; fin sans appel, fin de non-recevoir sur lequel il sera interdit de revenir, fin abominablement honteuse, toute dominée par le triomphe complet du mal et des méchants dans l'ordre politique-public, dans les mains desquels les "bons" auront eu l'inouï reniement et/ou la sottise de remettre la cause du Bien, de Dieu et des hommes dignes. L'Histoire ne pourra que retenir, quant à la loi scandaleuse du mariage gay, que les maires de France, leur sanior pars pourtant, n'auront pas su poser la... QPC (question prioritaire de catholicité).

        PS 3, ce 14 octobre 2013 : "Mariage gay : les Français et la clause de conscience. - Une majorité de Français (54 %) est opposée au fait qu'un maire puisse s'opposer à l'application d'une loi sur la base d'une objection de conscience, selon un sondage YouGov pour le Huffigton Post et iTélé. Le Conseil constitutionnel se prononcera sur cette question le 18 octobre" (Ouest-France du 14 octobre 2013). On va chercher "l'opinion démocratique de la majorité", qui va dans le sens d'un refus de la clause de "liberté de conscience" invoquée par les maires de France pour refuser la loi du mariage gay, c'est presque dire que la cause est déjà jugée dans le mauvais sens, Rempublica locuta, causa finita est ! Ce sondage récent, ayant eu lieu entre le 4 et le 8 octobre 2013, révèle d'ailleurs une chose incroyable, que ne dit pas Ouest-France. Il y avait en effet deux questions posées au sondé(e) : 1/ "Selon vous, les maires devraient-ils avoir le droit de refuser d'appliquer une loi en raison d'une objection de conscience ?" et 2/ "Selon vous, les maires devraient-ils avoir le droit de faire valoir une clause d'objection de conscience pour refuser de marier un couple de même sexe ?". Or, à la première question qui pose le problème de l'objection de conscience quant à la loi entendue d'une manière générale, les français ont répondu "non" à 54 %, et c'est ce chiffre qu'a retenu Ouest-France. Mais à la seconde question, posant le problème de l'objection de conscience uniquement quant à la loi du mariage gay, les français ont répondu "non" à... 57 % ! Éh bien, je trouve cela... croustillant. Les français ont donc moins de réticence à accepter l'objection de conscience quant à la loi en général, que pour la loi contre-nature du mariage gay !! Ce qui signifie très-clairement que les français dans leur ensemble, sont loin, sur la question des mœurs, d'être... "plus sains qu'on ne croit", comme veulent s'en illusionner certains faux-prophètes d'extrême-droite que je ne nommerai pas, ils sont au contraire... "plus pourris qu'on ne croit". On pourra consulter le sondage en question au lien suivant : http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/cn6jgzzo9z/Baro_HP_Itele_Oct.pdf

        Dernier PS, ce 19 octobre 2013 : "Les maires tenus de célébrer les mariages gays. - Le Conseil constitutionnel a décidé, hier, de ne pas reconnaître de clause de conscience aux élus locaux opposés aux unions entre personnes de même sexe. Ils devront appliquer la loi. Après avoir validé la totalité de la loi Taubira, en mai, les Sages du Conseil constitutionnel ont douché les derniers espoirs de revanche des opposants au mariage homosexuel. L'absence dans la loi de disposition garantissant la liberté de conscience des officiers d'état civil hostiles au mariage gay est conforme à la Constitution. "Le Conseil a jugé qu'eu égard aux fonctions de l'officier de l'état civil dans la célébration du mariage, le législateur n'a pas porté atteinte à leur liberté de conscience", précise la haute instance. Autrement dit, la liberté de conscience, dont peuvent jouir les militaires, les médecins ou les avocats dans certains cas qui heurtent leurs convictions, ne peut pas être étendue aux maires, car ces derniers sont des représentants de l'État quand ils célèbrent un mariage. Les maires ou leurs adjoints sont tenus d'appliquer la loi. L'officier d'état civil s'expose, sinon, aux peines de cinq ans de prison et de 7 500 € d'amende. Le collectif des Maires pour l'enfance, via son porte-parole Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime), à l'origine de la procédure, a jugé que la décision du Conseil marquait un "recul des droits de l'Homme". Il a estimé que ses membres traitaient les maires de "simples fonctionnaires" alors qu'ils sont d'abord des élus. Ce collectif, qui revendique le soutien de 20 000 élus, et la Manif pour tous ont demandé un rendez-vous à François Hollande. "Des appels à manifester". - Philippe Gosselin, député UMP de la Manche, à la pointe du combat parlementaire, s'est dit "déçu", même si ce n'est pas, selon lui, "une surprise". Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, a promis "des appels à manifester dans les semaines qui viennent". Le collectif va maintenant se tourner vers la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). De son côté, Dominique Bertinotti, ministre chargée de la Famille, s'est dit "convaincue que les élus sauront" dorénavant "permettre à tous les couples de se marier sans difficulté". Depuis la promulgation de la loi Taubira, des édiles ont déjà refusé de célébrer des unions entre les personnes de même sexe, comme à Bollène (Vaucluse) ou à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques). Mais les couples ont finalement été mariés par des adjoints" (Ouest-France des 19-20 octobre 2013). Ceux qui aiment les textes technocratiques bien faits pourront consulter la décision constitutionnelle du 18 octobre au lien suivant : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-353-qpc/decision-n-2013-353-qpc-du-18-octobre-2013.138338.html, ainsi que le commentaire officiel d'icelle, qui vaut son pesant d'assignats (les arguments des républicains pour obliger le maire français à appliquer le mariage gay, en effet, ne valent strictement rien, il serait très-facile de le démontrer), au lien suivant : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank/download/2013353QPCccc_353qpc.pdf

