Comment je suis arrivé à la thèse de "la Passion de l'Église" (nouvelle Préface de L'Impubliable)

           

        ... Comment j'y suis arrivé ? Premièrement, en étant broyé et laminé par le Saint-Esprit dans la mort mystique de l'Église, par pure volonté et choix divins.

        Nul, en effet, ne peut comprendre "LA PASSION DE L'ÉGLISE", c'est-à-dire ce que l'Église vit et meurt en nos jours ultimes précurseurs de la Fin des fins, sans y participer dans sa chair et dans son âme in concreto duro. Or, il n'est pas au pouvoir de l'humain d'y participer de lui-même, même en le voulant très-fort, seul Dieu peut donner la grâce de cette participation à "LA PASSION DE L'ÉGLISE", à la fois terrible et souhaitable.

        Je serai donc... une "âme privilégiée" ? Éh ! Je vais parler en insensé comme dit saint Paul, mais oui, je suis une "âme privilégiée" (!!!) et même très-privilégiée, comme ayant reçu de par Dieu une "révélation", la révélation de ce que l'Église vit et meurt aujourd'hui, et... en cela seulement. Quand bien même le miroir de mon âme me tient dans l'humiliation de mon péché, en le mettant devant mes yeux tous les jours, le Saint-Esprit a daigné formater ma vie dans "LA PASSION DE L'ÉGLISE" dès ma prime jeunesse. Ceci dit, pour les grandes lignes ; les autres vous seront communiquées au Jugement dernier.

        Cette Préface à la 7ème édition de L'Impubliable, que je viens de rédiger, est fort importante, et c'est pourquoi j'en fais un tiré-à-part et la mets sans tarder dans les actualités du Blog (si on veut la lire dans son contexte, cliquer sur : http://www.eglise-la-crise.fr/images/stories/users/43/LImpubliableCompletTERMINUSDEFINITIF7meEdition2015.pdf). 

        Elle est rédigée en gros vingt ans après que j'eus compris que l'Église, singulièrement depuis Vatican II, vivait la Passion du Christ, institutionnellement, universellement, "dans l'Absolu" (Léon Bloy), sans retour possible à une situation non-crucifiée, et avec comme seul et unique dénouement, LA MORT (c'est-à-dire que l'Épouse du Christ doit mourir dans l'économie de salut actuelle, aux fins de ressusciter apocalyptiquement, après une Parousie du Christ Glorieux qui ne sera pas encore la dernière, plus belle et plus glorieuse encore, dans une nouvelle économie de salut qu'il est convenu d'appeler Millenium ou Règne du Saint-Esprit ou encore IIIème Testament, car en effet celle-ci sera au Nouveau Testament ce que celui-ci était à l'Ancien). 

        C'est donc avec le recul et la sagesse des ans passés qui décantent le regard de l'âme, que, dans cette dite Préface, j'expose synthétiquement la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", que j'explique simplement et en résumé "comment j'y suis arrivé", par quels cheminements intellectuels et spirituels bien surprenants... et qui m'ont moi-même bien surpris.

        Je ne saurai trop en conseiller la lecture attentive à toute âme de bonne volonté qui veut comprendre ce que, de nos jours, l'Esprit dit à l'Église, comme dit le moderne, aux fins d'y participer salvifiquement. Et cela consiste essentiellement à se tenir héroïquement au pied de la croix co-rédemptrice sur laquelle est pendue, de nos jours, non plus cette fois-ci Jésus-Christ, mais l'Église Universelle, catholique, apostolique et romaine. Dans l'attente de sa mort crucifiée, pardon, dans l'attente de la Vie glorieuse qui suivra cette mort ecclésiale, qui s'effectuera dans la figure du monde qui passe et sous la main maudite de l'Antéchrist-personne. Tant il est vrai que, comme l'exprime liturgiquement l'Hymne de la messe pascale, Mors et vita duello, conflixere mirando, dux vitae mortuus, regnat vivus ! (La mort et la vie sont dans un duel merveilleux, l'Auteur de la Vie est mort, et, vivant, Il règne !)

        Bonne lecture !

 

 

Préface

(de L'Impubliable)

 

        "Mon Dieu, mon Dieu, Pourquoi m'as-tu abandonné ?

Les cris de mes péchés sont cause que le salut est bien éloigné de moi.

(…) Cependant, Il n'a point détourné de moi son Visage ;

mais Il m'a exaucé lorsque je criai vers Lui"

(Ps. XXII, dit de la déréliction du Juste)

 

        Les prémisses de la longue étude qui va suivre ont été posées originairement dans le cadre de mon grand Traité de la religion royale française ou le vrai visage de Clovis, comme formant une partie importante de la Conclusion générale de l'ouvrage (pp. 655-697).

        Depuis la parution de ce Traité, en septembre 1997, quelques lecteurs, daignant trouver ces pages finales très-éclairantes sur la situation exacte de l'Église après Vatican II, m'ont conseillé d'en faire un tiré-à-part.

        J'acquiesce d'autant plus volontiers à leur désir, que c'est aussi le mien de mettre au grand jour, le plus possible, la Vérité vraie de "la crise de l'Église" générée principalement par Vatican II, parce que seule la vérité épanouit et libère l'âme fidèle, Veritas liberabit vos. J'ai donc repris les quelques pages rapides que j'écrivais alors en conclusion de mon Traité, pour les développer considérablement en une étude la plus exhaustive possible, afin que l'exposé théologique, autant dans les condamnations des positions traditionalistes principales que dans la présentation de la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", ne puisse être attaqué de quelque manière que ce soit. C'est ce travail que vous allez lire maintenant.

        En fait, de quoi s'agit-il ? Il s'agit essentiellement de trouver dans la Foi une explication à la situation ecclésiale aberrante issue de Vatican II, théologiquement incompréhensible de prime abord, et qui s'énonce ainsi : Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse.

        Ce décret magistériel ayant valeur d'exemplaire pour toute "la crise de l'Église", il est juste de le prendre comme fondement du problème théologique. C'est d'ailleurs la plupart du temps contre lui, et l'orientation œcuméniste hétérodoxe tout azimut qui s'en est suivi dès immédiatement après la clôture du concile, que les traditionalistes ont réagi pour garder la Tradition doctrinale, allant, pour certains, on le sait, jusqu'à dénier toute légitimité à l'Église qui l'avait promulgué, et pour d'autres, en faire le fondement de "discussions doctrinales" avec les hauts-prélats romains (... dont le plus clair, soit dit en passant, est qu'il en est sorti de l'eau de boudin).  

        Il importe donc extrêmement, tout d'abord, de bien comprendre ce qu'est ce Décret, sous l'angle théologique. Une fois l'exposition théologique bien faite, le problème qu'il pose se résoudra (presque) tout seul. Tant il est vrai que bien poser les bases d'un problème, c'est déjà le résoudre à moitié.  

        Considérons que cet acte magistériel regarde trois lieux théologiques. 1/ les "membres enseignants" qui signent cet acte, soit le pape et les évêques conciliaires avec lui, par rapport à leur légitimité ; 2/ le cadre magistériel de l'acte ou contenant, par rapport au charisme de l'infaillibilité ; 3/ le contenu textuel de l'acte, par rapport à l'orthodoxie doctrinale.  

        Je vais d'ores et déjà donner ici, sans plus attendre, les conclusions formelles auxquelles je suis arrivé en finale de toute ma longue enquête, en m'appuyant sur les fondamentaux certains de la Foi, et dont on trouvera, au fil de l'écrit qui va suivre, toute l'argumentation serrée, basée sur la Foi et les faits de l'Histoire ecclésiastique, donc indiscutable.  

        Quant au 1/, à savoir la légitimité des Pères conciliaires à commencer bien sûr par celle du pape, celle de Paul VI. Il n'est pas permis, sous peine d'anathème, de dire que les papes de Vatican II & post ne sont pas légitimes (= thèse sédévacantiste). Car la règle prochaine de la légitimité pontificale n'est pas que le pape a la Foi dans son magistère, contrairement à ce que pensent indûment les sédévacantistes, mais qu'il est reçu et reconnu comme Vicaire actuel du Christ, receptus & probatus, par l'Église Universelle, représentée ordinairement, dans nos temps modernes, par le Sacré-Collège cardinalice dans sa majorité canonique (la règle que le pape doit avoir obligatoirement la Foi dans son magistère existe bien, certes, mais elle est une simple subséquence de la reconnaissance ecclésiale universelle du pontife romain, qui est, et elle seule, la règle prochaine de la légitimité pontificale : elle la suit et ne la précède pas ; c'est-à-dire, pour suivre le raisonnement sédévacantiste, que si le pape est déficient quant à la Foi dans son Magistère, c'est à l'Église Universelle représentée par les cardinaux en corps d'institution, de le dire, et d'en tirer la conséquence pour la légitimité de ce pape, et personne d'autre ne peut les suppléer pour cela, et surtout pas de simples "membres enseignés" comme le sont... tous les sédévacantistes). Or, bien sûr, à commencer par Paul VI, le signataire de la Liberté religieuse hétérodoxe, puis tous ceux qui le suivront sur le Siège de Pierre en la professant eux aussi, tous et chacun ont dûment bénéficié de cet acte de reconnaissance ecclésiale universelle de leur qualité de Vicaire actuel du Christ, toujours de l'ordre du fait dogmatique de soi infaillible, le dernier en date s'appelle François. Cet acte est en effet une loi fondamentale de la Constitution divine de l'Église, qu'on ne peut dénier sans abdiquer immédiatement la Foi, ipso-facto, je le dis bien sûr en direction, on l'a deviné, des... sédévacantistes. Ainsi donc, pour conclure ce point, il est rigoureusement impossible de soutenir, pour tacher de trouver une porte de sortie à l'acte magistériel hérétique de la Liberté religieuse, que les acteurs de Vatican II, qui avaient pouvoir et mandat de mettre en œuvre l'infaillibilité dans l'Église le 7 décembre 1965, singulièrement le pape, n'étaient pas de vrais "membres enseignants".  