        ... Fin, donc, de l'esbroufe et du grand n'importe quoi. Je recopie ici quelques phrases que j'écrivais le 2 juillet, dans mon courrier ci-dessus :

        Première phrase : "... si je prends les armes du mal pour mener un combat du Bien, ces armes du mal commenceront par... détruire mon combat pour le Bien. C'est ce qui va arriver, avec les maires de France. Il n'y a même pas besoin d'être prophète pour le prédire. Ce sera en effet jeu d'enfant pour les subversifs de leur opposer que la révolutionnaire "liberté de conscience" est nécessairement INTÉGRÉE à la démocratie et à sa volonté manifestée dans la loi républicaine. C'est en effet la démocratie qui est le cadre formel obligatoire de la "liberté de conscience", cette dernière n'étant qu'un matériau pour construire l'ordre démocratique anti-Dieu qui nous est imposé universellement. Et bien sûr : "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté [révolutionnaire] !" Par conséquent, on va vite leur faire comprendre, à ces braves maires républicains mais qui ne vont pas au fond des choses, en les prenant plus ou moins gentiment par le bras, qu'il n'est pas admissible ni même sérieux d'user d'une arme révolutionnaire pour contrer le combat de la Révolution, en l'occurrence, le mariage gay légalisé... Et ils seront, d'une manière ou d'une autre, obligés de se mettre au pas, par l'absurdité même de leur combat : la honte, c'est qu'ils ne seront même pas déboutés injustement, mais... justement ! Tu n'auras qu'à suivre l'actualité, et tu verras que cela va se passer exactement comme je viens de le dire". Au petit poil, en effet...

        Deuxième phrase : "... TOUT MAIRE FRANÇAIS ACTUEL EST UN OFFICIER RÉPUBLICAIN RÉVOLUTIONNAIRE DANS LE FOR PUBLIC, DONT LE CREDO OBLIGATOIRE EST LES DROITS DE L'HOMME SANS DIEU NI SON CHRIST. Dès lors qu'il accepte son mandat de maire quand il est élu, il souscrit obligatoirement à cette toute première règle du jeu, quand bien même, en son for privé, ce serait le meilleur des catholiques. Il lui est donc, de par la nature révolutionnaire de sa fonction publique même, radicalement IMPOSSIBLE d'invoquer... le Droit de Dieu dans la vie publique des hommes pour contrer les lois mauvaises. C'est dans la constitution républicaine, et c'est aussi simple que cela".

        Troisième phrase : "... tout est fichu, foutu, sur le plan purement humain, puisque justement il faudrait absolument des maires invoquant Dieu et son Autorité sur la place publique, pour terrasser la loi du mariage gay, seul ce moyen pouvant le faire ; or, on n'a plus que des maires systématiquement inféodés aux droits de l'homme antinomiques de ceux de Dieu. Tout est donc foutu, fors l'Espérance chrétienne en Dieu et en Dieu seul, c'est bien le cas de le dire".