        C'est pourquoi j'ai intitulé le chapitre dénonçant le sédévacantisme, "la désolation de l'abomination" : rien de plus désolant, abominable, en effet, que cette position qui s'avère être, au final, fort gravement schismatique et hérétique.  

        Pour ce qui est du 2/, à savoir le cadre formel de l'acte magistériel de la Liberté religieuse, quant à la mise en œuvre, ou bien non, de l'infaillibilité ecclésiale. Les clercs de Mgr Lefebvre soutiennent quant à eux, pour s'en sortir, que si le pape et les évêques qui ont signé la Liberté religieuse le 7 décembre 1965 sont bel et bien de vrais et légitimes "membres enseignants" de l'Église, qu'il n'en faut certes point douter, par contre, ce décret magistériel n'est pas du tout doté de l'infaillibilité, comme n'étant pas une manifestation du Magistère ordinaire & universel, moins encore l'est-il de celui dogmatique extraordinaire, il ressortirait soi-disant seulement d'un prétendu Magistère "authentique" de soi non-doté de l'infaillibilité, dont il est bon de savoir, par ailleurs, ce que se gardent bien de préciser les lefébvristes, que ce très-moderne voire moderniste département magistériel est très-récent dans l'Église, véritable bébé vagissant dans la dogmatique (les théologiens ont commencé à en parler seulement à partir des années 1900, pas avant, et encore, sans le définir exactement...). Ainsi, la chose s'arrangerait (sur l'air de : Tout va très bien, Madame la marquise) : le décret conciliaire sur la Liberté religieuse serait bien sûr extrêmement regrettable, un lapsus très calami pour sûr !, mais n'attaquerait en rien la Constitution divine de l'Église... puisque l'infaillibilité n'y est pas engagée. Malheureusement, c'est une thèse théologiquement absolument insoutenable, irrecevable, et les lefébvristes font une très-grave faute contre la Foi que de la soutenir, car ils ne peuvent le faire, comme ils le font hélas sans vergogne aucune et en rejetant perseverare diabolicum toute critique à ce sujet, qu'en attaquant hérétiquement le concept catholique du Magistère ordinaire & universel d'enseignement, de soi toujours infaillible, concept bien enseigné, sans équivoque aucune, par les Pères de Vatican 1er : or, si l'on suit l'enseignement des Pères de Vatican 1er, le Décret magistériel de la Liberté religieuse est indiscutablement un acte qui ressort bel et bien du Magistère d'enseignement doctrinal ordinaire & universel, de soi toujours doté de l'infaillibilité ecclésiale, et non point d'un prétendu Magistère "authentique", de soi non-infaillible.  

        C'est pourquoi, j'ai intitulé le chapitre dénonçant le lefébvrisme, "l'abomination de la désolation" : rien de plus abominable, désolant, en effet, que cette position qui humanise l'Église du Christ en la présentant comme une Institution humaine faillible dans son Magistère d'enseignement doctrinal universel, à la moderniste (... un comble, pour ceux qui se sont mis gaillardement sous le patronage de saint Pie X, le grand pourfendeur du modernisme !).  

        Et quant au 3/, à savoir le contenu doctrinal de l'acte magistériel quant à son orthodoxie catholique. La dernière porte de sortie consiste à reconnaître que le pape est effectivement bien pape en signant cet acte, que le cadre magistériel formel ou contenant est effectivement bien doté de l'infaillibilité (au moins quant au § 2 de Dignitatis, définitionnel, noyau substantiel et fondement de tout le décret), mais que le contenu de l'acte, à savoir la doctrine de la Liberté religieuse elle-même, n'est pas vraiment une hérésie formelle, et que même on peut trouver un fil d'Ariane (quoique mystérieusement... invisible, jusque là !) entre la doctrine traditionnelle et la Liberté religieuse : c'est, comme chacun le sait bien, la thèse soutenue principalement par ceux qui se sont séparés de       Mgr Lefebvre au moment des sacres épiscopaux en 1988, les "ralliés". Malheureusement, là encore, la thèse est absolument insoutenable, irrecevable dans la Foi : il y a bel et bien, contrairement aux salmigondis de raisonnements des "ralliés", qu'on veuille bien me passer le mot il n'est que trop justifié quand on lit leurs écrits, antinomie doctrinale formelle entre la doctrine catholique sur la question et la Liberté religieuse : j'invite fortement le lecteur qui en douterait à lire d'un trait, en regard synoptique, Quanta Cura de Pie IX et Dignitatis Humanae Personae de Paul VI dans la foulée (cf. les pp. 46-47, où j'ai réuni  ces deux textes), pour constater que ces deux documents magistériels, disent, l'un le blanc, l'autre le noir, sur une base définitionnelle absolument identique de la Liberté religieuse.  

        J'ai inclus, peut-être à tort, cette troisième dénonciation dans la seconde, en tous cas elle mérite le même jugement lapidaire que celle-ci, à savoir : abominable, désolant, nous sommes là encore, en effet, en plein dans "l'abomination de la désolation"...  

        ... Mais alors, alors, s'il en est bien ainsi, cela signifie donc vraiment que l'énoncé théologique du problème de "la crise de l'Église", reste absolument intact, debout, solide comme roc...?!? Je le rappelle ici : Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse. Si l'examen approfondi révèle en effet qu'aucun des trois lieux théologiques qui composent l'énoncé du problème, ne peut être trouvé en défaut, alors c'est très-simple, nous sommes vraiment devant une contradiction radicale DANS l'Église (dont je vais dire, dans quelques lignes, comment elle peut se comprendre dans la Foi catholique : car évidemment, au premier degré, la contradiction DANS l'Église signifie que "les portes de l'enfer ont prévalu contre l'Église"...).  

        Je ne suis évidemment pas arrivé tout-de-suite à ce constat de prime abord impensable, car bien sûr la Foi semble interdire de seulement y penser, et c'est pourquoi on l'exclue d'office, sans même l'examiner. En commençant l'examen théologique de "la crise de l'Église" à la suite des tradis, j'étais au contraire, un peu comme tout le monde chez eux, persuadé que la solution, aux antipodes d'avoir à aboutir à ce constat de contradiction DANS l'Église, consisterait dans le fait qu'un des trois lieux théologiques susdits serait pris en défaut dans l'acte magistériel de la Liberté religieuse, et mon travail consistait donc simplement à découvrir lequel des trois faillissait, pour apporter "la solution théologique de la crise de l'Église" qui permettrait aux tradis, et plus généralement à tous les catholiques et aux âmes de bonne volonté, d'être "un seul corps et un seul esprit" (Eph. IV, 4), et que soit enfin détruit sans retour ce honteux et scandaleux "cercle d'erreurs et de disputes, qui tourne incessamment sur lui-même" (saint Hilaire de Poitiers, au temps de l'arianisme) dans lequel les cathos, surtout ceux tradis, croupissent tous depuis "l'été chaud 1976", c'est-à-dire depuis la première réaction tradi médiatisée. Ce fut ma pensée au départ. Mais je fus de plus en plus surpris, plus j'avançais dans ma longue étude, d'être bien obligé, acculé, de prendre acte qu'aucun des trois lieux théologiques, ô stupeur !, ne pouvait être trouvé... en défaut.  

        Approfondir les raisons des sédévacantistes n'avait abouti qu'à faire briller devant mes yeux admiratifs un magnifique joyau de la Foi, à savoir l'infaillibilité de la désignation, par l'Église Universelle, de sa Tête, c'est-à-dire d'un pape actuel légitime, car elle y "engage sa destinée" (cardinal Journet) : et par conséquent il était rigoureusement exclu de dénier la qualité de Vicaire du Christ d'abord à Paul VI quand il promulgue le décret sur la Liberté religieuse (et bien sûr à Jean XXIII avant lui), puis à tous ceux qui le suivirent sur le Siège de Pierre, puisque tous et chacun d'entre eux avaient dûment bénéficié de cette dite désignation ecclésiale universelle infaillible... Approfondir les raisons des lefébvristes niant que le Décret peccamineux fut doté de l'infaillibilité ecclésiale, n'avait fait que montrer à mon âme émerveillée et mettre à son grand jour, un pur diamant de la dogmatique, à savoir la si belle doctrine de l'infaillibilité du Magistère ordinaire & universel, dont le susdit Décret hérétique était formellement une expression, et même une magnifique expression ! Donc, impossible de trouver en défaillance le deuxième lieu théologique, qui fait rentrer la Liberté religieuse, sans aucun doute, dans le cadre formel de l'infaillibilité magistérielle. Et, dernier de la liste, approfondir les raisons des "ralliés" quant à l'orthodoxie doctrinale de la Liberté religieuse, ne fit que faire mieux goûter à mon âme, infiniment reconnaissante, toute la force libératrice du dogme "Hors de l'Église, point de salut", directement antinomique de la Liberté religieuse, en étalant au grand jour la malhonnêteté intellectuelle profonde de ceux qui veulent, à la suite du pape Benoît XVI, qu'il y ait une possible "herméneutique de continuité" entre la Tradition et ladite anti-doctrine (car la Liberté religieuse n'est même pas une doctrine, c'est seulement la contradictoire formelle d'un dogme défini dans l'Église, et donc une anti-doctrine, c'est les ténèbres inexistentielles par rapport à la Lumière qui, seule, existe). En d'autres termes, la Liberté religieuse est tout ce qu'il a de plus une formelle hérésie, une hérésie formelle.  

        Donc, disais-je, parvenu au terme de mon labeur, j'étais bien obligé de me rendre compte, tout-à-fait ébahi, interloqué, que l'espoir que j'avais en commençant mon étude, à savoir trouver lequel des trois lieux théologiques serait pris en défaut afin de le dénoncer, était vain, trompeur, illusoire, faux. Je restai donc prodigieusement surpris, interdit, devant ma propre conclusion, avec les yeux de l'âme de plus en plus fixés sur l'énoncé théologique du problème de "la crise de l'Église", dont toutes les parties le composant restaient indestructiblement... debout. Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse.  

        Je ne compris pas du tout, dans un premier temps, comment il pouvait bien en être ainsi. C'était même sûr : il NE pouvait PAS en être ainsi. Car évidemment, je le répète, et tout lecteur catholique le comprendra aisément, l'énoncé du problème tend à démontrer, au premier degré de lecture, que "les portes de l'enfer ont prévalu à Vatican II contre l'Église"... Et cependant, plus j'insistai pour détruire l'énoncé, plus la Foi me montrait sa vérité entière, inattaquable, dans toutes et chacune de ses parties...  

        Je fus un fort long temps à cogiter douloureusement le problème, sans pouvoir le résoudre le moins du monde, à mon grand dépit. "Éh quoi !, me disais-je, est-ce que Jésus-Christ n'assiste pas tous les jours son Église, comme Il l'a promis dans l'Évangile, donc en ce compris nos jours de "crise de l'Église" ? Alors, comment, pourquoi, le problème théologique de "la crise de l'Église" semble-t-il ne pas pouvoir se résoudre puisque Jésus-Christ assiste l'Église aujourd'hui, à l'heure d'annhuy, et que la non-possibilité d'une réponse à ce problème serait une preuve pratique que Jésus-Christ... ne l'assiste plus !? C'est-à-dire qu'on ne pourrait que se rendre à ce que signifierait au premier degré l'énoncé susdit, à savoir que "les portes de l'enfer ont prévalu contre l'Église" ?! Ce qui est tout-à-fait impossible, évidemment !!! Alors, alors, comment se fait-il qu'on ne trouve pas la réponse au problème ? Etc."  

        Un vieux prêtre tradi que, à l'occasion, j'avais vaguement consulté sur cette question, avait osé me dire, pour finir la conversation sur un sujet qui ne le prenait visiblement pas aux tripes : "Si on ne trouve pas de réponse, c'est probablement parce qu'il n'en existe pas, il n'y en a pas". Cela, c'était la solution du diable, j'en fus scandalisé. Quoi ! Quand la Constitution divine de l'Église semble mortellement atteinte à sa mœlle par les attendus théologiques plus que certains de la situation ecclésiale contemporaine, il n'y aurait pas d'explication, pas de solution au problème...?!? L'intelligence de la Foi serait donc chose vaine !?! Saint Paul enseigne que le catholique doit toujours être prêt à rendre compte de sa Foi à qui lui fait question ; j'avais trop conscience que si un païen contemporain me demandait raison quant à "la crise de l'Église", je ne pouvais rien lui répondre, et tous les cathos, singulièrement les tradis, n'avaient pas plus de réponse que moi. Mais cela revenait tout simplement à dire que Satan avait triomphé de l'Église, qu'elle était morte, et non pas comme le Christ sur la croix, c'est-à-dire avec espérance certaine de Résurrection et donc de triomphe définitif sur le mal, mais tout au contraire, définitivement vaincue par le diable et le péché du monde, sans plus aucun espoir de Résurrection...  

        Quant à moi, tournant le dos avec indignation à ce pur blasphème, j'attendais la solution de Dieu, expectans expectavi Dominum, dans une certaine "vertu d'impatience", et plus elle me fuyait, plus j'étais résolu à ne quitter point le pré carré avant que de la trouver. C'était devenu un aiguillon qui me harcelait sans cesse. Je m'escrimais toujours et encore à trouver des raisons pour invalider l'un, puis l'autre, et encore l'autre, lieu théologique, composant l'énoncé du problème, mais les raisons échafaudées à hue et surtout à dia(ble), s'évanouissaient l'une après l'autre au feu impitoyable de la dogmatique catholique, à peine érigées debout, comme dérisoires mirages dans cruel désert, cela n'aboutissait qu'à me montrer toujours plus vrai de la Vérité de Dieu, toujours plus indestructible, le terrible et incroyable énoncé. Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse.  

        Une pseudo-solution intermédiaire sur laquelle, avide, je jetais les yeux, qui voulait couper le pape en deux, un pape juridique ou materialiter sur la terre, le formaliter du pape ou Autorité divine pontificale restant quant à lui au Ciel, bien au chaud avec Jésus-Christ, ne fit que me faire rire, à défaut de me faire pleurer (comme disait ma grand'mère maternelle : "Il vaut mieux rire que pleurer, la grimace est plus belle"). Cette espèce de méchant Meccano pseudo-doctrinal, intellectualiste jusqu'à la folie, s'avérait tout ce qu'il y a de plus pitoyable, ridicule, c'était juste une sorte de psychanalyse rationaliste du problème, proprement scandaleuse sous l'angle théologique, puisque, à l'instar de l'hérésiarque Nestorius, elle déchire la tunique sans couture du Christ dans la personne Une du pape.  

        Il y avait belle lurette, également, que j'avais tiré la chasse d'eau sur la thèse de "la survie de Paul VI", à laquelle j'avais cru innocemment et par défaut, dans les années 1980. Ce qui n'aurait été qu'un fait ecclésial qui semblait résoudre "la crise de l'Église" d'une manière très-simple, en professant que         Paul VI s'était converti dans les années 1972 des hérésies de Vatican II, mais que sa personne avait été dès lors circonvenue par des cardinaux franc-maçons au plus près du Siège de Pierre, puis mise à l'écart, d'abord remplacée temporairement par un sosie, puis définitivement écartée lorsqu'il fut décidé de le faire mourir officiellement, ce fait ecclésial disais-je, ne solutionnait de toutes façons rien du tout, et pour au moins deux raisons fondamentales, de droit et de fait.  

        1/ Quant à la raison de droit, théologique, cela ne servait à rien, en effet, de croire en un Paul VI "tout blanc", redevenu pur de l'hérésie vaticandeuse par conversion personnelle ultérieure, car une telle conversion personnelle ne pouvait en aucun cas "reblanchir" l'Église hérétiquement atteinte dans et par Vatican II. Et je me reproche quelque peu d'être resté paresseusement trop longtemps accroché à cette histoire douteuse basée sur un fait ecclésial qui ne résolvait de toutes façons en rien "la crise de l'Église" au niveau du droit ecclésial. Le droit théologique, le de jure de la Constitution divine de l'Église sur lequel, à partir des années 1990, mon esprit portait de plus en plus son attention, parce que Dieu en était l'Auteur et que la solution de "la crise de l'Église" est en Dieu et nulle part ailleurs, renversait en effet in radice ce dérisoire rêve d'enfant, ce pauvre château bâti en Espagne : à quoi, en effet, sur le plan théologique, pouvait-il bien servir à Dieu de faire réapparaître un Paul VI converti qu'Il aurait gardé mystérieusement en survie, puisqu'il s'agissait du pape promulgateur de... l'hérétique Liberté religieuse ? À rien, bien évidemment. La conversion a-posteriori, en tant que docteur privé, du pape signataire de la Liberté religieuse ne pouvait de toutes façons en rien réparer théologiquement la promulgation dudit décret hérétique fait par Paul VI en tant que docteur universel des catholiques, le 7 décembre 1965. Car dans cet acte officiel d'Église, ce n'est pas sa personne privée mais le docteur universel des catholiques, qui a agi formellement in Persona Ecclesiae. C'est donc l'Église Universelle qui assume et endosse le décret hérétique de la Liberté religieuse, dès lors qu'il a été dûment promulgué, comme ce fut bien sûr le cas. Or, un acte magistériel de cette nature, doté de soi de l'infaillibilité, une fois posé, ne peut plus être réformé, plus rien ne peut le modifier a-posteriori, et bien entendu, la conversion ultérieure du pape signataire n'a aucune espèce d'incidence sur lui, ne peut nullement l'annihiler rétroactivement. Ce qui signifie bien évidemment que le gros problème théologique qu'il pose, demeure intact... avec ou sans survie de Paul VI, dont l'éventuelle réapparition au monde est donc parfaitement inutile, sur le plan théologique. Et Dieu ne fait pas de miracle sans raison.  