        Tout est foutu, sur le plan humain, ce que mon PS 2 explicitait ainsi, quatrième phrase : "Suite, donc, et sûrement fin, dans trois mois [en fait, un mois a suffi pour faire tomber le couperet de la guillotine ! Tant les méchants ont hâte de triompher !] ; fin sans appel, fin de non-recevoir sur lequel il sera interdit de revenir, fin abominablement honteuse, toute dominée par le triomphe complet du mal et des méchants dans l'ordre politique-public, dans les mains desquels les "bons" auront eu l'inouï reniement et/ou la sottise de remettre la cause du Bien, de Dieu et des hommes dignes". Je n'aurai pu mieux dire ! Car quant au recours devant la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme, voici ce qu'en pense Dominique Chagnollaud, un spécialiste-expert des questions de droit démocratique international, président du Cercle des Constitutionnalistes : "Il a peu de chance de prospérer dans la simple mesure où cette question relève de la marge d'appréciation des États" (in Le Huffington Post, article "Mariage pour tous et clause de conscience", du 20 octobre 2013). Il serait plus vrai de dire qu'il n'a strictement aucune chance d'aboutir puisqu'il y a déjà eu un cas anglais exactement identique à notre cas français, début 2013, et qu'il a été... débouté par la CEDH : "E. – La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. - La CEDH a été appelée à statuer sur la situation de poursuites disciplinaires contre un fonctionnaire anglais qui refusa d’enregistrer des «civil partnership» anglais pour des motifs religieux et fit l’objet de poursuites disciplinaires. Saisie d’une requête dénonçant l’atteinte à la liberté de conscience, la Cour rejeta la demande au motif que, dans le cadre de la conciliation entre la liberté du requérant, qui avait fait l’objet des sanctions, et les droits des personnes de même sexe de voir leur partenariat enregistré, le Royaume-Uni avait agi dans le cadre de la marge d’appréciation dont les États membres bénéficient pour assurer la conciliation entre des droits qui entrent en conflit et qui sont aussi protégés par la convention. Cf. CEDH, 15 janvier 2013, n° 51671/10, Ms Lillian Ladele c. Royaume Uni" (in "Commentaire de la Décision n° 2013-353 QPC du 18 octobre 2013"). 

        ... Oui, il ne nous reste plus, à nous autres catholiques véritables, qu'à, si j'ose dire, espérer EN DIEU SEUL. C'est pourquoi la conclusion de mon courrier est plus que jamais valable : "Tout ce que dessus étant bien posé, mûrement et longuement médité, je suis de plus en plus persuadé qu'il n'y a vraiment plus que le Retour du Christ glorieux sur les Nuées du ciel à attendre, comme prochain évènement POLITIQUE, je dis bien POLITIQUE, pour tout remettre en ordre et nous sauver ; les hommes, clercs et laïcs mélangés, se montrant vraiment impuissants par tous les côtés, on vient de le voir avec les meilleurs maires de France... et mettons miséricordieusement le voile de Noé sur les tradis. Ce qui sera fait apocalyptiquement, et ça va (enfin) chauffer tuediable, surtout pour les impies, Déluge universel de feu inclus, dans les ténèbres, le tonnerre et les éclairs Boanergès. Ce sera pour toute l'humanité une véritable opération chirurgicale sans anesthésie, du moins pour lesdits impies (car, pour les justes, il leur est promis, sûrement à proportion de leur sainteté, "d'échapper à toutes ces choses qui doivent arriver, et de paraître avec confiance devant le Fils de l'homme", Lc XXI, 36). Pendant trois jours et deux nuits. Sinon, rien : ni pastis ni Le Pen".

        Sic transit merda mundi.

        Appendice, ce 27 avril 2014, canonisation des papes Jean XXIII & Jean-Paul II. Manuel Valls, premier ministre de la République française constitutionnellement... athée, s'était invité à la cérémonie (?). Après avoir été hué par les pèlerins français, le drôle n'en a pas moins osé brandir, tête haute et menton en avant, le péché de la loi du mariage gay adoptée en France : "Le premier ministre a plaidé pour "un dialogue plus ouvert et plus apaisé" avec l'épiscopat catholique, dimanche à Rome, après les tensions nées de la légalisation du mariage homosexuel en France. "Le mariage [gay], c'est fait, c'est rentré dans les faits. TOUT LE MONDE SAIT QU'ON N'Y REVIENDRA PLUS", a-t-il expliqué devant quelques journalistes en marge de la cérémonie de cdanonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II" (Ouest France du 28 avril 2014).

        Il est inouï de voir le pécheur, non seulement oser affirmer publiquement son péché de rébellion ouverte contre l'Ordre divin, et le faire place saint Pierre à Rome, presque en face du pape, mais en plus se faire l'arbitre moral de la situation conflictuelle générée par son propre péché, si j'ose dire (pardon), et avec quelle outrecuidance, arrogance et insolence pleines d'orgueil. Il faut vraiment être aux temps de la Fin des fins, de l'Antéchrist, pour voir cela. Comment ne pas se rappeler la prophétie de Notre-Dame à La Salette : "Tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds"... Ainsi donc, ce que j'écrivais le 19 semptembre 2013, date anniversaire de l'apparition de la très-sainte Vierge Marie à La Salette soit dit en passant, s'est avéré plus que (tristement) vérifié : "PS 2 : Suite [du combat contre la loi du mariage gay], donc, et sûrement fin, dans trois mois ; fin sans appel, fin de non-recevoir SUR LEQUEL IL SERA INTERDIT DE REVENIR, fin abominablement honteuse, toute dominée par le triomphe complet du mal et des méchants dans l'ordre politique-public, dans les mains dequels les "bons" auront eu l'inouï reniement et/ou la sottise de remettre la cause du Bien, de Dieu et des hommes dignes".

        Plus que jamais, notre espérance de catholiques crucifiés est donc en Dieu seul !

       

 

 
       
            
   
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21 octobre 2013, 15:26
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