        2/ La seconde raison qui montrait la fausseté intrinsèque et radicale de cette thèse simpliste, c'est que l'étude approfondie de l'Histoire ecclésiastique moderne montre que ce sont D'ABORD les papes eux-mêmes, et non pas des "infiltrés-comploteurs" immiscés "aux veines de l'Église" comme disait romantiquement le pape Pie X en parlant des modernistes, qui mettent l'Église "sous la puissance des ténèbres", et, peu ou prou, eux TOUS depuis le Concordat hérétique de Pie VII (... en ce compris Pie X, d'ailleurs !). Les ennemis ayant obscurci l'Église dans le terminus ultime que fut le concile Vatican II n'étaient donc pas à chercher extra muros, avec en finale un pape prisonnier d'eux, victime co-expiatrice parfaitement innocente, l'Histoire ecclésiastique la plus impartiale montre au contraire d'un terrible doigt justicier et révélateur, qu'ils étaient à chercher et hélas à trouver intra muros, c'étaient... les papes eux-mêmes qui, depuis Pie VII jusqu'à François, mettaient et mettent toujours et encore l'Église sous "la puissance des ténèbres", avant Vatican II, comme pendant, et bien sûr après ! Dès lors, à quoi servait-il donc bien de dédouaner l'un d'entr'iceux-là, Paul VI, de l'hérétique décret de la Liberté religieuse, puisque cedit hérétique décret avait été préparé de très-longue main hélas par la déviance pontificale commencée par le Concordat de Pie VII, poursuivie par le Ralliement de Léon XIII, sans parler du laïcisme étatique admis sans réserve, voire promue !, par les Pie XI et les Pie XII (cf. par exemple, les scandaleux sept démocrato-onusiens Noëls 1939-45 de ce dernier) ? Et que Paul VI n'avait rien fait d'autre, à Vatican II, que de finir les phrases concordataires qu'avaient hérétiquement commencées à prononcer tous ces papes modernes avec les États constitutionnellement athées issus de la Révolution, ces "filles de Babylone" (Louis Veuillot) !? À rien, bien évidemment. C'était ne rien comprendre au fond du problème de "la crise de l'Église" que de vouloir que la conversion personnelle de Paul VI puisse faire en sorte que l'Église n'ait pas à vivre sous l'économie de la Passion du Christ, être et vivre désormais sous "la puissance des ténèbres" sous laquelle tous ses prédécesseurs de Vicaire du Christ depuis la Révolution l'avait mise. Car il y a là une action de la Providence divine quant à l'Église Universelle qui dépasse bien évidemment la personne d'un pape...  

        Une fois bien pris conscience de ces deux points, dont un seul suffisait à dirimer radicalement la thèse de "la survie de Paul VI", cet ultime mirage dans le désert s'évanouit lamentablement, et je me retrouvais, une fois de plus, avec le terrible énoncé de "la crise de l'Église", obsédant, lancinant, et qu'instinctivement, à l'instar des onze Apôtres sur douze fuyant la Passion du Christ, à l'instar aussi de tous les tradis de nos jours, j'avais tout fait, Dieu m'est hélas témoin que je ne suis moi aussi qu'un pauvre pécheur, pour fuir : Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse...!  

        De longs mois passèrent...  

        ... Ce n'est qu'en lisant, un jour, saint Paul décrivant, dans sa langue lapidaire inégalable, la Passion du Christ, que, soudain, par un mouvement à la fois discret et puissant de la Grâce, un trait de Lumière divine jaillit fortement dans mon esprit, et je compris alors d'un seul coup et complètement ce que signifiait VRAIMENT l'énoncé théologique de "la crise de l'Église". Le Saint-Esprit daignait me donner enfin la grille de lecture de cet énoncé, pour le comprendre dans et par la Foi catholique. Je saisissais d'un seul coup deux choses : 1/ l'énoncé était bel et bien indestructible, réel comme Dieu, mes examens théologiques du problème ne m'avaient pas trompé, et, 2/ loin de signifier la faillite totale de l'Église et donc de Dieu, comme une première lecture trop rapide, superficielle, par l'extérieur des choses, à la pharisienne, tendait à le montrer, il signifiait bien au contraire que l'Épouse immaculée du Christ, l'Église, vivait, depuis Vatican II, sa propre et personnelle Passion, en co-Rédemptrice.  

        Il me reste à bien expliquer ce que je viens d'écrire. Auparavant, voici les phrases pauliniennes qui ont illuminé et touché mon âme en profondeur quant à "la crise de l'Église", à l'instar du "tolle, lege" qu'entendit saint Augustin pour sa propre conversion. Saint Paul révèle que lorsque le Christ eut sa Passion à vivre (et à mourir), Il fut "fait péché pour notre salut" (II Cor V, 21). Dans un autre passage, il compare la Passion du Christ à une "si grande contradiction" (He XII, 3-4). Ces deux simples passages, et dans un premier temps le seul passage de l'épître aux Corinthiens (l'autre aux Hébreux ne le complétant dans mon esprit que plus tard), me firent tout comprendre soudainement. Plus tard encore, j'y joignais la grande révélation du Christ Lui-même, concernant sa propre Passion : "Voici l'heure et la puissance des ténèbres" (Lc XXII, 53).  

        Ainsi donc, l'Église, de par Vatican II, est elle aussi "fait(e) péché pour notre salut" (II Cor. V, 21). N'oublions pas, pour commencer l'explication, que l'Église est une "Personne morale" (Can. 100, § 1). En tant que telle, comme toute personne, elle peut donc pécher, ou, pour employer la langue de saint Paul, être faite péché. Un péché qui sera évidemment sans coulpe aucune, que la théologie morale baptise "péché matériel", puisque cette dite personne, l'Église, est sainte de toute sainteté, parfaitement immaculée, comme étant l'Épouse du Christ. Or, justement, cette mise de l'Église dans l'état de péché matériel sans coulpe est nécessaire de toute nécessité divine, quand, dans les mystérieux Décrets divins, l'Église-Épouse, à la suite du Christ-Époux, doit, elle aussi, sauver le monde en co-Rédemptrice, c'est-à-dire être mise dans l'économie propre à la Passion du Christ, que saint Paul, vraiment inspiré quand il a écrit cela, a résumé d'un trait lapidaire et récapitulatif, en disant que cela consiste essentiellement à être "fait péché".  

        Et c'est bien cela que l'Église a à vivre (et à mourir, à terme), dans, par et depuis Vatican II, voilà la grande révélation de "la crise de l'Église" : Dieu veut que l'Église vive la Passion du Christ, et donc, par les causes secondes, humaines, Il la met complètement dans l'économie du péché matériel, sous "la puissance des ténèbres", très-notamment en aveuglant invinciblement l'esprit des "membres enseignants" de la génération ecclésiale prédestinée par Dieu à introduire l'Église dans sa propre et personnelle Passion, lesquels, una cum (= un avec) le pape, ont alors commis in Persona Ecclesiae un péché matériel d'hérésie par la promulgation de la Liberté religieuse, sans faute aucune de la part de l'Église, aux fins ultimes et supérieures de la faire vivre désormais dans l'économie propre à la Passion, d'être ainsi "faite péché". Car l'heure pour elle, cette heure dont le Christ a dit, quant à Lui, "Voici l'heure" (Lc XXII, 53) quand sa Passion a commencé au jardin de Gethsémani, est venue, et c'est l'heure co-rédemptrice du concile Vatican II, son jardin de Gethsémani à elle.  

        Ainsi donc, l'énoncé susdit doit être lu ainsi, et seulement ainsi : Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse. CEPENDANT, CETTE DITE HÉRÉSIE N'EST PAS PROFESSÉE FORMELLEMENT PAR LES PÈRES DE VATICAN II, MAIS SEULEMENT MATÉRIELLEMENT, CE QUE RÉVÈLE ABSOLUMENT LE TEXTE MAGISTÉRIEL. OR, CETTE MISE DE L'ÉGLISE DANS L'ÉTAT DE PÉCHÉ MATÉRIEL PAR CEDIT DÉCRET LA MET DANS L'ÉCONOMIE PROPRE DE LA PASSION, QU'ELLE VIT DONC DEPUIS VATICAN II. L'ÉGLISE EST AINSI "FAITE PÉCHÉ POUR NOTRE SALUT" (II Cor V, 21).  

        Nous avons en effet, dans le principe même de la Foi, la certitude que ce péché du monde que l'Église épouse à Vatican II, très-notamment via la Liberté religieuse, est, de sa part, absolument sans aucune espèce de coulpe ou faute séparant de la vie de la grâce et de Dieu, de deux manières :  

        1/ Par le texte même de saint Paul, qui précise fort bien... la seule chose qu'il était justement capital de préciser, à savoir que le Christ (= et donc l'Église de nos jours) "est fait(e) péché POUR NOTRE SALUT", lorsque le Christ ou l'Église ont leur Passion respective à vivre. Saint Paul, en effet, ne dit pas seulement que le Christ a été "fait péché", mais qu'Il a été fait péché "pour notre salut". Or, cette dernière précision interdit formellement de supposer que Jésus-Christ dans sa Passion ait pu être fait péché avec coulpe, même la plus petite soit-elle, car il est en effet impossible que ce qui est fait pour le salut puisse contenir quelque coulpe que ce soit. S'il y avait une quelconque coulpe dans la manière dont le Christ a été fait péché pour endurer sa Passion, alors, saint Paul aurait été obligé de dire que le Christ a été fait péché... pour notre damnation. Et non pour notre salut.  

        Or, évidemment, ce qui s'applique au Christ vivant sa Passion, s'applique tout de même à son Épouse l'Église, lorsqu'elle doit elle-même vivre sa Passion : si l'Église, dans Vatican II, par l'organe transparent de tous les "membres enseignants" d'une génération ecclésiale donnée una cum le pape, avait péché avec coulpe, c'est-à-dire, pour rentrer dans le concret, si Paul VI et les Pères conciliaires avaient signé avec coulpe le décret de la Liberté religieuse (ce qu'ils font in Personna Ecclesiae puisque ledit décret est une manifestation formelle du Magistère ordinaire & universel), alors, saint Paul n'aurait pas pu écrire du Christ (et donc de l'Église, lorsqu'elle-même rentre dans l'économie propre de la Passion, à l'instar du Christ), qu'elle est "fait(e) péché POUR NOTRE SALUT". S'il y avait eu la moindre coulpe dans l'acte ecclésial de promulgation du décret de l'hérésie formelle de la Liberté religieuse, alors, l'Église, certes, aurait été faite péché, horresco referens, pour notre damnation (ce qui bien sûr aurait signifié que l'énoncé théologique susdit signifiait que "les portes de l'enfer ont prévalu au concile Vatican II contre l'Église"). Saint Paul nous enseigne tout juste le contraire, salvifiquement le contraire : le Rédempteur, et la co-Rédemptrice 2 000 ans après Lui, sont certes faits péché, mais exclusivement pour notre salut. Ce qui signifie sans équivoque : sans aucune espèce de coulpe, si minime soit-elle. Cqfd.  

        2/ Ce que confirme, bien sûr, la nature de la Personne morale de l'Église qui promulgue cedit décret. Nous savons en effet par la Foi que l'Église est absolument sainte, pure de tout péché formel, c'est la deuxième Note qui la caractérise, que le Credo nous fait obligation formelle de croire sous peine d'anathème : Je crois que l'Église est Une, Sainte, Catholique & Apostolique. Par conséquent, sachant par la Foi d'une manière certaine que l'Église ne peut pécher ou être faite péché avec coulpe, nous avons donc la certitude que lorsque nous voyons les "membres enseignants" d'une génération ecclésiale donnée una cum le pape, certainement légitimes, promulguer ensemble, c'est-à-dire in Persona Ecclesiae (et non, évidemment, en tant que docteurs privés), un décret magistériel hérétique, ils n'ont pu le faire que... sans aucune coulpe, si minime soit-elle. Le péché d'hérésie commis à Vatican II dans la Liberté religieuse par l'Église Universelle représentée par les Pères conciliaires una cum le pape, n'a donc contenu aucune coulpe, aucune faute, il s'agit d'un simple péché purement et exclusivement matériel, la matière d'un péché, d'hérésie en l'occurrence. Exactement comme lorsque Jésus-Christ Notre-Seigneur a été "fait péché pour notre salut" sur la croix d'ignominie, il n'y avait aucune coulpe dans cette manière pour Lui d'être fait péché.  

        Mais bien entendu, si ce péché matériel commis in Persona Ecclesiae à Vatican II n'a aucune incidence sur la Note de sainteté de l'Église, il en a, et terriblement, pour revêtir au for externe l'Église de malédiction suprême, d'apparence de péché, ce qui la fait rentrer dans l'économie de la Passion. C'est d'ailleurs précisément ce qui explique que l'Église, maudite comme une lépreuse depuis Vatican II et de plus en plus léprosée plus le temps avance, désormais pieds et mains liés sous "la puissance des ténèbres", radicalement impuissante au for externe public contre toute forme de mal, n'aura plus aucune force contre "l'homme de péché", l'Antéchrist-personne, lorsque celui-ci paraîtra en ce très-bas monde, pour la punition des impies et la parfaite purification des justes, lequel Antéchrist-personne, pour sa condamnation, mettra à mort l'Épouse du Christ léprosée, dans son règne.  

        Considérons bien que puisque l'acte de la Liberté religieuse est doté de l'infaillibilité ecclésiale, alors, c'est le Saint-Esprit qui veut cet acte, par l'organe immaculé de l'Église. Mais que veut-Il donc dire à nos âmes fidèles, puisque cet acte est un péché matériel ? La réponse est toute simple. Le Saint-Esprit, par-là, nous dit, nous montre, qu'Il met Lui-même (c'est ce que signifie la note d'infaillibilité) l'Église du Christ dans l'économie de la Passion, puisque le péché matériel en est la caractéristique essentielle, et que cet acte le manifeste formellement. La note d'infaillibilité de l'acte de péché matériel commis par l'Église dans la Liberté religieuse, nous indique donc avec une certitude de Foi, de fide (= ce que signifie la note d'infaillibilité) que c'est Dieu Lui-même qui, par cet acte, fait emprunter à l'Église la voie de la Passion : voilà le sens de cette infaillibilité dont sont dotés ces actes de péché matériels commis par l'Église à Vatican II... Qu'est-ce, en effet, l'infaillibilité ? C'est la faculté pour celui qui en bénéficie de "ne pas se tromper". Pas moyen, donc, de douter le moins du monde que l'Église rentre dans la Passion dès lors qu'un acte de péché matériel doté de l'infaillibilité est posé dans et par l'Église...  

        On voudra bien sûr affiner la question par une preuve concrète de l'affirmation qui précède et qui expose le principe. Après la théorie, la pratique, qui, bien sûr, doit corroborer la théorie : s'il en est bien ainsi que je viens de l'écrire, alors, on doit constater, dans la promulgation du décret en soi hérétique formel de la Liberté religieuse, une absence totale, de la part des Pères conciliaires, de prise de conscience de la malignité de cette hérésie, de son caractère hérétique formel, autrement dit on doit constater l'inadvertance complète des Pères conciliaires, cette pure inadvertance qui, en théologie morale, fait le "péché matériel" (latin médiéval inadvertentia, du latin classique advertere, tourner son attention vers ; et donc, pour que la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE" que je professe soit confirmée, on doit constater, obligatoirement, que les Pères conciliaires ont eu leur attention absolument détournée du caractère hérétique formel de la Liberté religieuse en promulguant ce décret plus que peccamineux).  

        Cette démonstration n'est pas bien difficile à faire, l'inconscience totale et même carrément insensée, folle, des Pères de Vatican II et de Paul VI d'avoir à faire à une hérésie formelle quant à la Liberté religieuse, étant révélée quant et quant dans le texte magistériel lui-même de promulgation du Décret... hérétique. Ne les voit-on pas, en effet, ahuri, y professer à maintes reprises que la Liberté religieuse... est en parfaite harmonie avec la Foi et la Tradition ! Ils se trompent bougrement certes, le plus imbécilement du monde sans aucun doute, suscitant dans un premier temps la colère indignée de tout catholique véritable, mais donc, ce qui importe, c'est de noter qu'ils n'ont en tous cas nullement conscience d'attaquer la Foi, de souscrire sciemment à une hérésie, en professant la Liberté religieuse... puisqu'ils s'imaginent qu'elle est en harmonie avec elle !  

        Lisons attentivement ces passages, c'est dans Dignitatis Humanae Personae, au § introductif 1 : "Or, puisque la Liberté religieuse que revendique l'homme dans l'accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu concerne son immunité de toute contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral de l'homme et des associations à l'égard de la vraie religion et de l'unique Église du Christ". Sic (il n'est pas anodin de préciser que ce membre de phrase que j'ai mis en italique, empêchant que la Liberté religieuse soit promulguée de manière formelle, est dû au Caetus Internationalis Patrum et, en son sein, principalement à un certain Mgr Marcel Lefebvre...). Plus avant, toujours dans cette Introduction du décret... hérétique, les Pères avaient déjà dit : "Considérant avec diligence ces aspirations [de l'homme moderne à la Liberté religieuse], dans le but de déclarer à quel point elles sont conformes à la vérité et à la justice, etc." On trouve par ailleurs moult autres passages dans le corps du décret, allant dans le même sens, il déborderait le cadre de cette Préface de tous les citer.  

        Il est évident, ici, que les Pères de Vatican II n'ont pas la moindre conscience de la malignité ni de l'hétérodoxie formelles de la Liberté religieuse, puisque, certes en se trompant bougrement et fort péniblement, ils affirment dans le document magistériel qu'elle est... conforme à la Foi ! Le pape Benoît XVI n'a jamais rien fait d'autre, par sa fameuse et surtout fumeuse "herméneutique de continuité", que d'être l'écho de cette utopie désastreuse, qui du reste avait déjà été sienne à l'époque, en tant qu'acteur majeur de Vatican II. En tous cas, nous avons là la preuve que les Pères de Vatican II, en posant cette hérésie formelle, ne l'ont pas fait dans un acte formel puisqu'il y manque totalement l'advertance ou connaissance pleine et entière de la malignité de la faute commise, de l'hétérodoxie doctrinale de la Liberté religieuse.  

        Si par contre les Pères de Vatican II avaient posé dans le décret magistériel que jusque là l'Église s'était trompée en professant le dogme "Hors de l'Église, point de salut" directement antinomique de la Liberté religieuse, et qu'il fallait désormais croire que la vérité consistait en la Liberté religieuse anéantissant ce dogme, alors là, oui, certes, on n'aurait pu que déduire de cette affirmation qu'ils auraient non seulement eu conscience, advertance pleine et entière, que la Liberté religieuse était contraire à un dogme formellement défini dans l'Église, mais qu'en plus ils auraient voulu privilégier l'hérésie sur le dogme, aux fins damnables de l'anéantir ! Alors là, le péché d'hérésie aurait certes été formel, je serais le premier à le dire (encore que cette supposition n'est qu'un cas d'école complètement impossible, puisque les Pères una cum Paul VI, certainement légitimes, agissaient in Persona Ecclesiae dans le décret de la Liberté religieuse, et donc, ils ne pouvaient pas commettre, au nom de l'Église Universelle, un péché formel...) ! Mais on est très-loin de ce compte-là, dans le décret magistériel sur la Liberté religieuse que font les Pères à Vatican II, on est même aux antipodes : c'est dans l'ignorance invincible totale et complète du caractère hérétique formel de la Liberté religieuse, que les Pères, una cum Paul VI, la professent. Donc, en édictant magistériellement la Liberté religieuse in Persona Ecclesiae, les Pères enseignants de l'Église moderne restent dans le péché matériel sans coulpe.  

        Autre preuve que celui qui récapitule à lui seul tous les Pères de Vatican II, soit le pape Paul VI, n'était pas du tout hérétique formel, c'est son fameux Credo de 1968, fort bellement développé et actualisé pour notre temps dans la Foi la plus pure et intégrale (c'est Jacques Maritain qui en fut la cheville ouvrière). Le contexte de sa parution était très-difficile pour Paul VI, c'était se mettre à dos tous les progressistes, extrêmement forts à l'époque, agressifs et virulents, derrière le "catéchisme hollandais", et il fallait un grand courage, presqu'un courage de martyr de la Foi, pour redire en 1968 toute la Foi intégrale, pure, simple, au monde entier, ce que donc a fait Paul VI. Et cela prouve bien que quand il signe quelques années auparavant la Liberté religieuse, il ne signe pas cette hérésie de manière formelle, mais seulement matérielle, en toute innocence sur le fond doctrinal de la question, quoique se trompant formidablement. Cf. ce Credo de 1968 au lien suivant, et l'on pourra se rendre compte, dans le très-beau préambule de Paul VI, à quel point ce pape n'avait vraiment qu'une pensée, qu'une volonté, celle de garder la Foi de toujours et de la défendre contre les attaques des progressistes : http://www.nrt.be/docs/articles/1968/90-9/1623-Profession+de+foi+de+SS+Paul+VI+(30+juin+1968).pdf  

        Dans le cadre de cette Préface, je crois en avoir assez dit pour bien montrer le caractère simplement matériel du péché d'hérésie commis par les Pères actuels de l'Église, à Vatican II, in Persona Ecclesiae (d'autres développements se trouvent bien sûr dans le corps de mon texte).  

        Ainsi donc, voilà la signification profonde de l'énoncé théologique de "la crise de l'Église", ainsi cristallisé : Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse. La clef de la compréhension de "la crise de l'Église", qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n'ouvre, c'est que l'Église-Épouse du Christ vit désormais, de par Vatican II, dans l'économie propre à la Passion du Christ, "fait(e) péché [matériel, sans coulpe aucune] pour notre salut" (II Cor. V, 21).  

        Toute une génération ecclésiale donnée, le pape à sa tête, et bien entendu toutes les générations ecclésiales qui la suivront jusqu'à la mort de l'Église sous le règne de l'Antéchrist-personne, était soudainement "faite péché", un péché évidemment seulement matériel, et faite péché "pour notre salut" puisqu'elle représentait, en corps d'institution en tant que "membres enseignants", l'Église Universelle. Derrière les causes secondes, les actes humains, etc., c'était le Saint-Esprit qui mettait Lui-même l'Épouse de Jésus-Christ sous "la puissance des ténèbres", dans l'économie de la Passion. Afin que l'Écriture s'accomplisse pour l'Épouse du Christ comme pour l'Époux des âmes, Jésus-Christ, il y a 2 000 ans.  

        Et ce, sans faute aucune ni coulpe de sa part, ni connaissance et encore moins consentement du caractère hérétique formel de la Liberté religieuse (qu'il y ait eu certains prélats conciliaires qui signèrent le décret en ayant pleinement conscience de ce caractère hérétique formel de la Liberté religieuse, peut-être, c'est hélas bien possible, notamment du côté des fameux "évêques du Rhin", et malheur à eux de l'avoir fait, mais leur for privé ne représentait en aucune manière l'Église Universelle, qui donc reste pure de toute coulpe dans la promulgation de la Liberté religieuse).  

        Le 7 décembre 1965, date mémorable à jamais, le pape Paul VI a promulgué avec toute l'Église Enseignante, dans un cadre certain d'infaillibilité, un Décret magistériel contenant une formelle hérésie, à savoir Dignitatis Humanae Personae, sur la Liberté religieuse.  

        Le nœud de la question se situe donc dans la manière dont fut promulgué ce fameux et tristement célèbre décret hérétique, par les Pères conciliaires una cum Paul VI : l'a-t-il été dans la pleine connaissance du caractère hérétique formel de la doctrine de la Liberté religieuse ? Ou bien, les Pères conciliaires l'ont-ils promulgué tout au contraire dans l'innocence totale de ce caractère hérétique formel, leur esprit étant sous "la puissance des ténèbres" ? Ce n'est que dans le premier cas où les Pères auraient promulgué la Liberté religieuse avec pleine connaissance et plein consentement du caractère hérétique formel de la Liberté religieuse, que l'énoncé du problème serait une preuve que les portes de l'enfer auraient, à Vatican II donc, prévalu définitivement contre l'Église. Mais dans le second cas, si les Pères posent cet acte cependant hérétique formel en toute innocence qu'il s'agit d'une hérésie, c'est simplement une mise de l'Église dans l'économie propre de la Passion : l'Église en est certes crucifiée, mais reste sans faute. Et... toujours Église du Christ !  

        C'est en fait par orgueil humain et pharisaïsme, qu'on lit quasi instinctivement l'énoncé théologique de "la crise de l'Église", comme une contradiction, un péché, obligatoirement formels. Mais si nous étions plus humbles, ce qui s'adresse aussi à moi car j'ai été de longs mois à ne pas comprendre le vrai sens de l'énoncé théologique, nous comprendrions qu'il y a deux grilles de lecture possibles dudit énoncé, et pas qu'une seule. Il y a, théoriquement, deux manières, en effet, dont la "si grande contradiction" peut rentrer DANS l'Église, et pas qu'une seule. L'une, formelle ; l'autre simplement matérielle. La première est synonyme de reniement des principes de la Foi par les "membres enseignants", et cela signifierait bien sûr le triomphe complet de Satan sur l'Église, et donc sur le Christ, et donc sur Dieu, et donc sur toutes les âmes ; la seconde est absolument aux antipodes, elle est synonyme de crucifixion des principes de la Foi par les "membres enseignants", mais sans reniement par eux desdits principes, et cela signifie, en dernière analyse de la question, par la mystique de la Passion, le triomphe complet de Dieu sur Satan par la co-Rédemption de l'Église, une fois que celle-ci aura fini de souffrir sa Passion propre et personnelle et qu'elle en mourra de mâlemort dans et par le règne, maudit entre tous, de l'Antéchrist-personne (... avant certes de ressusciter elle aussi, la mort et la résurrection d'Énoch & Élie dans le règne de l'Antéchrist-personne en étant la parabole certaine). Exactement comme le Christ mort sur la croix, loin d'être vaincu, triomphe sur Satan par-là même de sa mort en croix, a désormais la victoire rédemptrice sur le monde entier. Et il va en être de même pour notre chère Église, la Dame de tout coeur catholique véritable, en train présentement de devenir co-Rédemptrice justement par la crucifixion opérée en elle principalement par et depuis Vatican II, et que manifeste l'énoncé théologique susdit du problème.  

        La théologie catholique est une très-bonne servante de Dieu et des âmes fidèles, non seulement elle pose les garde-fous qui évitent à l'âme fidèle de se fourvoyer, quant à "la crise de l'Église", dans les pièges de Satan (pièges sédévacantiste, lefébvriste, "rallié", guérardien, et tutti quanti...), mais, si on fait l'effort de la suivre jusqu'au bout de ce qu'elle révèle, elle va jusqu'à nous mener, de waypoint en waypoint, devant le Saint des saints de la compréhension de "la crise de l'Église" ; cependant qu'elle n'a pas le pouvoir de faire rentrer l'âme dans ce Saint des saints, elle la laisse là, à bonne destination terminus, juste devant la porte, ce qui est déjà beaucoup car il n'y a plus qu'à l'ouvrir. Mais elle n'a pas pouvoir de l'ouvrir. Il faut un autre serviteur de Dieu, plus éminent qu'elle, pour l'ouvrir, et ce serviteur, c'est la Mystique de la Passion du Christ, qui, seule, a pouvoir de faire rentrer l'âme catholique dans le Saint des saints de cette compréhension suprême et salvifique de "la crise de l'Église", la Théologie passant la main à la Mystique de la Passion du Christ...  

        Le mouvement traditionaliste dans son ensemble, toutes mouvances confondues, a fait du problème théologique à résoudre, assez bien perçu par eux dès l'après-Vatican II, une question de légitimité, ou bien non, de l'Église ayant signé ce décret vaticandeux hérétique, pour en rester à celui-là. C'était, comme on vient de le voir, un très-faux problème. Il ne s'agit pas du tout, en effet, de légitimité, ou bien non, de l'Église qui promulgue ce décret hérétique, il s'agit, par ce décret hérétique mais professé seulement matériellement, de la mise de l'Église dans l'économie propre de la Passion du Christ, laquelle consiste essentiellement à être "fait(e) péché"...  

        ... Mais certains pourraient objecter qu'il y a erreur d'approche de la problématique de "la crise de l'Église", dans la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", en ce qu'elle aborde le problème sous l'angle de l'impeccabilité et non sous celui de l'infaillibilité. En effet, croient-ils pouvoir dire, si l'Église est certes impeccable, c'est le charisme d'infaillibilité doctrinale dont l'a dotée le Christ qui regarde la question du décret hérétique de la Liberté religieuse. Or, le charisme d'infaillibilité, par définition, regarde exclusivement la question doctrinale (il s'agit pour l'Église, de ne point chûter, faillir, dans la question de la Foi), et nullement celle morale, d'un péché matériel ou non commis par l'Église, en promulguant un décret magistériel. Il y aurait donc, selon cette objection, amalgame indû, confusion, entre "infaillibilité" et "impeccabilité", dans la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE". Cependant, il est bien facile de montrer l'inanité complète de cette objection.

        Le décret sur la Liberté religieuse regarde-t-il en effet exclusivement l'infaillibilité de l'Église, non pas son impeccabilité ? Je vois là une manie, bien scolastique au demeurant, voire pharisienne, de cloisonner les concepts, de créer artificiellement des séparations, pire même des oppositions radicales, entre des notions qui en soi, cependant, ne sont pas du tout séparées moins encore opposées, ce qui, in casu, crée une dialectique exclusiviste entre infaillibilité et impeccabilité.  

        En vérité, il n'y a pas à inventer un clivage contre-nature entre infaillibilité et impeccabilité. Pas plus qu'il n'y a à cliver la Divinité dans la Personne du Christ, par rapport à sa Sainte-Humanité. L'objection qu'on soutient là contre la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", revient en effet à dire : "Puisque, dans la Personne de Jésus, on sait qu'il y a Dieu, on ne saurait donc pas dire qu'il y a en même temps un homme, attendu que ce sont deux notions qui n'ont rien à voir entre elles". Inutile, c'est fort évident, de souligner l'erreur intellectuelle de quelqu'un qui soutiendrait ce raisonnement, d'une manière totalement insensée ! Dans la Personne de Jésus, qui est intégralement une et parfaite, il y a deux natures qui, en soi, c'est parfaitement vrai, n'ont cependant rien à voir entre elles : Dieu et l'homme. Mais cela ne revient pas à dire, à la façon réprouvée de Nestorius, qu'elles ne peuvent pas coexister harmonieusement entre elles, ni surtout s'échanger leurs propriétés respectives par la communication des idiomes.  

        Or, c'est exactement la même chose pour le document magistériel sur la Liberté religieuse : il y a dedans une notion qui regarde la théologie dogmatique (= infaillibilité), et une autre notion qui regarde la théologie morale (= impeccabilité). Et les deux notions peuvent très-bien se trouver côte à côte l'une l'autre dans le même ensemble d'un décret ecclésial particulier, sans qu'il y ait la moindre contradiction ou confusion.  En voulant exclure l'une par l'autre, on ne fait que créer indûment une opposition dialectique irréelle, complètement artificielle, entre infaillibilité et impeccabilité. En vérité, il n'y en a aucune. Il est bien vrai que la notion d'infaillibilité consiste à empêcher l'Église de faillir en matière de Foi et de Mœurs, sans que n'y rentre aucune notion de péché, de matière peccamineuse. Tout simplement parce qu'en théologie dogmatique, il n'est pas question de péché. Ainsi donc, sous l'angle de vue purement théologique dogmatique, le décret de la Liberté religieuse s'analyse ainsi : 1/ l'Église, dotée du charisme d'infaillibilité, ne peut absolument pas faillir en matière de Foi et de Mœurs ; 2/ or, le décret de la Liberté religieuse montre qu'elle a failli en matière de Foi. 3/ Donc, la chute doctrinale de l'Église n'est que matérielle. Sous l'angle dogmatique, il n'y a certes aucune notion de péché qui rentre dans l'examen théologique à faire du décret sur la Liberté religieuse, comme il appert du syllogisme que je viens de poser pour l'illustrer. Cela revient-il à dire qu'il n'y a QUE cet angle-là de vue, à savoir de théologie dogmatique, par lequel on peut et doit faire l'examen théologique du décret de la Liberté religieuse ? Bien sûr que non.  

        En vérité, ce décret est autant à examiner par l'angle de vue de la théologie morale. Pour la raison très-simple que le Droit canon, je l'ai rappelé plus haut, enseigne que l'Église est une "personne morale". Et, en tant que personne, elle est donc susceptible de... pécher. J'écris bien, évidemment : en tant que PERSONNE ; c'est sous le seul rapport ontologique que je dis que l'Église peut pécher, pas sous celui de la nature de cette Personne morale qu'est l'Église, laquelle, étant l'Épouse du Christ et parfaitement immaculée, ne peut pécher réellement, c'est-à-dire avec coulpe, cela va de soi. Or donc, sous ce rapport de la théologie morale, le document sur la Liberté religieuse s'examine ainsi : 1/ la doctrine de la Liberté religieuse est une doctrine formellement hérétique ; 2/ la personne morale de l'Église qui, par l'organe transparent du pape & des évêques unis à lui, professe cette hérésie, commet donc un péché par cet acte, très-exactement un péché d'hérésie. 3/ Bien évidemment, il faut tout-de-suite apporter la précision que l'Église-Épouse du Christ étant parfaitement pure de toute coulpe devant Dieu, ne pouvant commettre aucun péché avec coulpe, n'est par contre pas du tout exemptée, en tant que personne morale, de pouvoir en commettre un... purement matériel, c'est-à-dire ne contenant aucune coulpe en soi.  Et c'est effectivement là le nœud de la question, et la solution théologique du problème. Sous l'angle de la théologie morale, qui, soit dit en passant, nous aide beaucoup mieux que la théologie dogmatique à comprendre les choses profondes de "la crise de l'Église" (et c'est pourquoi j'ai privilégié dans L'Impubliable cet angle de vue), l'Église commet un péché matériel, ou plus exactement dit, est mise par le Saint-Esprit en état de péché matériel, à l'instar du Christ sur la Croix, "fait(e) péché pour notre salut" (II Cor. V, 21).  

        Ainsi donc, pour conclure ma réponse à cette objection, une lecture monophysite (= hérésie qui ne veut voir qu'une seule nature dans le Christ) de la Liberté religieuse est totalement indûe : ce n'est pas seulement sous l'angle de la théologie dogmatique qu'il faut analyser le décret magistériel Dignitatis, mais encore, et plus encore dirais-je, sous celui de la théologie morale, à cause de l'éclairage prodigieux que nous apporte saint Paul en décrivant le Christ de la Passion sous cet angle-là.  

        L'Église en effet n'est pas seulement infaillible, elle est aussi impeccable. Il est possible que dans mon exposé j'ai des formules qui mélangent les deux notions ensemble. Mais c'est tout simplement parce que ces deux notions se trouvent ENSEMBLE dans l'examen à faire de la Liberté religieuse. Sur le fond, il n'y a aucun mélange indû de ces deux notions dans la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", il y en a seulement sur la forme. Et ce mélange quant à la forme n'est d'ailleurs même pas erroné. De la même manière que dire, à propos du Christ, "Dieu a souffert", "Dieu est mort", n'est pas absolument faux (= en effet : Jésus-Christ étant vrai Dieu & vrai homme, il n'est pas théologiquement faux de dire que, par la communication des idiomes entre Dieu et l'homme, "Dieu a souffert", "Dieu est mort", théandriquement dans la Sainte-Humanité du Christ, lorsqu'Il eut à vivre sa Passion ; c'est précisément la raison théologique pour laquelle on accuse les juifs de "déicide" quant à la mort du Christ), mais il est vrai que c'est à éviter parce que le raccourci verbal a une connotation fautive dans la forme, Dieu en tant que tel ne pouvant évidemment ni souffrir ni mourir. De la même façon, il est vrai que j'ai des formules qui tendent à dire que "l'Église infaillible a péché matériellement", etc., c'est sans doute quelque peu fautif sur la forme quand on fait de la théologie de "très-petit docteur" (Léon Bloy), mais nullement sur le fond. Parce que le document magistériel sur la Liberté religieuse supporte à la fois les deux notions ecclésiales : infaillibilité & impeccabilité. Amen, sur ce point.  

        C'est vrai que personne, jusqu'ici, et il s'en faut de beaucoup, n'a exprimé cette grande vérité contemporaine de "LA PASSION DE L'ÉGLISE", que le Bon Dieu, qu'Il en soit mille fois béni, me fait l'insigne grâce de dire ici, "l'honneur ignominieux" de révéler (car la Passion est de soi ignominieuse). Mais précisément, c'est un vrai devoir pour moi d'exprimer dans L'Impubliable ce que le Saint-Esprit m'a inspiré sur le sujet (j'ai choisi ce titre, car la Passion est tout ce qu'il y a de plus impubliable chez les hommes, ils la rejettent instinctivement...!). Voici donc cette publication très-humble, à la face de l'Église, fort microscopique certes vus mes excessivement faibles moyens et le fort peu d'aide, pour parler par euphémisme, que je trouve autour de moi pour le faire, voici enfin cet exposé complet et cohérent de la théologie de "la crise de l'Église" que j'ai vainement cherché en son temps dans nos prétendus mais surtout vains "chefs de file" tradis, sans parler des autres, plus vains encore. Sans me faire aucune illusion, par ailleurs, sur le succès de cette publicité (comme disait Léon Bloy : "Depuis longtemps, je me résigne à écrire pour Dieu seul, à chanter sa Gloire dans le désert" -Lettre à Florian, 13 déc. 1910-), car il y a en effet très-peu d'âmes qui acceptent d'aller au pied de la croix, jusque sur le calvaire, à l'exemple de la très-sainte Vierge, de saint Jean et des saintes femmes, qui ont eu ce grand courage comparable à un vrai martyr.  

        Cet exposé de "LA PASSION DE L'ÉGLISE" fera revenir en tous cas les âmes ferventes à la simplicité inébranlable de la Foi, et par-là même, les fortifiera pour tenir bon jusqu'à la Fin des fins. Comme disait Mgr Lefebvre lui-même, rappelant un mot du pape Jean XXIII : "Il faut donc revenir à la réalité et, comme disait le sage Jean XXIII : "Ne compliquons pas les choses simples, et si elles sont complexes, ramenons-les à la simplicité"" (J'accuse le Concile !, Mgr Lefebvre, p. 83). REVENIR À LA RÉALITÉ DANS LA SIMPLICITÉ est la ligne de conduite essentielle de L'Impubliable, ce qui mènera tout naturellement à la Vérité, c'est-à-dire au Christ, à Jésus.  

        L'important est que la VÉRITÉ règne TOUJOURS à la face de la terre, des âmes, du monde entier et de l'Église elle-même, même et surtout aux temps affreux de la Passion et de la Mort imminente de l'Épouse du Christ. Il est du reste grandement nécessaire de la faire régner, cette Vérité ecclésiale de notre temps, pour enfin sortir et se libérer de cet étouffant et mortifère "cercle d'erreurs et de disputes, qui tourne incessamment sur lui-même" dans lequel nous entretiennent, depuis presqu'un demi-siècle maintenant, avec une insouciance stupéfiante, sans complexe aucun, tous les "chefs de file" cathos et/ou tradis sans exception, aux bannières les plus opposées. Et justement, c'est peut-être la raison pour laquelle le Saint-Esprit m'a inspiré, moi, non seulement simple "catholique et français toujours" mais, qui mieux est, "damné de la terre" à la Léon Bloy. Pour les punir de leurs honteuses théories hétérodoxes, absolument scandaleuses eu égard à la Foi, mais professées du haut d'une prétendue "autorité", avec une désinvolture et une vacuité de jean-foutre souvent proportionnellement couplées à un entêtement, une superbe, un orgueil des plus extrêmes, et que certains clercs tradis osent camoufler derrière des "Vous n'êtes ni prêtre ni évêque, vous n'avez ni la grâce d'état ni la science pour traiter la question, alors suivez nous !"  

        Un dernier avertissement, avant de rentrer en matière : ce qui va suivre est certes surtout rédigé à l'intention du catholique fidèle, et suppose donc dans le lecteur une connaissance de base des dogmes fondamentaux de notre Foi, ainsi que des grandes lignes de ce qu'il a été convenu d'appeler "la crise de l'Église". Pour autant, il s'en faut que cet essai soit réservé aux "initiés", je m'en voudrais à mort ! Tout le monde, je dis bien : tout le monde, n'est-il pas concerné par l'épreuve apocalyptique que traverse l'Épouse immaculée du Christ ? Réponse : oui, car tout le monde ne peut être sauvé que par cette unique Épouse du Rédempteur, qui souffre actuellement toutes les peines de l'enfer sur une croix d'ignominie absolue, mais qui toujours sauve, et pas seulement les catholiques déclarés. Mon souci principal, jusqu'au scrupule, a donc été de rédiger cet essai à l'usage de... tout le monde, y compris les âmes de bonne volonté les plus simples, même les incroyants, et, pourquoi pas, les prostituées et les clochards de l'âme et/ou du corps, du moment qu'ils sont intéressés au sujet dans un recoin béni et visité par le Saint-Esprit de leur respectable âme. Tout le monde donc, va pouvoir comprendre ce que j'écris parce que je me suis arrangé pour cela, quand bien même la question est ardue.

        À ce sujet, j'aime beaucoup me rappeler l'exemple du Bx Raymond Lulle, ce prodigieux théologien du Moyen-Âge qui, après avoir donné un cours magistral aux écoliers de Paris dans les termes scolastiques les plus difficiles à entendre, réexposait en mots simples et brefs, après le cours, le même sujet aux mendiants qui se trouvaient à la porte de l'Université (avant, sans doute, de leur donner piécette), et... répondait à leurs questions. Ah ! Que voilà donc un vrai théologien ! Mais quand certains prêtres déboutent la demande d'explication de simples fidèles concernant "la crise de l'Église", sous prétexte qu'ils "ne peuvent pas comprendre" (sic), ou pire "qu'il n'y a pas besoin de comprendre "la crise de l'Église" pour faire son salut, que c'est même DANGEREUX pour la spiritualité" (re-sic !), il y a là un vrai scandale : c'est d'ailleurs le signe certain qu'ils ne sont ni dans la Vérité, ni surtout dans l'Amour-Charité, qui inclut la vertu d'Intelligence de la Foi. On ne pourra pas me reprocher ce scandale-là, parce que tout le monde, à condition d'aimer l'Église qui est si aimable, la Dame immaculée de tout cœur chrétien voire simplement honnête, va pouvoir saisir ce que je vais dire dans L'Impubliable, quand bien même, par la force des choses, mon étude sera pour le fond assez savante (mais ô combien, au fil de ma recherche, j'ai pu vérifier l'adage, et le lecteur en fera de même, que si "Peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène"…!).  

        Pour finir de finir cette longue et très-substantielle Préface (qui, pratiquement, résume toute ma thèse, la thèse de "LA PASSION DE L'ÉGLISE"), je tiens à dire que non seulement je reste ouvert aux remarques, compléments d'informations, questionnements, critiques douces ou amères (comme les oranges, les deux sont excellentes pour la santé…!), qui pourraient m'être faits sur ce présent travail, mais je les demande instamment comme étant ma meilleure récompense : malgré mon attention extrême, je ne suis qu'un pauvre humain et j'ai peut-être laissé encore quelques interstices ouverts aux courants d'air de Satan... On pourra m'adresser tout courrier à : "M. Vincent Morlier, B. P. 47033, 35370 - Argentré-du Plessis", ou bien m'envoyer un courriel à : "Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.". Mon ambition est d'arriver à un travail théologique exhaustif qui ne laisse pas la moindre place à l'imprécision ni au flou, encore moins à l'erreur, parce que la Gloire de Dieu l'exige "dans l'Absolu" (Léon Bloy), et aussi parce que l'ennemi de la Rédemption s'en sert toujours pour apporter un fruit de trouble et de mort dans les âmes, en cette très-éprouvante Fin des Temps.  

        Veritas liberabit vos !

Argentré-du-Plessis, ce 2 Novembre 1998

(Jour des morts dans le Seigneur) ;

revue & augmentée, ce 3 Avril 2015,

pour la 7ème édition de L'Impubliable

(Vendredi-Saint).

V.M.

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04 juin 2015, 11:05
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